EAU-USA : signature du contrat d’achat de F-35 et de drones pour $23 milliards

Le Lockheed Martin F-35 Lightning est un avion de combat américain polyvalent à un seul siège et monomoteur (Photo, Wikipédia).
Le Lockheed Martin F-35 Lightning est un avion de combat américain polyvalent à un seul siège et monomoteur (Photo, Wikipédia).
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Publié le Samedi 23 janvier 2021

EAU-USA : signature du contrat d’achat de F-35 et de drones pour $23 milliards

  • L’ensemble de la transaction comprend 50 chasseurs F-35A, 18 drones MQ-9B et plusieurs types de munitions
  • Abou Dhabi affirme sa «détermination à la désescalade et à un nouveau dialogue régional»

DUBAÏ: Les Émirats arabes unis ont conclu la signature d'un accord de 23 milliards de dollars avec les États-Unis en matière d’achat de matériel de défense et l'acquisition d’une cinquantaine d’avions de combat interarmées F-35.

Dans une déclaration sur son site Web, l'ambassade des Émirats arabes unis à Washington a affirmé que  «la finalisation des lettres d'accord avec le gouvernement américain a eu lieu comme annoncé précédemment».

L'ambassade a ajouté que les accords avaient été conclues mardi et ont confirmé les conditions d'achat des EAU, y compris les coûts, les spécifications techniques et les dates de livraison prévues.

Les contrats comprennent «jusqu'à 50 avions de chasse F-35A évalués à 10,4 milliards de dollars, 18 drones MQ-9B évalués à 2,97 milliards de dollars et plusieurs types de munitions évalués à 10 milliards de dollars», a indiqué le communiqué.

Le même communiqué a ajouté que la dernière transaction de défense, signée lors du dernier jour au pouvoir du président américain sortant Donald Trump, «confirme le partenariat entre les Émirats arabes unis et les États-Unis afin d’améliorer l'interopérabilité militaire d’une manière à contrer les menaces régionales en perpétuelle évolution».

L'ambassade a souligné que l'accord était également «cohérent avec la stratégie bipartite de défense nationale américaine qui consiste à permettre aux partenaires d'assumer davantage de responsabilités pour leur propre sécurité collective au Moyen-Orient», tout en rappelant le rejet par le Sénat américain d’une tentative de blocage des ventes en décembre de l'année dernière.

Après le vote, le 9 décembre dernier, l'ambassadeur des Émirats arabes unis à Washington, Yousef Al-Otaiba, avait publié une déclaration dans laquelle il avait révélé que «les Émirats arabes unis apprécient profondément la considération de tous les sénateurs lors des votes d'aujourd'hui », en assurant que  « le soutien continu des États-Unis permet aux EAU d'assumer davantage la responsabilité de sa sécurité individuelle ainsi que de la sécurité collective et celle des partenaires ».

Al-Otaiba avait ajouté que son pays était attaché à la désescalade régionale ainsi qu’au dialogue et attendait avec intérêt toute occasion d'approfondir la relation de 49 ans avec les États-Unis «dans des domaines urgents tels que la santé mondiale, le climat et la prolifération des armes nucléaires ainsi que les conflits régionaux».

Le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyan, a souligné jeudi que les Émirats arabes unis étaient impatients de travailler avec le nouveau président américain Joe Biden «afin de surmonter les défis mondiaux communs» comme ils étaient «prêts à renforcer tous les efforts de manière à soutenir la paix dans notre région».


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.