BOBIGNY: L'un des deux frères interpellés après l'agression vendredi soir d'un élu municipal de Stains (Seine-Saint-Denis) a été mis en examen lundi, a appris l'AFP mardi du parquet de Bobigny.
Il a été incarcéré en attendant le débat sur son éventuel placement en détention provisoire la semaine prochaine.
Lundi, une information judiciaire a été ouverte pour violences volontaires sur une personne chargée d'une mission de service public, a indiqué le parquet de Bobigny. Les circonstances aggravantes de la préméditation, de la réunion ont aussi été retenues.
Il a également été mis en examen pour destruction d'un bien par un moyen dangereux. Son frère a été libéré sans poursuites.
Nés en 1996 et 2001, ils avaient été interpellés samedi dans le cadre de l'enquête menée par la sûreté territoriale.
La veille, vers 21H00, Faouzy Guellil, conseiller municipal de Dugny et directeur général des services de la ville voisine de Stains, dans le nord de la Seine-Saint-Denis, a été agressé devant son domicile. Son véhicule a également été incendié.
D'après la municipalité de Stains, les faits ont eu lieu devant son épouse et ses enfants. Le maire communiste Azzédine Taïbi a condamné cette "lâche et violente agression".
Un rassemblement de soutien à l'élu aura lieu devant la mairie ce mardi à 12H00.
En mars dernier, le Parlement a adopté une loi visant à mieux protéger les représentants locaux contre les violences, faisant suite à plusieurs épisodes marquants comme l'incendie volontaire du domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique) et l'attaque à la voiture-bélier du domicile de celui de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne).
L'une des mesures-phares du texte est l'alignement des sanctions sur celles prévues pour des violences à l'encontre de dépositaires de l'autorité publique, comme les policiers.