Harris reconnait être l'« outsider  » et appelle ses partisans à la mobilisation

 La vice-présidente américaine Kamala Harris a reconnu samedi être "l'outsider" face à Donald Trump. (AFP)
La vice-présidente américaine Kamala Harris a reconnu samedi être "l'outsider" face à Donald Trump. (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 28 juillet 2024

Harris reconnait être l'« outsider  » et appelle ses partisans à la mobilisation

  • Celle qui est devenu en janvier 2021 la première femme, la première Afro-Américaine et la première personne d'origine asiatique à accéder à la vice-présidence a endossé en quelques jours son nouveau rôle de candidate
  • Samedi, Kamala Harris a de nouveau tancé son rival républicain Donald Trump qui ne veut pas entendre parler de débat avec elle dans l'immédiat

WASHINGTON: La vice-présidente américaine Kamala Harris a reconnu samedi être "l'outsider" face à Donald Trump mais a affirmé que sa campagne présidentielle fraîchement lancée l'emporterait sur les "mensonges éhontés" de son rival.

Cette dernière, qui a reçu depuis une semaine le soutien des grands noms du camp républicain pour remplacer Joe Biden dans la course à la Maison Blanche, participait à une collecte de fonds à Pittsfield, dans le Massachusetts.

"Nous sommes les outsiders dans cette course, c'est vrai. Mais il s'agit d'une campagne populaire", a lancé l'ex-sénatrice de 59 ans après être entrée sous les applaudissements nourris de l'assemblée où se trouvaient la légende du folk-rock James Taylor et la violoncelliste Yo-Yo Ma.

Celle qui est devenu en janvier 2021 la première femme, la première Afro-Américaine et la première personne d'origine asiatique à accéder à la vice-présidence a endossé en quelques jours son nouveau rôle de candidate pour le scrutin du 5 novembre. Elle est parvenue à donner un nouvel élan à la campagne démocrate, une semaine après l'annonce du retrait du président Joe Biden, plombé par des questions sur son âge et ses capacités physiques et mentales.

Samedi, Kamala Harris a de nouveau tancé son rival républicain Donald Trump qui ne veut pas entendre parler de débat avec elle dans l'immédiat.

"J'espère qu'il reviendra sur sa décision car nous avons beaucoup de choses à nous dire", a-t-elle déclaré.

« Superpuissance mondiale du coincoin »

Dans le même temps, Donald Trump, qui a assuré samedi qu'il allait reprendre les meetings de campagne en plein air avec une protection renforcée, s'exprimait lors d'une conférence sur le bitcoin dans le Tennessee.

Férocement anti-bitcoin pendant sa présidence, l'ex-président a fait un virage à 180 degrés sur ce sujet. Ce revirement, et la nomination du pro-crypto J.D. Vance comme colistier, lui vaut les faveurs du secteur, qui rêve d'un changement de régulation.

Pour le candidat de 78 ans, ce secteur est l'équivalent de la "sidérurgie d'il y a 100 ans". "Je pense que vous n'en êtes qu'à vos débuts", a-t-il lancé.

"J'ai un plan pour que les Etats-Unis soient la capitale cryptographique de la planète et la superpuissance mondiale du bitcoin", a-t-il ajouté.

Les professionnels espèrent notamment que le milliardaire, s'il est élu, nommera des personnalités ouvertes aux cryptomonnaies à la SEC, le gendarme américain des marchés financiers.

Dans la soirée, Donald Trump doit tenir avec son colistier un meeting de campagne dans une salle de hockey de 6.000 places dans l'Etat du Minnesota, dans le Midwest.

Pas encore un meeting en plein air mais il a promis d'y revenir prochainement, deux semaines après avoir été blessé lors d'une tentative d'assassinat.

"Personne ne devrait empêcher ou entraver la liberté d'expression ou de rassemblement", a déclaré l'ancien président sur son réseau Truth Social, ajoutant que le Secret Service avait accepté "d'intensifier considérablement leurs opérations".

Cette déclaration intervient après que le service d'élite chargé de la protection de hautes personnalités américaines a suggéré à l'équipe de campagne du républicain d'éviter d'organiser des grands événements en extérieur et de privilégier les grandes salles fermées.

Le 13 juillet, le candidat républicain avait été blessé à l'oreille par des tirs lors d'un meeting en Pennsylvanie. Un spectateur avait été tué et deux autres grièvement blessés.

L'assaillant Thomas Matthew Crooks, 20 ans, a été abattu. Armé d'un fusil semi-automatique, il avait tiré plusieurs coups de feu depuis le toit d'un bâtiment situé à quelque 150 mètres de M. Trump.

Les enquêteurs s'efforcent toujours en revanche d'établir le mobile de l'attaque, qui a bouleversé la campagne et a suscité de vives critiques à l'égard des services secrets.


Israël : Netanyahu en visite en Hongrie le 2 avril malgré le mandat d'arrêt de la CPI

Un manifestant brandit le drapeau israélien lors d'une manifestation anti-gouvernementale appelant à une action pour obtenir la libération des otages israéliens détenus depuis les attaques du 7 octobre par des militants palestiniens dans la bande de Gaza, devant le ministère israélien de la Défense dans la ville côtière de Tel Aviv, le 29 mars 2025. (Photo par Jack GUEZ / AFP)
Un manifestant brandit le drapeau israélien lors d'une manifestation anti-gouvernementale appelant à une action pour obtenir la libération des otages israéliens détenus depuis les attaques du 7 octobre par des militants palestiniens dans la bande de Gaza, devant le ministère israélien de la Défense dans la ville côtière de Tel Aviv, le 29 mars 2025. (Photo par Jack GUEZ / AFP)
Short Url
  • Au cours de sa visite, M. Netanyahu devrait s'entretenir avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban et d'autres hauts responsables hongrois.
  • Au cours de sa visite, M. Netanyahu devrait s'entretenir avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban et d'autres hauts responsables hongrois.

JERUSALEM : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit se rendre en Hongrie le 2 avril, a annoncé dimanche son bureau, malgré un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des soupçons de crimes de guerre et contre l'humanité à Gaza.

Au cours de sa visite, M. Netanyahu devrait s'entretenir avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban et d'autres hauts responsables hongrois, avant de retourner en Israël le 6 avril.

M. Orban a adressé une invitation à M. Netanyahu malgré le mandat d'arrêt de la CPI, émis l'année dernière. Il avait fermement condamné la décision de la Cour, la qualifiant de « honteuse ».

La CPI a émis des mandats d'arrêt contre M. Netanyahu et l'ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés dans le cadre de la guerre d'Israël contre le Hamas à Gaza, déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

La Hongrie a signé le Statut de Rome, le traité international qui a créé la CPI, en 1999 et l'a ratifié deux ans plus tard, pendant le premier mandat de M. Orban.

Cependant, Budapest n'a jamais promulgué la convention associée au Statut de Rome, pour des raisons de conformité avec sa Constitution. Elle affirme donc qu'elle n'est pas tenue de se conformer aux décisions de la CPI.


Diversité: l'administration Trump met la pression sur des entreprises françaises

Le président américain Donald Trump s'exprime lors de la cérémonie de prestation de serment d'Alina Habba en tant que procureur général du New Jersey, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 28 mars 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors de la cérémonie de prestation de serment d'Alina Habba en tant que procureur général du New Jersey, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, le 28 mars 2025. (AFP)
Short Url
  • Plusieurs entreprises françaises ont reçu un courrier de l'ambassade des Etats-Unis les interrogeant sur l'existence de programmes internes de lutte contre les discriminations, ce qui pourrait les empêcher de travailler avec le gouvernement américain
  • Le contractant doit également confirmer qu'il est "en conformité avec toutes les lois fédérales anti-discrimination applicables, ce qui est important pour les décisions de paiement du gouvernement"

PARIS: Plusieurs entreprises françaises ont reçu un courrier de l'ambassade des Etats-Unis les interrogeant sur l'existence de programmes internes de lutte contre les discriminations, ce qui pourrait les empêcher de travailler avec le gouvernement américain, rapportent vendredi plusieurs médias français.

Interrogé par l'AFP, l'entourage du ministre français de l'Economie, Eric Lombard, a jugé que "cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain. Ce ne sont pas les nôtres. Le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain", selon la réaction transmise.

"Le contractant ou l'offrant potentiel certifie qu'il (...) ne met pas en œuvre de programmes de promotion de la diversité, de l'équité, et de l'inclusion qui enfreignent les lois fédérales anti-discrimination applicables" aux Etats-Unis, demande un questionnaire attaché au courrier adressé à plusieurs entreprises, que l'AFP a pu consulter.

Le contractant doit également confirmer qu'il est "en conformité avec toutes les lois fédérales anti-discrimination applicables, ce qui est important pour les décisions de paiement du gouvernement", et mentionner le numéro d'appel d'offre ou contrat qui le concerne, peut-on lire dans le questionnaire.

Dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif déclarant "illégaux" les programmes et politiques de "DEI" (Diversité, équité, inclusion), promouvant l'égalité des chances, au sein de l'Etat fédéral.

"Nous vous informons que le décret 14173, concernant la fin de la discrimination illégale et rétablissant les opportunités professionnelles basées sur le mérite, signé par le Président Trump, s'applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain, quel que soit leur nationalité et le pays dans lequel ils opèrent", peut-on lire dans le courrier publié par Le Figaro.

Depuis son retour à la Maison Blanche, le président Trump s'est engagé dans une vaste réforme du gouvernement fédéral, traquant les dépenses publiques jugées de gaspillage ou contraires à sa politique, comme les programmes faisant la promotion de la diversité ou de l'inclusion.


Washington somme l'armée libanaise de désarmer le Hezbollah

Une photo prise dans la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre un avion de guerre israélien survolant le sud du Liban, le 28 mars 2025. L'envoyé des Nations unies pour le Liban a appelé toutes les parties à la retenue le 28 mars, après qu'Israël a mené des frappes aériennes dans le sud du Liban à la suite de nouveaux tirs de roquettes en direction d'Israël. (AFP)
Une photo prise dans la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre un avion de guerre israélien survolant le sud du Liban, le 28 mars 2025. L'envoyé des Nations unies pour le Liban a appelé toutes les parties à la retenue le 28 mars, après qu'Israël a mené des frappes aériennes dans le sud du Liban à la suite de nouveaux tirs de roquettes en direction d'Israël. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis ont indiqué vendredi qu'il était de la "responsabilité" du Liban et de l'armée libanaise de désarmer le Hezbollah, disant soutenir Israël après les bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth
  • L'armée israélienne, qui a aussi bombardé le sud du Liban, avait appelé à évacuer une partie des habitants de la banlieue sud, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont indiqué vendredi qu'il était de la "responsabilité" du Liban et de l'armée libanaise de désarmer le Hezbollah, disant soutenir Israël après les bombardements dans la banlieue sud de Beyrouth.

"Dans le cadre de l'accord de cessation des hostilités, le gouvernement libanais est responsable du désarmement du Hezbollah, et nous attendons des forces armées libanaises qu'elles désarment ces terroristes afin d'empêcher la poursuite des hostilités", a déclaré à la presse la porte-parole du département d'Etat, Tammy Bruce.

Israël a bombardé vendredi la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes qui ont visé son territoire.

L'armée israélienne, qui a aussi bombardé le sud du Liban, avait appelé à évacuer une partie des habitants de la banlieue sud, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte qui l'ont opposée au mouvement libanais, avant un fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.

"Si des attaques ont eu lieu, c'est parce que des terroristes ont lancé des roquettes sur Israël depuis le Liban. Il s'agit d'une violation de la cessation des hostilités", a poursuivi Mme Bruce, en soulignant qu'Israël devait "réagir, comme le feraient les Etats-Unis ou tout autre pays dans ce genre de situation".