Chypre, Roumanie et France en tête de la surpopulation carcérale en Europe

Une photo prise le 14 janvier 2014 montre la prison centrale de Nicosie, à Chypre, où une unité de police d'élite a été envoyée à la suite d'une émeute de détenus, du viol collectif d'un prisonnier et d'une vague de suicides, ont indiqué les autorités. (AFP)
Une photo prise le 14 janvier 2014 montre la prison centrale de Nicosie, à Chypre, où une unité de police d'élite a été envoyée à la suite d'une émeute de détenus, du viol collectif d'un prisonnier et d'une vague de suicides, ont indiqué les autorités. (AFP)
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Publié le Jeudi 06 juin 2024

Chypre, Roumanie et France en tête de la surpopulation carcérale en Europe

  • La crise sanitaire a amené divers gouvernements à faciliter les conditions de sortie des détenus pour limiter la propagation du virus dans les prisons
  • Au 31 janvier 2023, plus de 1,03 million de personnes étaient détenues dans les 45 Etats membres

STRASBOURG: Chypre (166%), Roumanie (120%) et France (119%) présentent les taux de surpopulation carcérale les plus importants en Europe, et leurs chiffres se sont aggravés depuis la fin de la crise du Covid-19, selon les statistiques annuelles du Conseil de l'Europe publiées jeudi.

Selon l'institution, douze pays européens présentaient en janvier 2023 une densité carcérale supérieure ou égale à 100% : derrière les trois premiers nommés viennent la Belgique (115%), la Hongrie (112%), l'Italie (109%), la Slovénie (107%), la Grèce (103%), la Suède (102%), la Macédoine du Nord (101%), la Croatie (101%) et la Turquie (100%).

Des pays comme l'Espagne (62%), le Luxembourg (71%) ou l'Allemagne (78%) font figure de bons élèves. Les meilleurs chiffres sont enregistrés parmi les plus petits pays membres du Conseil de l'Europe que sont Monaco (27%), le Liechtenstein (30%) et Andorre (41%).

Et la densité carcérale continue d'augmenter sur le continent : elle est passée de 91,7% à 93,5% en moyenne entre janvier 2022 et janvier 2023 dans les 45 pays membres de l'institution sur lesquels porte l'étude (seule la Bosnie-Herzégovine n'a pas communiqué ses données).

En janvier 2020, juste avant la crise liée à la pandémie de Covid-19, la Turquie (127%), l'Italie (120%), la Belgique (117%) Chypre (116%) et la France (116%) présentaient les plus fortes densités carcérales d'Europe.

La crise sanitaire a amené divers gouvernements à faciliter les conditions de sortie des détenus pour limiter la propagation du virus dans les prisons.

Au 31 janvier 2023, plus de 1,03 million de personnes étaient détenues dans les 45 Etats membres. C'est en Turquie que le taux de population carcérale est le plus élevé, avec 408 détenus pour 100.000 habitants, suivie de la Géorgie (256) et de l'Azerbaïdjan (244). La Hongrie (211), la Pologne (194) et la Slovaquie (183) sont les trois premiers pays membres de l'UE de ce classement.

En moyenne, les femmes représentent 5,2% de la population carcérale en Europe, avec des variations allant de 11,5% en Andorre, à 7,2% au Portugal, 3,2% en France, et 0% à Monaco.

Le Conseil de l'Europe est une institution internationale siégeant à Strasbourg qui réunit les 46 Etats signataires de la Convention européenne des droits de l'Homme.

Son organe judiciaire, la Cour européenne des droits de l'Homme, sanctionne, en dernier recours après les juridictions nationales, les violations de ce texte.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com