L'intelligence artificielle indispensable pour mener à bien la Vision 2030 du Royaume, selon un dirigeant de PwC

Marwan Khamis, associé chez PwC Moyen-Orient, accorde un entretien à Arab News.
Marwan Khamis, associé chez PwC Moyen-Orient, accorde un entretien à Arab News.
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Publié le Lundi 03 juin 2024

L'intelligence artificielle indispensable pour mener à bien la Vision 2030 du Royaume, selon un dirigeant de PwC

  • L’intelligence artificielle générative est très prometteuse en matière d’automatisation des tâches courantes
  • Cette automatisation permet aux organisations de se concentrer davantage sur les initiatives de croissance stratégique et de renforcer les relations avec les clients

RIYAD: Dans un paysage numérique en évolution rapide, la nécessité de mettre en place des stratégies de transformation constitue un pilier pour les entreprises en Arabie saoudite, selon un haut dirigeant de PwC Moyen-Orient.

À la suite de la programmation du dernier rapport du cabinet, intitulé «Accélération numérique: réussir la transformation en Arabie saoudite», Marwan Khamis, associé chez PwC Moyen-Orient, fait part, à Arab News, du rôle central des technologies numériques émergentes pour atteindre une croissance durable et mener à bien les objectifs stratégiques des organisations au sein du Royaume.

M. Khamis soutient que les organisations mènent des initiatives de transformation à mi-parcours du projet Vision 2030, en mettant l’accent sur l’exploitation des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle (IA) générative, appelée «GenAI», pour améliorer la prise de décision, l’efficacité, l’utilisation des ressources et leur conformité.

S’exprimant en marge du Forum mondial sur la gestion de projets à Riyad, il déclare: «L’IA entre en jeu. Selon une enquête récente que nous avons réalisée, 73% des PDG du Moyen-Orient interrogés estiment devoir adopter l’IA au cours des trois prochaines années afin de garantir des résultats pour leurs bénéficiaires.»

L’IA générative est très prometteuse en matière d’automatisation des tâches courantes et de rationalisation des processus de gestion de projet, ajoute le rapport.

Cette automatisation permet aux organisations de se concentrer davantage sur les initiatives de croissance stratégique et de renforcer les relations avec les clients.

En intégrant des données en temps réel et des programmes de formation avancés, GenAI permet aux entreprises d’analyser de vastes ensembles de données, d’identifier les efficacités opérationnelles et de redéfinir les meilleures pratiques du secteur.

Selon le rapport, la disponibilité des ressources et la prise de décision rapide constituent les principaux défis pour les cadres supérieurs, cités par 90% des personnes interrogées. Cela peut être complété par l’utilisation des technologies émergentes.

Viennent ensuite la résistance au changement, à 80%, et la disponibilité des données, citée par 7% des personnes interrogées.

Par conséquent, surmonter ces obstacles nécessite une approche stratégique, qui tienne compte des progrès technologiques tout en prenant en considération des facteurs culturels et économiques qui influencent le rythme et l’ampleur de la transformation.

Marwan Khamis souligne l’importance cruciale de la gestion de projet dans le processus de transformation. Il affirme: «À mesure que les organisations avancent dans leur processus de transformation, la gestion de projet devient de plus en plus importante en tant que moteur décisif pour qu’elles s’engagent dans cette transformation.»

Le dirigeant a également abordé la volonté des PDG du Moyen-Orient d’aller encore plus loin. Il déclare: «Selon le récent rapport des PDG, publié par PwC, 48% de tous les PDG du Moyen-Orient estiment que leurs entreprises doivent entreprendre ce processus de transformation au cours des prochaines années.»

Pour que ces transitions recherchées se concrétisent, M. Kamis a présenté les stratégies les plus efficaces, basées sur les études de PwC.

«Les bureaux de gestion de la transformation et les bureaux de gestion de projets les plus efficaces se concentrent généralement sur deux choses: la première consiste à favoriser une culture de travail positive dans laquelle tous les chefs de projet et experts collaborent efficacement et la seconde est l’adoption de solutions numériques dans le cadre du processus de transformation», soutient-il.

Marwan Khamis ajoute que, pour ce qui est du marché saoudien, en particulier à l’approche de l’initiative Vision 2030, une exécution de qualité est plus que primordiale pour parvenir à une transformation réussie dans les secteurs public et privé.

Le succès du National Events Centre saoudien, connu sous le nom de «NEC», témoigne du pouvoir transformateur des technologies numériques.

Tirant parti du Transform Hub de PwC Moyen-Orient, le NEC est devenu un leader dans l’organisation d’événements et d’expériences de classe mondiale en Arabie saoudite et dans la région.

Cette situation met en évidence le potentiel de l’innovation numérique pour favoriser l’efficacité opérationnelle, l’innovation et le succès à long terme dans l’environnement des affaires dynamique du Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com