Guerre à Gaza: Un coup fatal porté à la santé des réfugiés palestiniens, selon l’Unrwa

Des garçons palestiniens se tiennent près d’une structure endommagée sur le site d’une frappe israélienne, la veille, dans un camp de personnes déplacées à Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 28 mai. (AFP)
Des garçons palestiniens se tiennent près d’une structure endommagée sur le site d’une frappe israélienne, la veille, dans un camp de personnes déplacées à Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 28 mai. (AFP)
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Publié le Mercredi 29 mai 2024

Guerre à Gaza: Un coup fatal porté à la santé des réfugiés palestiniens, selon l’Unrwa

  • La destruction des infrastructures et des transports a affecté la prestation des soins de santé
  • Le surpeuplement et l’accès limité à l’eau potable ont accru le risque de maladies infectieuses

LONDRES: Les réfugiés palestiniens à Gaza sont victimes d’une crise sanitaire sans précédent, en raison de la guerre menée par Israël dans la région, selon le rapport annuel sur la santé, publié mardi par l’Office de secours et de travail des nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa). 

Un «coup fatal» a été porté à la santé et au bien-être des réfugiés palestiniens, indique le rapport, avec des taux plus élevés de blessures, de traumatismes et de troubles de santé mentale. 

La destruction des infrastructures et des transports a affecté la prestation des soins de santé, tandis que le surpeuplement et l’accès limité à l’eau potable ont accru le risque de maladies infectieuses. 

L’hépatite et différents types de diarrhée sont de plus en plus courants. Par ailleurs, un enfant de moins de deux ans sur trois dans le nord de la bande de Gaza souffre de malnutrition aiguë. 

L’accès aux soins de santé a connu un déclin important au quatrième trimestre de 2023. En effet, quatorze centres de santé sur vingt-deux ont été contraints de fermer et des pannes de courant ont paralysé les systèmes de télésanté. 

L’Unrwa a mis en place cent cinquante-cinq abris d’urgence, déployé cent huit unités médicales mobiles, coordonné l’expédition de médicaments essentiels et assuré la surveillance des épidémies. 

Le Dr Akihiro Seita, directeur de la santé de l’Unrwa, soutient: «La crise sanitaire qui touche les réfugiés palestiniens ne peut être atténuée qu’au moyen d’interventions et de soutien médicaux immédiats et durables.» 

«L’Unrwa demeure déterminé à répondre à ces besoins urgents et à améliorer la santé et le bien-être des réfugiés palestiniens», précise-t-il. 

«Notre personnel est resté sur la ligne de front à Gaza. En mai 2024, l’Unrwa avait perdu plus de cent quatre-vingt-onze membres de son personnel, dont onze professionnels de santé. Nous sommes de tout cœur avec les familles des victimes.» 

«Ce rapport témoigne de notre gratitude à l’égard de notre personnel de santé si dévoué, qui continue de fournir des services de qualité malgré les pertes subies et les déplacements à plusieurs reprises.» 

L'augmentation des restrictions de circulation et la montée de la violence ont également donné naissance à de nouveaux défis en Cisjordanie. L’Unrwa s’est adapté en trouvant des solutions temporaires pour garantir l’accès des patients et la livraison ininterrompue des fournitures médicales. 

Plus de deux millions de patients dépendent des services de santé de l’Unrwa en Jordanie, au Liban, en Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est), à Gaza et en Syrie. 

Malgré des difficultés opérationnelles, notamment le sous-financement, l’Unrwa a réussi à fournir près de sept millions de consultations de soins de santé primaires en 2023, maintenant des niveaux élevés de vaccination, en particulier à Gaza, ce qui a joué un rôle essentiel pour empêcher la propagation de maladies évitables par la vaccination. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.