Les dirigeants arabes à Bahreïn pour un sommet dominé par la guerre à Gaza

Cette photo de l'agence de presse officielle de Bahreïn (BNA) montre le prince héritier et premier ministre de Bahreïn, Salman bin Hamad al-Khalifa (à droite), recevant le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi à Manama, le 15 mai 2024, avant le 33e sommet de la Ligue arabe. (AFP).
Cette photo de l'agence de presse officielle de Bahreïn (BNA) montre le prince héritier et premier ministre de Bahreïn, Salman bin Hamad al-Khalifa (à droite), recevant le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi à Manama, le 15 mai 2024, avant le 33e sommet de la Ligue arabe. (AFP).
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Publié le Jeudi 16 mai 2024

Les dirigeants arabes à Bahreïn pour un sommet dominé par la guerre à Gaza

  • Les chefs d'Etat et de gouvernements de la région s'étaient déjà réunis en novembre à Ryad, en Arabie saoudite, lors d'un sommet d'urgence organisé conjointement avec l'Organisation de la coopération islamique
  • Ils avaient alors condamné l'offensive d'Israël, tout en s'abstenant d'énoncer des mesures économiques et politiques punitives à son encontre

MANAMA: Les dirigeants arabes se retrouvent jeudi à Manama, à Bahreïn, pour un sommet dominé par la guerre meurtrière entre Israël et le Hamas palestinien, qui ravage la bande de Gaza depuis plus de sept mois.

Certains d'entre eux sont arrivés dès mercredi soir dans la capitale du royaume du Golfe, où flottent les drapeaux des 22 pays membres de la Ligue arabe.

Les chefs d'Etat et de gouvernements de la région s'étaient déjà réunis en novembre à Ryad, en Arabie saoudite, lors d'un sommet d'urgence organisé conjointement avec l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Ils avaient alors condamné l'offensive d'Israël, tout en s'abstenant d'énoncer des mesures économiques et politiques punitives à son encontre, malgré la colère populaire dans un monde arabe et musulman acquis à la cause palestinienne.

Le sommet de Bahreïn pourrait être différent, dans un contexte plus favorable à l'idée d'une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien, prônée par les pays arabes, estime le professeur et analyste koweïtien Zafer Al-Ajmi.

L'opinion publique occidentale est devenue "plus encline à soutenir les Palestiniens et à lever l'injustice qui leur a été infligée au cours des 70 dernières années". Et Israël n'est pas parvenu à réaliser ses objectifs de guerre et s'enlise dans le conflit, affirme-t-il.

Depuis le sommet arabe de novembre, le bilan des morts dans le territoire palestinien assiégé et pilonné par l'armée israélienne depuis plus de sept mois est passé d'environ 11.000 à plus de plus de 35.000 morts.

Changement de « ton »

La guerre a débuté le 7 octobre après une attaque sans précédent du Hamas contre Israël, qui a fait plus de 1.170 morts, majoritairement des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Plus de 250 personnes ont été enlevées ce jour-là et 128 restent captives à Gaza, dont 36 seraient mortes, selon l'armée.

En riposte, Israël a promis d'anéantir le mouvement islamiste palestinien et dit vouloir aujourd’hui détruire ses derniers bataillons en menant une offensive d'envergure à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Une grande partie de la communauté internationale est opposée à une telle offensive dans une ville où s'entassent des centaines de milliers de déplacés.

Face à l'ampleur de la catastrophe humanitaire à Gaza, et l'enlisement des négociations en vue d'une trêve, "le ton (des pays) arabe a changé", affirme Zafer Al-Ajmi, estimant que la déclaration finale du sommet pourrait cette fois inclure des mesures "contraignantes".

Le message serait d'autant plus fort qu'il émanerait de Bahreïn, l'un des deux pays du Golfe, avec les Emirats arabes unis, à avoir normalisé ses relations avec Israël en 2022, ajoute-t-il.

Outre la question palestinienne, les dirigeants arabes devraient se pencher sur les autres conflits dans la région, au Soudan, en Libye, au Yémen et en Syrie, dont le président Bachar al-Assad sera présent, après avoir été longtemps boycotté par le royaume.

Les attaques des rebelles Houthis du Yémen contre les navires en mer Rouge et dans le Golfe d'Aden devraient également figurer au menu des discussions, indique le journaliste et analyste bahraini, Mahmeed al-Mahmeed.

Le pays hôte est membre de la coalition maritime mise en place par les Etats- Unis pour contrer les attaques que ces rebelles pro-iraniens disent mener en solidarité avec les Palestiniens de  la bande de Gaza.

"Ces voies maritimes vitales ne sont pas seulement importantes pour les pays de la région, mais aussi pour l’économie mondiale", souligne-t-il.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.