Le PDG d'Al-Ittihad jette des bases solides pour un avenir brillant au club de Djeddah

Domingos Soares de Oliveira, PDG de l'Ittihad Club Company. (Photo fournie)
Domingos Soares de Oliveira, PDG de l'Ittihad Club Company. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 04 avril 2024

Le PDG d'Al-Ittihad jette des bases solides pour un avenir brillant au club de Djeddah

  • À la fin du mois de septembre 2023, Domingos Soares de Oliveira a été annoncé comme le nouveau PDG de l'Ittihad Club Company
  • «Ce club possède un héritage fantastique. Nous sommes les champions en titre, nous avons remporté deux Ligues des champions»

RIYAD: À la fin du mois de septembre 2023, Domingos Soares de Oliveira a été annoncé comme le nouveau PDG de l'Ittihad Club Company. En février, il a été nommé au sein du nouveau comité sportif du club aux côtés du directeur sportif, Ramon Planes, et de l'entraîneur, Marcelo Gallardo.

Ces mesures visent à doter le champion saoudien en titre de la Pro League de la meilleure structure et de la meilleure gouvernance possible dans la perspective d'un avenir radieux.

M. De Oliveira a parlé à Arab News de ses six premiers mois à ce poste et il a donné son avis sur divers sujets, notamment sur le niveau de la Saudi Pro League (SPL), sur le recrutement d'Al-Ittihad et sur le statut de Karim Benzema au sein du club.

Voici quelques extraits de l'entretien.

La prise en charge du poste de PDG de l'Ittihad Club Company

Au moment où j'ai quitté Benfica, j'ai eu plusieurs opportunités pour exercer de nouvelles fonctions sur différents continents. Mais, lorsque la proposition d'Ittihad est arrivée, j'ai été vraiment surpris. En effet, j'avais eu beaucoup d'informations passionnantes sur la transformation à laquelle le Royaume était confronté et sur tous les clubs professionnels.

Ce club possède un héritage fantastique. Nous sommes les champions en titre, nous avons remporté deux Ligues des champions. Nous avons été le premier club du Royaume, je pense, et je suis sûr que nous sommes le club qui a la meilleure base de supporters. Je ne sais pas si c'est la plus grande, mais, en termes d'engagement et de passion, les fans sont fantastiques. Nous avons 18 ou 19 sports différents, donc la responsabilité d'être le PDG de l'Ittihad est énorme. Mais, en même temps, c'est un grand défi parce que le Royaume et l'Ittihad sont confrontés à une nouvelle réalité.

Je pense que nous entrons dans une nouvelle ère. Nous sommes actuellement dans un processus de transformation et nous sommes passés d'un club qui présentait un profil différent en termes d'actionnaires à un club beaucoup plus structuré. Nous avons mis en place un nouveau management, une nouvelle gouvernance, un nouvel effectif dans le sens où nous avons été capables, avec les meilleurs programmes, d'attirer des joueurs différents, et de bien meilleurs joueurs.

Pour être honnête, je pense que c'était la meilleure opportunité qu'un professionnel comme moi, en tant que directeur général d'un club européen, puisse avoir.

Le rôle du football saoudien dans la culture du Royaume

C'est assez impressionnant, car je pense que l'histoire du Royaume et celle de notre club se confondent. En fait, le club a été créé en 1927 et le Royaume en 1932.

On voit que les Saoudiens sont très fiers de leur histoire, comme les supporters de l'Ittihad. Je pense que vous avez une grande, une très grande histoire, et, vraiment, je suis surpris chaque jour par ce pays et par les opportunités qu'il offre. C'est une question d'unité, de communauté, avec toutes les valeurs que vous avez dans votre pays. Il en va de même pour l'Ittihad.

Les ambitions du football saoudien

La Saudi Pro League a des ambitions et nous les partageons en tant que club. Mais je crois aussi que nous pouvons facilement faire partie des cinq meilleures ligues du monde. Et je pense que nous pouvons avoir l'ambition d'être bien plus que cela, parce que nous avons mis en place une stratégie qui est totalement alignée sur la Vision 2030.

Nous avons également un nouveau défi à relever: en 2034, le pays organisera la Coupe du monde. Nous devons donc entraîner nos joueurs afin qu'ils soient prêts pour 2034. C’est dans ce sens que la SPL opère une véritable transformation. Par exemple, la saison prochaine, il y aura seulement 25 joueurs dans l’équipe, dont 15 Saoudiens. Les clubs devront donc investir beaucoup plus dans les joueurs saoudiens.

Je pense que nous faisons partie de ce processus. Cet hiver, nous avons ainsi engagé cinq jeunes joueurs saoudiens et nous sommes très satisfaits de la façon dont ils se comportent ici. En réalité, comme vous le savez, nous avons l'équipe olympique et nous devrons prendre cinq joueurs de notre équipe pour Paris 2024. Nous en sommes fiers, même si cela représente un défi difficile pour notre entraîneur.

L'impact de la technologie sur le football

La technologie aura un impact important dans deux domaines.

Tout d'abord, en ce qui concerne la numérisation de l'entreprise, tous les services, commerciaux, financiers… Tous adoptent le numérique.

En ce qui concerne le recrutement, il sera extrêmement utile de recueillir autant d'informations que possible sur les joueurs, d'avoir accès aux informations recueillies lors des séances d'entraînement, ou encore en direct pendant les matchs. La SPL nous envoie déjà beaucoup de données, mais nous voulons aller bien plus loin et disposer de plus de technologie dans tous les domaines au sein du club.

La recherche de talents saoudiens par Al-Ittihad dans l’ensemble du Royaume

La détection est un élément essentiel de notre activité. Sans les bonnes matières premières, on ne peut pas construire un bon produit. C'est évident dans n'importe quel secteur, mais particulièrement ici. Ce dont nous avons besoin, et c'est ce que nous sommes en train de mettre en place, c'est, tout d'abord, un département de prospection qui se concentre sur le Royaume.

Nous allons donc développer une sorte de réseau de recruteurs à travers le Royaume afin d'identifier les meilleurs talents. En fait, ce n'est pas la première fois que nous agissons ainsi. Les joueurs que nous avons repérés en hiver, nous avons su les attirer. Tout le monde a reconnu que nous avions fait du bon travail à ce moment-là.

Mais ce n'est pas tout. Je pense que nous devons faire de la prospection dès le plus jeune âge, et pas seulement à Djeddah. Nous devons être capables d'identifier des joueurs qui ont aujourd'hui entre 8 et 12 ans et de les attirer dans le club.

Il nous faut prendre soin d'eux et de leurs familles. Mais nous devons avoir une stratégie globale et un modèle complet pour ces enfants et définir un programme avec leurs familles afin de développer non seulement les joueurs, mais aussi les jeunes hommes.

Équilibrer le recrutement local et international

Nous voulons des joueurs comme ceux que nous avons aujourd'hui: de véritables modèles capables de jouer et de travailler main dans la main avec les joueurs saoudiens.

Nous disposons d'un réseau de recruteurs internationaux. En réalité, le département football que nous avons aujourd'hui fait du repérage partout dans le monde. Il est à la fois international et saoudien.

Au niveau international, nous recherchons des joueurs bien établis; et, au niveau national, de jeunes joueurs dont nous pourrons être fiers dans deux ou trois ans, et, surtout, en 2034.

Le rôle d'Ittihad pour aider l'Arabie saoudite à devenir un centre sportif international

L'Arabie saoudite a probablement le meilleur programme que j'aie vu jusqu'à présent pour devenir une plaque tournante du sport. Très souvent, les investissements dans d'autres pays sont basés sur les investissements des clubs, et les clubs se maintiennent dans une position très individuelle.

Ici, le ministère des Sports a une stratégie et il soutient les clubs en termes de développement des différents sports. Dans notre cas, nous avons 19 sports différents. Certains sont très individuels, avec de fortes performances. Si vous regardez le badminton, le tir à l'arc, le tennis de table, le tennis… Nous disposons d’un groupe fantastique de jeunes joueurs qui obtiennent de très bons résultats.

Participer à la Said Super Cup à Abu Dhabi

Pour nous, il est capital de participer aux compétitions les plus importantes. Nous voulons participer aux compétitions internationales, à la Super Coupe, à la Coupe du Roi, à la SPL. Nous sommes un club qui aime être défié, qui accepte les défis, qui adore se battre, parce que nous avons cet esprit, un esprit combatif.

C'est pourquoi la Super Coupe, même si elle se déroule à Abu Dhabi, même s'il sera un peu plus difficile pour nos supporters d'être présents, même si certains de nos joueurs joueront avec l'équipe olympique – ce dont nous en sommes fiers –, nous l’appréhendons avec une grande confiance. Nous pensons que nous pouvons obtenir un très bon résultat et notre ambition, comme celle de notre président et de notre entraîneur, est de réussir.

Le nouveau comité sportif d'Al-Ittihad

Le comité sportif a été créé par le conseil d'administration. Il s'agit donc d'une décision du conseil d'administration et le comité sportif est composé de trois personnes : moi-même, le directeur sportif, Ramon Planes, mais aussi l'entraîneur, Marcelo Gallardo. La commission sportive est principalement chargée des décisions relatives au marché. Il s'agit des joueurs que nous voulons recruter, de l'analyse de l'effectif, des postes que nous devons renforcer, des joueurs qui en sont peut-être au stade où nous préférerions qu'ils soient vendus. Car, bien sûr, les clubs ont aussi besoin de ces revenus qui proviennent des échanges de joueurs.

Il s'agit donc de décisions sportives, et non, bien sûr, de décisions de l'entraîneur. Nous ne décidons pas qui va jouer ou non, mais nous réfléchissons en termes de marché et de joueurs. Je pense que c'était une décision très courageuse de la part du conseil d'administration. En effet, très souvent, les membres du conseil aiment être impliqués dans ce genre d'opérations, mais ils comprennent qu'il est essentiel que ces choix soient faits par des professionnels qui ont l'habitude de prendre ces décisions.

Les cinq joueurs que nous avons recrutés lors de la fenêtre de transfert hivernale sont le résultat des décisions de ce comité sportif et du soutien que nous avons reçu de la part du conseil d'administration.

Les normes professionnelles de la Saudi Pro League

La Saudi Pro League est une compétition très intéressante. Il y a de très bons joueurs et nous avons une très bonne organisation au sein de la SPL, avec des experts que j'ai rencontrés pour la première fois ici et qui en savent beaucoup sur l'industrie du football. Je faisais moi-même partie de la ligue portugaise et je travaillais sur un sujet très spécifique, les droits de télévision.

Ce que j'ai trouvé ici est extrêmement professionnel. Pour que le produit soit attractif, il faut que la concurrence soit forte et que tous les clubs se battent pour obtenir les mêmes résultats. Bien sûr, certains clubs sont plus importants que d'autres. En ce sens, je pense que le travail qui a commencé il y a peut-être un an ou un an et demi pour attirer des joueurs très importants doit se poursuivre.

Nous devons attirer plus de joueurs et les faire évoluer dans les différents clubs pour que les matchs soient plus attrayants. Nous ne voulons pas qu'il soit facile de gagner contre une petite équipe. Le concept devrait être le même que celui de la Premier League, par exemple, où une petite équipe peut battre un grand club parce que les revenus des droits de télévision sont répartis de manière très démocratique.

Les joueurs saoudiens qui vous ont le plus impressionné

Mes joueurs, pour être très honnête. Ce sont des joueurs que j'aime. Je ne veux pas mettre l'accent sur un joueur en particulier, car ce serait injuste pour le reste des joueurs.

Nous disposons d’un groupe de joueurs saoudiens dont certains sont très âgés et d'autres très jeunes. Ils méritent tous mon respect; je pense que ce sont de très bons professionnels.

Développer la marque Al-Ittihad dans le monde

Al-Ittihad est déjà un club très connu en dehors de l'Arabie saoudite, parce qu'il fait partie de la marque historique du Royaume, mais aussi parce que nous avons réussi à attirer de jeunes joueurs comme Benzema, Kanté, Fabinho, Luiz Felipe, Jota. Ils contribuent à concentrer l’attention sur le club.

J’estime que nous devons aller de l'avant. C'est la raison pour laquelle, par exemple, cette présaison sera différente de celle que nous avons connue la saison dernière. Nous serons en Europe. Une partie du travail que nous ferons pendant la présaison se déroulera entre l'Espagne et le Portugal. Nous jouerons des matchs européens non seulement au Portugal et en Espagne, mais aussi, probablement, en Europe centrale.

Voilà ce que nous voulons faire. Nous voulons avant tout préparer nos joueurs à de nouveaux défis. Nous voulons qu'ils jouent contre des équipes très importantes en Europe, mais nous voulons aussi que la communauté internationale prenne conscience de la qualité de notre club. Je pense que c'est le bon moment pour présenter certains des joueurs saoudiens que nous avons aujourd'hui, car ils sont vraiment bons.

Je ne pense pas qu'ils soient très connus sur le marché, mais ils le deviendront si nous les faisons jouer dans les meilleurs stades, contre les meilleures équipes.

L'impact de la signature de Karim Benzema

Commençons par l'extérieur du terrain. C'est évident, Karim est un joueur qui est un joueur international. Il y a très peu de joueurs «globaux». Je parlerais plutôt de marque internationale, mais c'est un joueur international: tout le monde connaît Karim Benzema. L'impact de ses supporters sur notre club a été impressionnant.

Je pense que le fait de voir Karim avec le maillot jaune et noir est une manière fantastique de montrer notre club au monde entier.

Mais, surtout, Karim est le lauréat du Ballon d'or. Il a joué dans l'un des meilleurs championnats du monde. Il a fait partie de la sélection française. La qualité de Karim ne fait donc aucun doute. Comme vous le savez, il a été blessé pendant une certaine période, pendant ces deux derniers mois. Maintenant, lors des dernières séances d'entraînement que nous avons eues cette semaine, on a pu constater que Karim était en très bonne forme et je pense qu'il sera un élément déterminant pour le reste de la saison.

Je suis satisfait de voir qu'il est souriant et investi. Je serai heureux quand je le verrai sur le terrain.

Les frustrations des supporters cette saison

Le rôle que nous jouons dans le club ne peut pas se limiter à ce très court terme. Je comprends la frustration des supporters, qui est aussi la mienne. Nous aurions aimé obtenir de meilleurs résultats cette saison. Mais, d'après mon expérience, il faut avant tout préparer l'avenir.

Il est important, notamment, d'avoir une académie. Nous avons déjà le nouveau terrain et nous commencerons à construire l'académie d’ici à très peu de temps. Il s’agit également de disposer d'une très bonne équipe de gestion. Nous avons déjà une équipe professionnelle en place.

Il s'agit en outre de prendre des décisions intelligentes dans la constitution de l'équipe, entre les joueurs internationaux et les joueurs saoudiens. Nous prenons ces décisions.

Une fois que ces fondations seront en place, le succès, le succès sportif, sera évident. Nous devons aller plus vite que nos concurrents, et c'est ce que nous ferons. Voici donc le message que je transmets à nos fans, que je respecte totalement: je vous comprends, mais, s'il vous plaît, sachez que nous faisons du bon travail en ce moment, qui consiste à préparer l'avenir.

Cet avenir sera brillant.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.