Le Royaume-Uni convoque l’ambassadeur d’Israël après la mort de trois travailleurs humanitaires britanniques dans une frappe aérienne à Gaza

Des enfants palestiniens attendent de recevoir de la nourriture préparée par une organisation caritative dans un contexte de pénurie alimentaire, alors que le conflit entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas se poursuit, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (Photo, Reuters)
Des enfants palestiniens attendent de recevoir de la nourriture préparée par une organisation caritative dans un contexte de pénurie alimentaire, alors que le conflit entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas se poursuit, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 03 avril 2024

Le Royaume-Uni convoque l’ambassadeur d’Israël après la mort de trois travailleurs humanitaires britanniques dans une frappe aérienne à Gaza

  • La frappe aérienne israélienne qui aurait touché l’organisation World Central Kitchen pourrait constituer un revers majeur pour les efforts d’acheminement de l’aide par voie maritime vers Gaza
  • Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé qu’elle «procédait à un examen approfondi au plus haut niveau afin de comprendre les circonstances de cet incident tragique»

LONDRES: Le Royaume-Uni a déclaré aujourd’hui qu’il avait convoqué l’ambassadrice d’Israël à Londres pour entendre sa «condamnation sans équivoque» de la mort de trois ressortissants britanniques et de quatre autres personnes qui étaient membres d’une organisation caritative de distribution de nourriture après une attaque de missile sur la bande de Gaza.

La frappe aérienne israélienne qui aurait touché l’organisation World Central Kitchen pourrait constituer un revers majeur pour les efforts d’acheminement de l’aide par voie maritime vers Gaza, où l’offensive d’Israël contre le Hamas a poussé des centaines de milliers de Palestiniens au bord de la famine.

L’ONG, fondée par le célèbre chef José Andrés, a annoncé qu’elle suspendait immédiatement ses activités dans la région.

«J’ai demandé une enquête rapide et transparente, partagée avec la communauté internationale, et une responsabilité totale», a déclaré le ministre britannique du Développement et de l’Afrique, Andrew Mitchell, après sa rencontre avec Tzipi Hotovely.

«J’ai exposé la condamnation sans équivoque par le gouvernement de l’effroyable assassinat de sept travailleurs humanitaires de World Central Kitchen, dont trois ressortissants britanniques.»

«J’ai réitéré la nécessité pour Israël de mettre en place un mécanisme de désescalade efficace, immédiatement et de toute urgence, afin d’améliorer l’acheminement de l’aide humanitaire. Nous avons besoin d’une trêve humanitaire immédiate, pour faire entrer l’aide et sortir les otages, puis progresser vers un cessez-le-feu durable», poursuit-il.

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a appelé Israël à donner des réponses sur cet «incident tragique», ajoutant qu’il devait «prendre des mesures immédiates pour protéger les travailleurs humanitaires et faciliter les opérations humanitaires vitales dans la bande de Gaza».

De son côté, le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, David Cameron, a indiqué qu’il s’était entretenu mardi avec Israël Katz pour lui faire comprendre que ces décès étaient «tout à fait inacceptables». M. Cameron avait auparavant qualifié l’incident de «profondément affligeant».

«Israël doit de toute urgence expliquer comment cela s’est produit et procéder à des changements majeurs pour garantir la sécurité des travailleurs humanitaires sur le terrain. Ces personnes travaillaient pour apporter une aide vitale à ceux qui en ont désespérément besoin. Il est essentiel que les travailleurs humanitaires soient protégés et en mesure d’effectuer leur travail», a-t-il publié sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé qu’elle «procédait à un examen approfondi au plus haut niveau afin de comprendre les circonstances de cet incident tragique».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.