Le choc au Royaume-Uni après l'annonce du cancer de la princesse Kate

Catherine, la princesse de Galles, a annoncé vendredi dans une vidéo qu'elle était atteinte d'un cancer et qu'elle suivait une chimiothérapie. (Capture d'écran)
Catherine, la princesse de Galles, a annoncé vendredi dans une vidéo qu'elle était atteinte d'un cancer et qu'elle suivait une chimiothérapie. (Capture d'écran)
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Publié le Samedi 23 mars 2024

Le choc au Royaume-Uni après l'annonce du cancer de la princesse Kate

  • Les déclarations de la princesse de Galles font la Une, samedi, de la presse britannique, qui adore Kate, et voit en elle un membre modèle de la monarchie
  • «Votre force et votre résilience nous inspirent tous», a écrit le président français Emmanuel Macron sur le réseau social X

LONDRES :Après des semaines de rumeurs et de spéculations, le Royaume-Uni est samedi sous le choc de l'annonce du cancer de la princesse Kate, de nombreuses personnes saluant le courage de la très populaire épouse de l'héritier du trône.

La famille royale britannique se trouve dans une situation inédite où deux de ses membres les plus importants, le roi et celle qui doit être la future reine, doivent se battre contre un cancer.

Les déclarations de la princesse de Galles font la Une, samedi, de la presse britannique, qui adore Kate, et voit en elle un membre modèle de la monarchie. Le mot «choc» accompagné de sa photographie recouvre plusieurs journaux.

«Kate, vous n'êtes pas seule», écrit le tabloïd The Sun.

Le Times retient les propos optimistes de la princesse: «Je vais m'en sortir», titre le quotidien.

L'état de santé de Kate et le silence qui entourait sa longue convalescence après son opération abdominale mi-janvier ont donné lieu à toutes sortes de rumeurs, en particulier sur les réseaux sociaux. «Les trolls sur internet qui se délectent des malheurs de la princesse devraient avoir honte», juge le Telegraph.

«Je suis choquée», a dit à l'AFP une Britannique, Gwen, vice-présidente d'un éditeur de logiciels. «Nous nous demandions tous ce qui se passait et c'est très triste d'apprendre qu'il s'agissait du pire scénario possible».

Les messages de soutien ont rapidement afflué.

Le roi Charles III, âgé de 75 ans, dont le cancer a été annoncé début février, s'est dit «fier du courage» de Kate, qui est l'épouse de son fils William.

Le prince Harry - le frère cadet de William - et son épouse Meghan, qui ont rompu avec la famille royale et vivent en Californie, ont souhaité dans un communiqué «santé et guérison» à Kate et la famille. «Nous espérons qu'ils pourront se rétablir (de manière) privée et en paix», ont-ils ajouté.

«Votre force et votre résilience nous inspirent tous», a écrit le président français Emmanuel Macron sur le réseau social X.

Son homologue américain Joe Biden a dit sur X «prier» pour le rétablissement de la princesse.

- «Besoin de temps» -

Kate s'est exprimée, l'air éprouvé et fatigué, dans une vidéo filmée mercredi à Windsor, à l'ouest de Londres, et diffusée vendredi.

«Les derniers mois ont été incroyablement difficiles pour toute ma famille», a dit la princesse de 42 ans.

Des tests après l'opération abdominale qu'elle a subie en janvier ont révélé la présence d'un cancer.

Kate a évoqué son «énorme choc» et expliqué que la famille aurait «besoin de temps». Elle a demandé à ce que leur vie privée soit respectée.

La princesse suit une chimiothérapie préventive.

Ce traitement est généralement proposé après une opération pour réduire le risque de réapparition et de propagation du cancer dans l'organisme via la propagation des cellules cancéreuses dans le sang.

Selon l'agence britannique PA, Kate a commencé son traitement fin février.

Tout comme Charles, elle n'a pas précisé la nature de son cancer.

- Une figure incontournable -

Un porte-parole du palais de Kensington a indiqué vendredi que la princesse Kate reprendrait ses fonctions officielles «dès que son équipe médicale l'y autorisera». Selon PA, Kate, William et leurs enfants ne seront pas présents à la traditionnelle messe de Pâques avec la famille royale.

Le cancer de Kate est «une nouvelle terrible», a dit à l'AFP l'expert de la famille royale Richard Fitzwilliams.

«Il ne fait aucun doute que c'est un moment très, très difficile pour l'institution de la monarchie», a-t-il ajouté, notant qu'il était «presque impossible» de planifier quoi que ce soit impliquant Charles et Kate.

L'état de santé de la princesse préoccupait depuis plus de deux mois.

Le 17 janvier, le palais de Kensington avait annoncé que Kate avait subi la veille une lourde opération de l'abdomen dans une clinique londonienne. Le palais avait alors prévenu qu'elle ne reprendrait pas ses fonctions publiques avant Pâques.

Souriante et élégante, la princesse de Galles est l'une des figures les plus populaires de la famille royale, à l'image parfaite et glamour.

Kate, William et leurs trois enfants, George, 10 ans, Charlotte, 8 ans, et Louis, 5 ans, résident dans une propriété à l'abri des regards à Windsor, à l'ouest de Londres.


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.