La Franco-Libanaise Vernis Rouge a déchaîné les passions lors de la première audition de The Voice

Si l’émission a contribué à la faire connaître du grand public, la jeune artiste franco-libanaise était déjà, à 25 ans, une artiste accomplie. En effet, elle avait déjà sorti deux EP, Corps sauvages et Femmes nues, sortis respectivement aux mois de janvier et septembre 2023. (Photo fournie).
Si l’émission a contribué à la faire connaître du grand public, la jeune artiste franco-libanaise était déjà, à 25 ans, une artiste accomplie. En effet, elle avait déjà sorti deux EP, Corps sauvages et Femmes nues, sortis respectivement aux mois de janvier et septembre 2023. (Photo fournie).
Née à Beyrouth, Manon passe «une enfance merveilleuse» auprès de sa famille. (Photo fournie).
Née à Beyrouth, Manon passe «une enfance merveilleuse» auprès de sa famille. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 19 mars 2024

La Franco-Libanaise Vernis Rouge a déchaîné les passions lors de la première audition de The Voice

  • «En plus d'être musicienne, j’ai senti le besoin d’être auteure-compositrice et j’ai voulu interpréter mes propres chansons»
  • «Ce que j'aime et ce qui me touche avec le Liban, c'est ce côté solidaire, quoi qu'il arrive. Je pense que c'est ce qui fait sa force»

PARIS: Une interprétation musicale devenue virale a déferlé sur les réseaux sociaux (23 millions de vues cumulées sur Facebook, Instagram et TikTok), un talent musical indéniable: Manon Debs, également connue sous le nom de scène «Vernis Rouge», a captivé les téléspectateurs lors des auditions à l'aveugle de la dernière édition française de The Voice France. La chanteuse s’est imposée comme la sensation du célèbre télé-crochet. Sa reprise singulière du célèbre titre Bande organisée – de Jul et du groupe de rappeurs 13’Organisé – a immédiatement trouvé son public.

Si l’émission a contribué à la faire connaître du grand public, la jeune artiste franco-libanaise était déjà, à 25 ans, une artiste accomplie. En effet, elle avait déjà sorti deux EP, Corps sauvages et Femmes nues, sortis respectivement aux mois de janvier et septembre 2023.

«C’est fou ce qui se passe en ce moment», confie Manon Debs à Arab News en français. Avec ses reprises, la jeune femme confie vouloir aller là où on ne l’attend pas. «J’ai voulu proposer quelque chose de très différent.» Pourtant, The Voice ne faisait pas partie de ses plans de carrière. La jeune artiste s’est retrouvée sur la scène de l’émission de TF1 «par le plus grand hasard».

Le directeur des castings de l’émission, Bruno Berberes, la repère alors qu’elle passe le casting des musiciens du métro. Il lui propose The Voice. Le pari est réussi: elle réussit l’audition à l’aveugle. Si les frères Bigflo et Oli ont tourné leurs fauteuils, selon le principe de l’émission, les autres coachs, eux, n’ont pas été indifférents du tout à la prestation de la chanteuse.

Née à Beyrouth, Manon passe «une enfance merveilleuse» auprès de sa famille. Elle développe très tôt son goût pour la musique, et pour le piano en particulier. «La musique m’a permis, tout au long de ma vie, de mieux vivre tous les moments difficiles», confie-t-elle. Alors qu’elle a 8 ans, la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël la contraint à être rapatriée en France, pays de sa mère. Sa passion du piano prend de plus en plus de place, et elle intègre le conservatoire, en parallèle avec des études de commerce.

Sa mère l’initie aux paroliers francophones et lui transmet le goût de la chanson française et des mots, que ce soit ceux de Georges Brassens, de Barbara, de Véronique Sanson, ou encore de Dalida. «En plus d'être musicienne, j’ai senti le besoin d’être auteure-compositrice et j’ai voulu interpréter mes propres chansons», explique-t-elle. Travailleuse acharnée, elle s’entoure d’une équipe professionnelle, lance son nom de scène: «Vernis Rouge». Il s’agit d’un «clin d’œil à ma quête de féminité, que j’avais du mal à exprimer en grandissant auprès de deux frères». Elle sort deux EP en 2023, qui sont suivis de deux concerts dans de grandes salles parisiennes, le Café de la Danse et la Boule noire.

Mais le Liban reste cher à son cœur, même s’il ne lui reste pas grand-chose de ses notions d’arabe acquises au cours de son enfance. Elle y passe tous ses étés auprès de sa famille, et elle s’y sent bien. C’est l’occasion de se ressourcer et de trouver l’inspiration. «Il y a certaines valeurs qu'il ne faut jamais oublier; peu importe ce qui se passe, peu importe l'argent, peu importe la notoriété. Il ne faut jamais oublier les gens qu'on aime et l'essentiel dans la vie, qui est la famille, les proches», souligne la jeune artiste.

«Ce que j'aime et ce qui me touche avec le Liban, c'est ce côté solidaire, quoi qu'il arrive. Je pense que c'est ce qui fait sa force. J’ai l'impression que nous avons tous cela en nous. Ceux qui ont vécu au Liban ou qui ont des influences libanaises, arabes, n'oublient jamais l'essentiel. C'est vraiment quelque chose qui guide ma vie.»

Des valeurs qui l’aident à garder la tête sur les épaules face au buzz. «Je ne me fais pas d’illusions. Tout ne repose pas sur l’émission pour construire la suite», insiste Manon Debs. C’est son propre univers musical qu’elle entend faire découvrir rapidement au plus grand nombre. La jeune artiste a donc programmé une date unique de concert le 19 avril à la Bellevilloise, à Paris. L’occasion pour les nombreux internautes qui ont été séduits sur Internet de la découvrir sur scène!


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com