Accor réintègre le CAC 40 au détriment d'Alstom, poussé vers la sortie

Le géant de l'hôtellerie Accor signe son retour dans le CAC 40, indice vedette de la Bourse de Paris (Photo, AFP).
Le géant de l'hôtellerie Accor signe son retour dans le CAC 40, indice vedette de la Bourse de Paris (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 08 mars 2024

Accor réintègre le CAC 40 au détriment d'Alstom, poussé vers la sortie

  • Accor en avait été retiré en juin 2020, alors que le groupe subissait les conséquences brutales de la pandémie de Covid-19
  • La composition du CAC 40 prend en compte deux critères majeurs: la taille du capital négociable en Bourse et le nombre d'échanges enregistrés sur les titres

PARIS: Le géant de l'hôtellerie Accor signe son retour dans le CAC 40, indice vedette de la Bourse de Paris, plus de trois ans et demi après son retrait pendant la pandémie, tandis qu'Alstom, constructeur ferroviaire, est poussé vers la sortie, a annoncé Euronext jeudi.

"Nous sommes fiers de voir Accor réintégrer le CAC 40, un succès majeur qui témoigne du travail acharné et de l'engagement sans faille de nos équipes", a déclaré Sébastien Bazin, PDG du groupe hôtelier, dans un communiqué.

Valeur historique du CAC 40, présente lors de la création de l'indice, Accor en a été retiré en juin 2020, alors que le groupe subissait les conséquences brutales de la pandémie de Covid-19 sur le secteur du tourisme et de l'hôtellerie.

Cette sortie avait permis à Alstom de revenir au sein de l'indice vedette de la Bourse de Paris.

"Accor est une entreprise française emblématique, son retour dans le CAC 40 permet de fermer la parenthèse du Covid, et cela envoie un signal intéressant", a commenté Lionel Melka, associé chez Swann Capital.

"La scission d'Accor en 2010, qui a donné naissance à Edenred, avait tiré Accor en bas du classement de l'indice et le groupe n'a pas pu résister" au choc économique de l'époque, explique-t-il.

Depuis le 18 mars 2020, au lendemain du début du confinement, la capitalisation boursière d'Accor a augmenté d'environ 67%, jusqu'à près de 10 milliards d'euros, mais elle a encore du chemin à parcourir par rapport à son pic de 2007. A cette époque, sa capitalisation boursière dépassait 16 milliards d'euros.

Alstom, une perte de confiance

A l'inverse, le "parcours boursier d'Alstom est plus chaotique", a noté Lionel Melka.

Car "Alstom est une société emblématique, un nom qui parle aux gens, mais qui n'a pas su créer une relation de confiance avec les investisseurs à cause de ses problèmes financiers", a-t-il dit.

Depuis le rachat à 5,5 milliards d'euros du Canadien Bombardier Transport annoncé en janvier 2021, "qui a fait peser une lourde dette sur les épaules d'Alstom", a souligné Lionel Melka, la capitalisation boursière de l'industriel a fondu de plus de 65%, passant de 13,2 milliards d'euros à environ 4,5 milliards actuellement.

Le dernier fait marquant en date pour Alstom en Bourse remonte à octobre 2023, lorsque le groupe a vu s'évaporer plus de 3 milliards d'euros de capitalisation boursière en l'espace d'une séance, avec la chute vertigineuse de plus de 37% du prix de son action.

Le constructeur ferroviaire avait annoncé que son flux de trésorerie disponible ("cash flow libre") serait largement négatif sur son exercice annuel décalé 2023/2024, de l'ordre de -500 à -750 millions d'euros. Cette prévision tranchait avec son précédent engagement auprès des investisseurs quand il annonçait que cet indicateur évoluerait en territoire "significativement positif".

"Alstom a déçu à plusieurs reprises sur sa capacité à générer de la trésorerie et tant que cet élément n'est pas résolu et que le groupe ne rassurera pas les investisseurs, le momentum boursier ne s'améliorera pas", a jugé Charles de Riedmatten, gérant de Myria AM.

La composition du CAC 40, révisée tous les trimestres par le Conseil scientifique des indices d'Euronext, prend en compte deux critères majeurs: la taille du capital flottant (capital négociable en Bourse) et le nombre d'échanges enregistrés sur les titres.

Les modifications de la composition de cet indice prendront effet le lundi 18 mars, a précisé l'opérateur boursier paneuropéen, qui chapeaute les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne, Dublin et Oslo.

L'indice élargi SBF 120 voit le cimentier Vicat faire son entrée, tout comme le pétrolier Maurel & Prom, tandis que Clariane, Fnac Darty et Voltalia en sortent.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.