Yémen: L’attaque d’un vraquier par les Houthis au large d’Aden fait trois morts

Le vraquier True Confidence, battant pavillon de la Barbade, à Ravenne, en Italie, le 10 mars 2022 (Photo, Reuters).
Le vraquier True Confidence, battant pavillon de la Barbade, à Ravenne, en Italie, le 10 mars 2022 (Photo, Reuters).
Des partisans armés des Houthis, à l’arrière d’un pick-up, se rassemblent pour soutenir les frappes des Houthis sur les navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, à Sanaa, (Photo, Reuters).
Des partisans armés des Houthis, à l’arrière d’un pick-up, se rassemblent pour soutenir les frappes des Houthis sur les navires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, à Sanaa, (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

Yémen: L’attaque d’un vraquier par les Houthis au large d’Aden fait trois morts

  • Le vraquier True Confidence, battant pavillon de la Barbade, à la dérive avec un incendie à bord
  • Certains membres de l'équipage ont abandonné le navire tandis que d’autres sont portés disparus après l’attaque de missiles

AL-MUKALLA: Trois marins ont été tués mercredi dans une attaque de missiles des Houthis contre un vraquier près du port d’Aden, dans le sud du Yémen, a déclaré l’ambassade britannique à Sanaa.

La milice houthie a attaqué le vraquier True Confidence, battant pavillon de la Barbade, un jour après avoir lancé un barrage de drones et de missiles contre des navires de la marine américaine en mer Rouge.

L’agence United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), qui traque les attaques de navires, a indiqué mercredi qu’elle avait reçu une alerte concernant une attaque ayant endommagé un navire commercial à 54 milles nautiques au sud-ouest d’Aden. Elle a invité les navires se trouvant dans la zone à faire preuve de prudence et a mentionné que les forces de la coalition présentes dans la zone fournissaient leur assistance au navire visé.

«Un navire marchand se trouvant à proximité aurait été touché et aurait subi des dommages. Les forces de la coalition apportent leur aide», a déclaré l’UKMTO. 

Un responsable américain a affirmé que le missile avait causé des «dommages importants» au navire True Confidence, battant pavillon de la Barbade et appartenant au Libéria, ajoutant que son «équipage fait état d’au moins deux morts et de six membres d’équipage blessés» qui ont abandonné le navire.

Selon le site web www.marinetraffic.com, qui fournit des données sur les mouvements et la localisation des navires, True Confidence se trouvait dans la région cette semaine, se dirigeant du port chinois de Lianyungang au port de Djeddah en Arabie saoudite.

Depuis novembre, les Houthis se sont emparés d’un navire commercial et ont lancé des centaines de drones, de missiles et de bateaux télécommandés et chargés d’explosifs contre des navires commerciaux et militaires en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden, obstruant ainsi des couloirs maritimes vitaux pour les navires israéliens.

Les Houthis expliquent que leurs attaques ont pour but de pousser Israël à permettre l’acheminement de la nourriture, de l’eau et d’autres fournitures humanitaires dans la bande de Gaza palestinienne.

L’attaque des Houthis contre le navire s’est produite après que le Commandement central des États-Unis a annoncé mercredi que ses forces avaient abattu mardi un missile balistique antinavire et trois drones tirés par les Houthis depuis des zones qu’ils contrôlent au Yémen sur le navire de la marine USS Carney en mer Rouge. Il a ajouté que ses forces avaient également détruit trois missiles antinavires et trois bateaux télécommandés et chargés d’explosifs sur le terrain au Yémen avant que les Houthis ne les aient lancés.

«L’attaque et le naufrage»

À Sanaa, le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, a déclaré mardi soir que leurs forces navales et de missiles avaient tiré un certain nombre de missiles navals et de drones sur deux contre-torpilleurs de la marine américaine en mer Rouge, affirmant que ces attaques étaient menées en soutien au peuple palestinien et en représailles aux frappes américaines et britanniques sur les régions qu’ils contrôlent au Yémen.

Les Houthis ont ajouté que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient lancé mardi cinq attaques contre Al-Jabanah et Ras Issa, dans la province occidentale de Hodeïda.

Samedi, des responsables locaux et des activistes marins ont mis en garde contre une catastrophe écologique imminente en mer Rouge après que le MV Rubymar, un navire battant pavillon bélizien et exploité par le Liban, a coulé avec une cargaison de plus de 21 000 tonnes d’engrais. Le navire avait été gravement endommagé par des missiles tirés par les Houthis le 18 février.

Le capitaine Yeslem Moubarak, vice-président de l’Autorité des affaires maritimes et membre de la commission gouvernementale chargée du naufrage du navire, a indiqué mercredi à Arab News que le navire avait coulé avec à son bord des milliers de tonnes d’engrais, 200 tonnes de mazout et 87 tonnes de diesel, et que les équipes gouvernementales sur le terrain n’avaient trouvé aucune preuve de contamination à proximité du navire ou sur les côtes yéménites.

«Des équipes se sont rendues à plusieurs reprises sur place pour inspecter l’état du navire, et il est devenu évident que la mission de sauvetage dépassait les capacités des gouvernements et qu’il fallait faire appel à une organisation de sauvetage internationale spécialisée», a souligné M. Moubarak.

Les Houthis, qui ont accusé les États-Unis d’exagérer les risques environnementaux du naufrage du navire, ont assuré qu’ils n’autoriseraient pas les secours à s’approcher du navire en perdition tant qu’Israël n’aura pas levé le siège de la bande de Gaza.

L’ambassadeur des États-Unis au Yémen, Steven Fagin, qui a participé mardi à une réunion virtuelle avec la commission du gouvernement yéménite, a condamné les Houthis pour avoir détruit des écosystèmes et perturbé le commerce international en attaquant des navires au large du Yémen.

«L’attaque et le naufrage du MV Rubymar est un nouvel exemple du mépris des Houthis pour la vie des marins et les moyens de subsistance des Yéménites. Ces attaques odieuses des Houthis doivent cesser immédiatement», écrit l’ambassadeur des États-Unis sur la plate-forme X.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Conseil des ministres saoudien souligne que le dialogue est essentiel à la désescalade régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane a présidé la réunion à Djeddah. (SPA)
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  • Les ministres soulignent l’importance de déployer tous les efforts possibles pour parvenir à un apaisement.

RIYAD : Le gouvernement saoudien a réaffirmé que le dialogue demeure indispensable pour parvenir à une désescalade, alors que des informations faisant état de progrès dans les discussions ont été rapportées mardi, laissant entrevoir un possible accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Djeddah, a souligné l’importance de tout mettre en œuvre pour instaurer un climat d’apaisement, ouvrant la voie à des solutions diplomatiques garantes de la sécurité et de la stabilité régionales.

Washington et Téhéran sont engagés dans une guerre régionale intense depuis le 28 février, date à laquelle Israël et les États-Unis ont lancé des attaques contre l’Iran, entraînant l’assassinat du guide suprême du pays.

Un responsable américain a évoqué la possibilité qu’un accord avec l’Iran soit conclu dès mercredi, ce qui pourrait permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le détroit avait été fermé par l’Iran après l’effondrement d’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran, qui avait brièvement permis la reprise du trafic maritime dans cette voie navigable stratégique.

Le prince héritier a également informé le Conseil des ministres de son entretien téléphonique, tenu durant le week-end, avec le président américain Donald Trump.

« Son Altesse Royale a souligné la nécessité de privilégier le dialogue pour réduire les tensions, ainsi que l’importance de déployer tous les efforts possibles afin de parvenir à une trêve ouvrant la voie à des solutions diplomatiques », a rapporté samedi l’Agence de presse saoudienne (SPA), peu après l’échange entre les deux dirigeants.

Le Conseil des ministres a par ailleurs salué le soutien international croissant et la participation accrue à la coalition multinationale de défense maritime lancée par l’Arabie saoudite.

Le Royaume et treize autres pays ont créé cette coalition jeudi afin de protéger la navigation dans les principales voies maritimes du Moyen-Orient.

Selon le ministère saoudien de la Défense, la Coalition multinationale de défense maritime s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, protéger les routes maritimes internationales et faire face aux menaces pesant sur la navigation et le commerce mondial.

Toujours selon la SPA, cette coalition reflète le rôle de premier plan du Royaume dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

Elle renforce la coopération multilatérale entre les États et établit un cadre destiné à protéger les voies maritimes internationales, les routes commerciales et les approvisionnements énergétiques face aux menaces croissantes en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
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  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com