Les Houthis menacent de lancer de nouvelles attaques «douloureuses» en mer Rouge

Des commandos houthis ouvrent la porte du pont du navire de marchandises Galaxy Leader, en mer Rouge, le 19 novembre 2023. (Reuters)
Des commandos houthis ouvrent la porte du pont du navire de marchandises Galaxy Leader, en mer Rouge, le 19 novembre 2023. (Reuters)
Le Sea Champion, navire de marchandises en vrac battant pavillon grec, est amarré au port d’Aden, au Yémen, après avoir été attaqué par les Houthis en mer Rouge, le 21 février 2024. (Reuters)
Le Sea Champion, navire de marchandises en vrac battant pavillon grec, est amarré au port d’Aden, au Yémen, après avoir été attaqué par les Houthis en mer Rouge, le 21 février 2024. (Reuters)
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Publié le Mercredi 06 mars 2024

Les Houthis menacent de lancer de nouvelles attaques «douloureuses» en mer Rouge

  • Le groupe soutenu par l’Iran affirme que ses adversaires regretteront leur «allégeance aux États-Unis et à la Grande-Bretagne»
  • Un navire de marchandises appartenant à la Suisse a été endommagé lors de la dernière attaque de missiles

AL-MUKALLA: La milice houthie du Yémen a promis mardi de lancer de nouvelles attaques «douloureuses» contre les États-Unis et le Royaume-Uni, après que le commandement central des États-Unis a confirmé la destruction des missiles du groupe soutenu par l’Iran.

Cette annonce intervient alors que les Houthis ont demandé aux navires internationaux participant à la réparation des câbles internet en mer Rouge d’obtenir leur autorisation afin d’éviter d’être pris pour cible.

S’adressant à des officiers militaires dans la ville de Hodeïda, sur la mer Rouge, le ministre de la Défense des Houthis, Mohammed Nasser al-Atefi, a annoncé que le groupe lancerait de nouveaux assauts contre des navires américains et britanniques puisque les deux pays continuent à bombarder le Yémen.

«Les forces navales yéménites surveillent de près tous les mouvements en mer Rouge et en mer d’Arabie et nos réponses appropriées feront regretter à toute personne impliquée dans de telles opérations son allégeance aux États-Unis et à la Grande-Bretagne», a déclaré M. Al-Atefi.

Cet avertissement a été lancé après que le commandement central des États-Unis a annoncé que deux missiles de croisière antinavires avaient été détruits lundi soir dans les régions du Yémen contrôlées par les Houthis et que le groupe avait tiré trois missiles balistiques sur des navires commerciaux et militaires en mer Rouge.

L’un des missiles, lancé lundi après-midi, a touché et endommagé le navire de marchandises MSC SKY II, battant pavillon libérien et appartenant à la Suisse. L’incident n’a fait aucun blessé et le navire n’a pas demandé d’assistance, indique l’armée américaine dans un communiqué.

Selon les Houthis, le navire appartient à Israël et a été pris pour cible en guise de soutien au peuple palestinien et en réponse aux frappes américaines et britanniques sur le Yémen.

Le groupe a précisé que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient mené trois frappes lundi dans la région de Baqoum, dans la province septentrionale de Saada.

Le ministre houthi des Télécommunications, Misfer al-Numair, a déclaré que son ministère avait demandé aux navires internationaux participant à la réparation des câbles internet sous-marins endommagés dans la mer Rouge d’obtenir l’autorisation de son gouvernement.

Il a nié les accusations selon lesquelles les Houthis auraient saboté les câbles afin d’exercer une pression sur les pays pour qu’ils se conforment à leurs exigences, a rapporté l’agence de presse officielle du groupe.

Selon des analystes, les Houthis pourraient utiliser les câbles internet comme outil de négociation pour obtenir des concessions de leurs adversaires, tant au Yémen que dans d'autres pays.

«Il n’est pas improbable que les Houthis menacent les câbles internet pour punir la communauté internationale ou obtenir des concessions», a expliqué à Arab News Nadwa al-Dawsari, chercheuse associée au Middle East Institute à Washington.

Le groupe pourrait chercher à profiter des perturbations régionales et internationales pour tenter de parvenir à un règlement politique afin de mettre fin à la guerre au Yémen, a-t-elle ajouté.

«Les Houthis sont confiants. Ils n’ont jamais eu à répondre de leurs violations, y compris de leurs attaques en mer Rouge.»

Elisabeth Kendall, spécialiste du Moyen-Orient et directrice du Girton College de l’université de Cambridge, a souligné que les Houthis cherchaient à obtenir du pouvoir et des avantages financiers en obligeant les sociétés internet étrangères à coopérer avec eux avant d’entrer en mer Rouge.

«Les Houthis recherchent la légitimité, et la délivrance de permis les aide à se positionner en tant qu’autorité reconnue en mer Rouge», a-t-elle ajouté.

«En ce qui concerne le pouvoir, il permet aux Houthis de conclure des accords et peut-être de cibler de manière de manière plus sélective. Les Houthis y verront également une nouvelle source de revenus potentiellement lucrative. Cela permet de compenser leur incapacité, jusqu’à présent, à s’emparer des principales régions productrices de pétrole et de gaz du Yémen, à savoir Marib, Chabwa et Hadramaout.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.