La 1re édition du French Saudi MRO Days: de belles perspectives dans le secteur aéronautique

Business France avec le soutien de l’ambassade de France en Arabie saoudite et le programme national de développement industriel et de logistique organisent la première édition du French Saudi MRO Days du 3 au 4 mars. (Fournie)
Business France avec le soutien de l’ambassade de France en Arabie saoudite et le programme national de développement industriel et de logistique organisent la première édition du French Saudi MRO Days du 3 au 4 mars. (Fournie)
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Publié le Lundi 04 mars 2024

La 1re édition du French Saudi MRO Days: de belles perspectives dans le secteur aéronautique

  • Business France avec le soutien de l’ambassade de France en Arabie saoudite et le programme national de développement industriel et de logistique organisent la première édition du French Saudi MRO Days du 3 au 4 mars
  • Le Royaume connaît une croissance économique et s’est lancé dans une série de grands projets afin de développer les infrastructures du pays notamment concernant les opérations de maintenance et de réparation aérospatiale (MRO)

RIYAD: Business France avec le soutien de l’ambassade de France en Arabie saoudite et le programme national de développement industriel et de logistique organisent la première édition du French Saudi MRO Days les 3 et 4 mars au Crown Plaza Digital City sous le slogan Comment la vision 2030 fait de l'Arabie saoudite le nouveau centre MRO de la région à Riyad et à Djeddah. Cette première initiative s'inscrit dans une grande dynamique entre la France et l'Arabie Saoudite.   6b0b3bd1

Le French Saudi MRO Days s’est tenu en présence du vice-ministre de l’Industrie, Khalil ben Salamah; Axel Roux, président directeur général de Business France Moyen-Orient; et Suliman al-Mazroua, CEO de programme national de développement industriel et logistique (NIDLP).

M. Salamah a déclaré que l’Arabie saoudite traverse une étape importante et a entrepris des transformations et des changements historiques fondamentaux. Le Royaume connaît une croissance économique et s’est lancé dans une série de grands projets afin de développer les infrastructures du pays, notamment concernant les opérations de maintenance et de réparation aérospatiale (MRO).

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Les sociétés saoudiennes, notamment Misa, Gaca, Dacco, Jedco, Matarat Holding, ont présenté leurs projets, leurs stratégies, leurs attentes en matière de MRO et d'aviation dans le cadre de la vision 2030. (Fournie)

Axel Baroux a quant à lui affirmé que l’excellence de l’expertise française dans le domaine aéronautique au Moyen-Orient permet de créer des opportunités de croissance pour les investisseurs français et régionaux qui cherchent à étendre leurs activités. La France s'est pleinement engagée à participer et à contribuer à positionner l’Arabie saoudite comme un hub régional stratégique. 

Air France Industries KLM E&M est une société française, prestataire de services de maintenance, de réparation et de révision (MRO) multiproduits de premier plan à l'échelle mondiale. La compagnie offre une assistance technique complète allant de l’ingénierie et la maintenance en ligne à la révision du moteur, à l’aérostructure et au support des inverseurs de poussée, ainsi que la gestion, la réparation et la fourniture d’équipements s'appuyant sur un puissant réseau logistique. Ses experts mettent leur expertise au service de près de 3 000 avions dans le monde.

Pierre Teboul, vice-président directeur commercial chez Air France Industries KLM E&M a déclaré à Arab News en français: «La maintenance est le troisième corps business du groupe Air France-KLM. En Arabie saoudite, la volonté politique est très forte et les acteurs avancent ensemble. C’est fantastique. C'est une réalisation, l’Arabie saoudite peut être fière de ce type de réalisations.

Une équipe fort qualifiée pousse à la réalisation de ces projets. Nous constatons qu’il y des réalisations concrètes. Et aujourd'hui, on se retrouve à parler sérieusement de partenariat, à regarder sur quoi on peut avoir des développements en commun.»

M. Teboul explique: «Aujourd’hui, l’activité du NRO devient très importante, voire indispensable. On a vu ce matin les projets de développement et les infrastructures qui se mettent en place et toutes ces installations et projets ont besoin de compétences pour les entretenir. Nous avons a clairement identifié des zones de partenariat qui sont en quelque sorte des partenariats pour accompagner des offres commerciales de livraison puisque, en même temps, les Airlines ont besoin d'être “supportées”. 

Notre offre de partenariat se fait à deux niveaux, accompagner l'offre commerciale en proposant la création de valeur locale ici pour supporter notre offre commerciale. Et le deuxième niveau de partenariat, c'est développer des capacités dans des secteurs à haute valeur ajoutée qui pourront servir à supporter non seulement les compagnies aériennes d'Arabie saoudite, mais aussi de supporter d'autres compagnies, donc dans un environnement proche.»

Dedienne Aerospace, experts en outillage civil et de défense, spécialisé dans la maintenance aérospatiale, a récemment ouvert un atelier dans un centre de services à Djeddah. Son expertise couvre toutes les catégories d'outils de maintenance à long terme et sur les marchés mondiaux. C’est une société d'ingénierie et de fabrication et s’occupe de la gestion des outils numériques.

Antoine Ghosn, directeur général en charge des services chez Dedienne Aerospace a confié à Arab News en français: «Notre objectif, c'est d'être à proximité des clients pour assurer la maintenance avec des délais courts autour de 99 %. La proximité est le fer de lance chez Dedienne Aerospace. Notre présence aujourd'hui s'inscrit dans ce cadre.» 

«Nous envisageons des partenariats avec des universités pour recruter les meilleurs ingénieurs et techniciens. On voudrait travailler avec des industriels saoudiens capables de fabriquer des pièces de rechange dans un premier temps, et, pourquoi pas, dans un deuxième temps, une fabrication complète? Donc, c'est un partenariat à long terme avec l'écosystème local industriel, avec les universités et avec nos clients. Chez Dedienne Aerospace, nous pensons globalement mais agissons localement» a-t-il ajouté.

Les sociétés saoudiennes, notamment Misa, Gaca, Dacco, Jedco, Matarat Holding, ont présenté leurs projets, leurs stratégies, leurs attentes en matière de MRO et d'aviation dans le cadre de la vision 2030.»

L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a déclaré en clôturant la première journée de MRO 2024: «L'aéronautique a toujours été un pilier de notre partenariat et aujourd'hui, avec ce qui se passe dans le Royaume. Nous travaillons en partenariat avec nos amis saoudiens parce que c'est vraiment ici qu’il faut être.

Nos entreprises sont des acteurs majeurs du secteur MRO. Elles opèrent dans le monde entier et certaines travaillent déjà avec vous. Depuis longtemps, nos partenaires se sont engagés à entretenir et à moderniser les infrastructures, ainsi qu'à investir dans des infrastructures d'acquisition efficaces. Cela va donc dans le sens de l'engagement de l'Arabie saoudite et de ses amis à œuvrer pour un monde durable et à relever les défis sociaux et climatiques.»


France–Émirats arabes unis : vers une co-construction stratégique des industries de demain

De gauche à droite : Louis Margueritte, CEO de Business France, et Axel Baroux, Directeur Proche & Moyen-Orient de Business France (photo fournie).
De gauche à droite : Louis Margueritte, CEO de Business France, et Axel Baroux, Directeur Proche & Moyen-Orient de Business France (photo fournie).
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  • Le partenariat France–Émirats s’oriente vers une logique de co-construction industrielle, portée par l’IA, l’énergie, les infrastructures et les technologies avancées
  • Business France veut « passer d’une logique d’opportunités à une logique de transformation », notamment via Vision Golfe 2026

DUBAÏ: La relation économique entre la France et les Émirats arabes unis entre dans une nouvelle phase, plus stratégique et tournée vers la co-construction des industries de demain. C’est le message porté par Louis Margueritte, CEO de Business France, à l’occasion de sa visite dans le pays.

Selon lui, plusieurs secteurs structurent désormais cette dynamique bilatérale. Il souligne en particulier que « les industries avancées et les partenariats industriels, portés notamment par les initiatives locales, offrent de fortes opportunités de coopération ». À cela s’ajoutent les énergies et la transition énergétique, incluant la décarbonation et les modèles circulaires, ainsi que les technologies de pointe comme l’intelligence artificielle.

Les chaînes d’approvisionnement, la logistique et la résilience des infrastructures complètent ce socle stratégique, tandis que des secteurs comme la santé, les infrastructures, le tourisme et les services à forte valeur ajoutée continuent de soutenir la présence française aux Émirats.

La robustesse de la présence économique française repose sur un partenariat bilatéral structuré autour de la confiance et de la stabilité. Dans un environnement international incertain, les Émirats conservent une forte attractivité grâce à leur prévisibilité réglementaire, leur connectivité et leur capacité d’adaptation.

Pour Louis Margueritte, cette stabilité est un facteur clé de confiance : elle encourage les entreprises françaises à poursuivre et renforcer leurs investissements dans la région. Aujourd’hui, plus de 600 entreprises françaises sont implantées aux Émirats, couvrant des secteurs stratégiques comme l’énergie, la santé, les infrastructures, les technologies et les services.

Le dirigeant résume cette évolution en soulignant que « les Émirats ne sont plus seulement perçus comme un marché à fort potentiel, mais comme un véritable partenaire stratégique dans les grandes transformations économiques mondiales ».

Face aux mutations du commerce mondial, Business France adapte son action autour de trois priorités majeures : renforcer les partenariats d’investissement, accompagner les entreprises dans les secteurs liés aux grandes transitions économiques, et accélérer les connexions entre acteurs français et partenaires locaux.

L’objectif est de « passer d’une logique d’opportunités à une logique de transformation, avec des projets structurants, des partenariats durables et une création de valeur partagée sur le long terme ».

Dans cette approche, les économies du Golfe ne sont plus abordées de manière fragmentée, mais comme un écosystème interconnecté nécessitant une compréhension fine des dynamiques locales.

Le forum Vision Golfe 2026 s’inscrit pleinement dans cette stratégie. Organisé les 18 et 19 juin 2026 à Paris sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, l’événement vise à renforcer les liens économiques entre la France et les pays du Golfe.

Pour Louis Margueritte, la force du forum réside dans la qualité des interactions : « nous sélectionnons soigneusement les participants afin de garantir que décideurs publics, investisseurs, dirigeants et grands acteurs économiques puissent rencontrer les bons interlocuteurs, au bon niveau ».

Au-delà des conférences, Vision Golfe facilite des rendez-vous B2B et offre un environnement propice à la signature de contrats, au lancement de partenariats public-privé et au développement de collaborations industrielles concrètes.

Il insiste également sur la dimension expérientielle de l’événement : les échanges se poursuivent dans plusieurs lieux institutionnels emblématiques tels que Bercy, le Quai d’Orsay, le Sénat ou encore le Palais Galliera, favorisant des relations plus durables et stratégiques.

Les échanges commerciaux entre la France et les Émirats atteignent 10,8 milliards d’euros en 2025 (+27%), tandis que ceux avec l’ensemble du CCG s’élèvent à 24,9 milliards d’euros. Mais la relation ne se limite plus au commerce.

Elle évolue vers une coopération structurante fondée sur l’innovation, la durabilité et le capital humain. L’intelligence artificielle, la transition énergétique, la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire deviennent des axes centraux, tout comme la formation et le développement des compétences.

Cette transformation traduit une ambition commune : construire des solutions partagées et renforcer une coopération de long terme.


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
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  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".