Attal à Berlin pour redonner du souffle au couple franco-allemand

Le Premier ministre français Gabriel Attal prononce un discours lors d'une conférence de presse à l'hôtel Matignon, à Paris, le 1er février 2024 (Photo, AFP).
Le Premier ministre français Gabriel Attal prononce un discours lors d'une conférence de presse à l'hôtel Matignon, à Paris, le 1er février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 06 février 2024

Attal à Berlin pour redonner du souffle au couple franco-allemand

  • Devant la communauté française à l'ambassade de France, Gabriel Attal a mis en garde contre la «brèche de la division» entre les deux pays
  • Que ce soit le Rassemblement national en France ou l'AfD en Allemagne, les partis d'extrême droite «ont un point commun: ils veulent déconstruire l'Europe», a-t-il ajouté devant la presse

PARIS: Le Premier ministre français Gabriel Attal a placé lundi son déplacement à Berlin sous le signe du "sursaut franco-allemand", convaincu que les deux pays doivent surmonter leurs "moments difficiles" pour faire barrage aux "populistes" et aux extrêmes.

"On mesure la force de l'Europe à la solidité de l'amitié franco-allemande, que nos deux nations avancent ensemble et l'Europe accélère, se développe et retrouve ses habits de puissance" plutôt que "nos deux nations se divisent et l'Europe tout entière hésite", a affirmé le chef du gouvernement français qui effectue à Berlin son premier déplacement à l'étranger depuis sa nomination.

"L'amitié franco-allemande fait partie des grandes chances de notre histoire", a abondé le chancelier allemand Olaf Scholz, âgé de 65 ans, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'un entretien en tête à tête avec Gabriel Attal, 34 ans, qui a duré une demi-heure.

Les deux responsables devaient ensuite diner ensemble à la chancellerie avec leurs délégations.

Devant la communauté française à l'ambassade de France, Gabriel Attal a mis en garde contre la "brèche de la division" entre les deux pays.

"C'est celle qu'attendent les populistes, celle dont se repaissent les extrêmes, guettant la moindre de nos différences pour flatter les plus bas instincts et tenter de saborder l'Europe", a-t-il souligné, alors que l'extrême droite est donnée favorite en France et dans d'autres pays aux élections européennes de juin.

«Déconstruire l'Europe»

Que ce soit le Rassemblement national en France ou l'AfD en Allemagne, les partis d'extrême droite "ont un point commun: ils veulent déconstruire l'Europe", a-t-il ajouté devant la presse.

Il a suggéré de leur répondre "en agissant" sur "ce qui peut être exploité comme étant des vulnérabilités" de l'Union européenne, avec le pacte européen sur la migration et l'asile, qui permet de "mieux contrôler nos frontières au niveau européen", et la "réindustrialisation".

Les incertitudes liées au guerres, à l'inflation, au réchauffement climatique "donnent une dynamique aux mouvements populistes d’extrême droite", a aussi constaté Olaf Scholz, "convaincu que nous arriverons à la surmonter à condition qu'Allemagne et France se concertent étroitement et agissent en commun".

Entre Paris et Berlin, les points de frictions sont nombreux, même si les responsables des deux pays affichent leur détermination à remettre la relation sur les rails, sur la question du marché de l'électricité, dont dépend la facture énergétique des ménages et entreprises, sur celle de la défense ou de la place du nucléaire.

"Il y a toujours des moments difficiles dans la relation entre la France et l'Allemagne. Mais ces moments ne doivent jamais nous faire reculer" et "jamais nous faire renoncer", a ajouté Gabriel Attal.

Il faisait écho au message envoyé par Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron qui s'étaient déjà efforcés de raffermir cette entente de raison lors d'un séminaire entre les deux gouvernements en octobre à Hambourg (nord de l'Allemagne).

Gabriel Attal s'est dit convaincu que le "sursaut européen sera un sursaut franco-allemand".

Désaccord

La guerre en Ukraine a mis à nu plusieurs divergences de fond sur l'alliance historique des deux pays, motrice de la construction européenne, de l'énergie aux programmes de coopération industrielle sur l'avion de combat et le char du futur.

Sur l'aide militaire à l'Ukraine, Olaf Scholz plaide pour son accroissement, visant sans la citer la France, première puissance militaire de l'UE.

Gabriel Attal a promis que Paris allait "continuer à investir financièrement et des moyens techniques, militaires pour soutenir les Ukrainiens".

Les nouvelles promesses d'aide occidentale à Kiev sont tombées à leur plus bas niveau depuis le début de l'invasion russe, a calculé début décembre l'institut de recherche allemand Kiel Institute.

Sur la crise agricole qui touche leur deux pays, Olaf Scholz a réaffirmé son soutien à l'accord commercial en négociation entre l'UE et les pays latino-américains du Mercosur, auquel s'oppose la France, mettant en avant les "perspectives de croissance" pour l'Europe.

Gabriel Attal a admis qu'ils étaient en "désaccord" sur ce sujet ("we agree to disagree") et réitéré la position de Paris selon laquelle "les conditions ne sont pas réunies" pour cet accord.

Néanmoins, "2024 sera une année spéciale pour les relations franco-allemandes", a souligné le chancelier, avec notamment la visite d'Etat du président français Emmanuel Macron en Allemagne fin mai.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".