Contre l'extrême-droite: près de 150.000 manifestants à Berlin

Des manifestants protestent contre le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) devant le bâtiment du Reichstag à Berlin, en Allemagne, le 3 février 2024 (Photo, AFP).
Des manifestants protestent contre le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) devant le bâtiment du Reichstag à Berlin, en Allemagne, le 3 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 04 février 2024

Contre l'extrême-droite: près de 150.000 manifestants à Berlin

  • Sur fond de ralentissement économique et d'inflation, l'AfD ne cesse de progresser dans les sondages
  • Les forces de l'ordre de la capitale ont indiqué avoir déployé 700 policiers sur place

BERLIN: Ils ont formé une chaîne humaine devant le Reichstag et scandé des slogans anti-fascistes: près de 150.000 personnes ont manifesté selon la police au centre de Berlin contre l'extrême droite et plus de deux cents rassemblements pacifiques étaient prévus dans le pays.

"Nous sommes 300.000 personnes à Berlin et des dizaines de milliers dans les rues de toute l'Allemagne et en livestream. Vous êtes fous !", ont déclaré pour leur part les organisateurs sur X (ex-Twitter).

La place devant le Reichstag, en plein coeur du quartier du pouvoir, était noire de monde en milieu de journée. De nombreuses personnes n'ayant pu y accéder ont été redirigées sur les rives de la Spree et du côté du parc du Tiergarten voisin, selon des journalistes de l'AFP.

"Tous ensemble contre le fascisme!", scandait la foule suivie en direct par un millier de personnes sur YouTube.

"Du coeur au lieu de la haine", "Le racisme n'est pas une alternative", "Liberté Égalité Fuck AfD",  en référence au parti anti-migrants et anti-système Alternative pour l'Allemagne, pouvait-on lire sur les pancartes bariolées des manifestants.

Le rassemblement, plus fourni que prévu, s'est dispersé en fin d'après-midi.

Les 200 rassemblements prévus dans le pays, comme depuis plusieurs semaines, témoignent du choc provoqué par la révélation le 10 janvier par le média d'investigation allemand Correctiv d'une réunion d'extrémistes à Potsdam, près de Berlin, où, en novembre, un projet d'expulsion massive de personnes étrangères ou d'origine étrangère a été discuté.

«Donner un signal»

Sur fond de ralentissement économique et d'inflation, l'AfD ne cesse de progresser dans les sondages, à quelques mois de trois importantes élections régionales dans l'est du pays.

"Je ne sais pas si ces manifestations auront un effet sur les électeurs de l'AfD, mais il est important de donner un signal, car l'humanité disparaît dans les relations entre les gens et nous avons besoin de plus d'humanité et de respect pour nos différences", a déclaré à l'AFP Margret Hurth, éducatrice de 53 ans à Berlin.

Le rassemblement a été organisé par le mouvement "Hand in Hand" (main dans la main en français), qui réunit près de 1.800 organisations, dont l'organisation Friday for Future et l'alliance citoyenne Campact.

Martin Raue, professeur d'université de 38 ans, est venu de Suède pour l'occasion: "Je suis venu pour donner l'exemple. Je suis né en Allemagne".

Jonas Schmidt, conducteur de train de Brême, a affirmé pour sa part qu'il fallait "tous se donner de la force, ne pas renoncer, parce que l'AfD est forte et que l'idée est de nous intimider. Nous montrons ici que nous sommes plus nombreux qu'eux".

Les forces de l'ordre de la capitale ont indiqué avoir déployé 700 policiers sur place.

A Potsdam, capitale du Land du Brandebourg voisin, une chaine humaine s'étaient formée autour du bâtiment du Landtag, selon un média local.

"Que ce soit à Eisenach, Homburg ou Berlin: dans des petites et grandes villes de tout le pays, de nombreux citoyens et citoyennes se rassemblent pour manifester contre l'oubli, contre la haine et l'incitation à la haine ce week-end aussi. Un signe fort pour la démocratie et notre Constitution", a déclaré le chancelier fédéral Olaf Scholz sur X samedi matin.

"L'AfD développe des forces de plus en plus radicales. C'est un parti profondément d'extrême droite. Je suis littéralement secoué chaque fois que j'entends ces discours haineux", a indiqué Markus Söder, le chef de la CSU, dans le journal Rheinische Post.

"Où en sommes-nous en Allemagne lorsqu'un gouvernement appelle à une manifestation contre une partie de la population?", a pour sa part déclaré l'AfD sur X, dénonçant une "campagne contre le seul véritable parti d'opposition d'Allemagne".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.