Fin du blocage politique en vue en Irlande du Nord, après deux ans de paralysie

La vice-première ministre d'Irlande du Nord et chef du parti républicain irlandais Sinn Fein, Michelle O'Neill (à droite), entourée de la chef du Sinn Fein, Mary Lou McDonald (à gauche), s'exprime lors d'une conférence de presse dans les bâtiments du Parlement, à Stormont, le 30 janvier 2024. L'Irlande du Nord s'est rapprochée mardi de la fin d'une impasse politique qui dure depuis près de deux ans. (Photo Paul Faith AFP)
La vice-première ministre d'Irlande du Nord et chef du parti républicain irlandais Sinn Fein, Michelle O'Neill (à droite), entourée de la chef du Sinn Fein, Mary Lou McDonald (à gauche), s'exprime lors d'une conférence de presse dans les bâtiments du Parlement, à Stormont, le 30 janvier 2024. L'Irlande du Nord s'est rapprochée mardi de la fin d'une impasse politique qui dure depuis près de deux ans. (Photo Paul Faith AFP)
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Publié le Mardi 30 janvier 2024

Fin du blocage politique en vue en Irlande du Nord, après deux ans de paralysie

  • Le Democratic Unionist Party (DUP) s'était retiré en février 2022 de l'exécutif et du parlement nord-irlandais, Stormont, pour protester contre les nouvelles règles commerciales instaurées entre Bruxelles et Londres
  • Une fois l'accord adopté au Parlement britannique, l'assemblée locale nord-irlandaise devra se réunir pour élire un président, et nommer le Premier ministre du futur gouvernement local

BELFAST, Royaume-Uni : La fin du blocage politique qui dure depuis deux ans semble en vue en Irlande du Nord, où le principal parti unioniste, qui boycottait les institutions locales, est parvenu à un accord avec Londres sur les règles post-Brexit.

S'il aboutit, ce compromis -dont le contenu reste inconnu- marquerait la fin d'une crise qui a profondément affecté les services publics de la province et excédait la population. Il conduirait à l'arrivée à la tête du gouvernement local d'une figure issue d'un parti favorable à une réunification de l'Irlande, tournant historique dans la province britannique au passé sanglant.

Le Democratic Unionist Party (DUP) s'était retiré en février 2022 de l'exécutif et du parlement nord-irlandais, Stormont, pour protester contre les nouvelles règles commerciales instaurées entre Bruxelles et Londres, qui selon lui menaçaient la place de la province au sein du Royaume-Uni.

Après des mois de négociations et à l'issue d'un vote interne, le chef du parti Jeffrey Donaldson a annoncé dans la nuit de lundi à mardi que le DUP était prêt à participer au redémarrage de Stormont grâce à des concessions présentées par Londres.

Leur détail ne sera dévoilé que mercredi mais l'accord contient «des mesures qui sont bonnes pour l'Irlande du Nord et qui rétabliront notre place au sein du Royaume-Uni et de son marché intérieur», a défendu Jeffrey Donaldson.

Il a notamment affirmé qu'il n'y aurait plus pour les marchandises restant au sein du Royaume-Uni «de contrôles physiques» sauf, comme dans tout le reste pays, en cas de suspicion de fraude.

- «Beaucoup de travail» -

L'absence de Parlement et d'exécutif locaux, compétents sur de nombreux sujets comme l'éducation ou la santé, perturbent fortement les services publics dans la province, une situation aggravée par la crise du coût de la vie.

Début janvier, des dizaines de milliers de fonctionnaires se sont mis en grève pour réclamer de meilleures rémunérations.

Londres a promis une enveloppe de 3,3 milliards de livres (3,8 milliards d'euros) en faveur de la province une fois l'assemblée reformée.

Une fois l'accord adopté au Parlement britannique, l'assemblée locale nord-irlandaise devra se réunir pour élire un président, et nommer le Premier ministre du futur gouvernement local.

Il devrait s'agir de Michelle O'Neill, vice-présidente du Sinn Fein, grand vainqueur des dernières élections locales, une première dans la province.

«Nous avons beaucoup de travail devant nous», a-t-elle déclaré mardi.

«Nous avons hâte maintenant de faire avancer les choses», s'est aussi réjoui la cheffe du Sinn Fein, Mary Lou McDonald, venue de Dublin.

Le DUP s'opposait notamment à l'accord conclu l'an dernier entre Londres et Bruxelles - baptisé «Cadre de Windsor» - qui définissait des règles pour éviter qu'une frontière ne sépare la province et la République d'Irlande, comme le prévoient les accords de paix ayant mis fin à trente années de violence sur l'île.

Pour certains unionistes, ce cadre ne protège pas suffisamment la place de la province au sein du Royaume-Uni, des règles européennes continuant de s'appliquer en Irlande du Nord.

Selon le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord Chris Heaton-Harris, l'accord trouvé mardi ne nécessitera pas de renégociation avec Bruxelles.

Un porte-parole de la Commission européenne a toutefois affirmé que l'institution «suit de près» la situation et «examinera ce texte».

Soucieux que l'accord n'ait «pas de conséquences négatives» sur le «Cadre de Windsor» ou l'accord de paix de 1998, le Premier ministre irlandais Leo Vardadkar s'est entretenu avec Rishi Sunak lors d'un appel qu'il a qualifié de «bon».

Tous deux espèrent que l'accord «ouvre la voie» à un retour des institutions nord-irlandaises et des rencontres ministérielles nord-sud, selon le compte-rendu de leur échange publié par Dublin.

Le patronat nord-irlandais s'est aussi réjoui, jugeant que le blocage des institutions «a sans aucun doute freiné l'économie locale».

La cheffe du parti nord-irlandais Alliance, troisième forme politique de la province, Naomi Long, a regretté deux années «perdues» et a appelé à une réforme des institutions pour éviter «un autre effondrement» du gouvernement à l'avenir.


Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données

Le logo du géant américain de la vente en ligne Amazon sur la façade d’un centre de redistribution à Horn-Bad Meinberg, dans l’ouest de l’Allemagne, le 9 décembre 2024. (AFP)
Le logo du géant américain de la vente en ligne Amazon sur la façade d’un centre de redistribution à Horn-Bad Meinberg, dans l’ouest de l’Allemagne, le 9 décembre 2024. (AFP)
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  • Amazon construit au Texas une centrale à gaz de 7,65 GW dédiée à ses centres de données, avec une autorisation d’émettre plus de 30 millions de tonnes de GES par an
  • Le projet illustre l’explosion des besoins énergétiques liés à l’IA, tout en soulevant de fortes inquiétudes environnementales et sanitaires malgré les engagements climatiques d’Amazon

WASHINGTON: Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz qui pourrait devenir la plus importante source d'émission de gaz à effet de serre des Etats-Unis, a confirmé vendredi le géant technologique américain.

Le projet, nommé GW Ranch, est destiné à alimenter en électricité d'immenses centres de données et ne sera pas connecté au réseau électrique, une solution de plus en plus utilisée par les géants de la tech pour satisfaire à la hâte l'énergie requise par le boom lié à l'IA.

Le projet prévoit 35 turbines pour une capacité totale de 7,65 gigawatts, selon des permis, plus de quatre fois la puissance du réacteur nucléaire EPR de Flamanville en France, et plus que n'importe quelle centrale à gaz actuellement en activité aux Etats-Unis.

La centrale a l'autorisation d'émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, plus que n'importe quelle autre infrastructure dans le pays.

A l'aide d'images satellites, le cabinet spécialisé du secteur Cleanview a fait le lien entre ce projet de centrale et trois permis de centres de données déposés cette semaine par Amazon dans cette zone aride du Texas, près de la frontière mexicaine.

Un porte-parole du géant américain a confirmé l'information, en insistant: "Amazon tient à payer intégralement le coût réel de l'alimentation de nos opérations."

"C'est exactement ce que fait notre nouveau projet de centres de données dans le comté de Pecos: il sera alimenté par une centrale dédiée qui n'augmentera pas les prix de l'électricité pour les foyers texans", a-t-il ajouté, sur fond d'inquiétude politique sur une hausse des factures.

L'entreprise affirme qu'elle "explore les possibilités" d'ajouter de l'énergie solaire au site et qu'elle utilisera de l'eau non-potable pour éviter de siphonner le réseau local. Le géant américain affirme aussi maintenir son objectif de bilan carbone neutre d'ici à 2040.

La soif d'électricité des centres de données est telle que, depuis quelques années, de plus en plus d'infrastructures installent, directement près de leurs serveurs, des centrales dédiées et hors-réseau, comme d'immenses groupes électrogènes.

Si elles sont moins polluantes que les centrales à charbon, celles à gaz restent des sources importantes d'émissions responsables du réchauffement climatique, d'autant plus que la production de gaz naturel provoque des fuites de méthane, un gaz au très puissant effet de serre.

Ces centrales émettent aussi des gaz toxiques et des particules fines qui peuvent représenter des dangers pour la santé.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".