Un Palestinien portant un drapeau blanc tué par l’armée israélienne, selon des images d’ITV

Un groupe de cinq Palestiniens brandissant un drapeau blanc, quelques instants avant que l'un d'entre eux ne soit tué par un soldat israélien (Photo, Capture d'écran).
Un groupe de cinq Palestiniens brandissant un drapeau blanc, quelques instants avant que l'un d'entre eux ne soit tué par un soldat israélien (Photo, Capture d'écran).
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Publié le Mercredi 24 janvier 2024

Un Palestinien portant un drapeau blanc tué par l’armée israélienne, selon des images d’ITV

  • «Aucun endroit n'est sûr à Gaza», a déclaré Ramzi Abou Sahloul, un Palestinien de 55 ans, à un cameraman quelques instants avant d'être tué par l’armée israélienne
  • Le père de famille vendait des vêtements pour enfants pour gagner sa vie. Répondant à une question d’ITV News, l’armée israélienne a nié l’existence d’«exécutions sur le terrain»

LONDRES: Un civil palestinien de Gaza portant un drapeau blanc a été tué par des soldats israéliens alors qu'il tentait de secourir des membres de sa famille. La scène a été filmée par un cameraman d'ITV News.

La tragédie s'est produite quelques minutes seulement après que la victime, identifiée comme étant Ramzi Abou Sahloul, a été interviewée par la chaîne d’informations britannique.

Ramzi Abou Sahloul, qui parlait l’anglais, s’est déplacé à plusieurs reprises en raison de la guerre menée par Israël contre Gaza. Après avoir, dans un premier temps, fui la ville de Gaza au début de la guerre, la famille s’est à nouveau retrouvée déracinée, cette fois en évacuant Khan Younès pour Rafah.

La famille fait partie des centaines de milliers de personnes coincées entre la frontière égyptienne et les forces de défense israéliennes. «Aucun endroit n'est sûr à Gaza», a-t-il déclaré à un cameraman travaillant pour ITV News. «L’armée israélienne est partout. Ils nous tirent dessus dans nos maisons, dans les immeubles et dans la rue.»

S'exprimant devant la caméra, Abou Sahloul a indiqué qu'il essayait de retrouver sa mère et son frère pour les mettre en sécurité.

L'interview était terminée et le cameraman s'éloignait. Il s'est ensuite retourné pour prendre une dernière photo du groupe de cinq hommes, lorsqu'il y a eu soudainement le bruit sourd de coups de feu.

Le cameraman a filmé le groupe immobile, les mains levées, dont l'une tenant un drapeau blanc.

Les cinq hommes ont commencé à courir, mais Abou Sahloul s'est effondré au sol en quelques secondes. Il avait reçu une balle dans la poitrine. L'un des hommes a placé le drapeau sur ses blessures. Ils l'ont soulevé, et l’on a vu rougir le drapeau blanc.

Ce mari et père, âgé de 51 ans, ne bougeait plus. Il semble qu'il soit décédé sur le coup. 

Alors que les hommes tentaient de le transporter en lieu sûr, d'autres coups de feu ont retenti, le bruit d'une balle passant à proximité laissant supposer que le groupe était toujours pris pour cible.

Finalement, ils ont déplacé le corps vers un endroit plus sûr, où sa veuve a commencé à le pleurer.

Ramzi Abou Sahloul vendait des vêtements pour enfants pour gagner sa vie. Répondant à une question d’ITV News, l’armée israélienne a nié l’existence d’«exécutions sur le terrain».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".