Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sanctionnent des financiers du Hamas

Des combattants palestiniens des Brigades Al-Qassam, la branche armée du mouvement Hamas, regardent vers une position de l'armée israélienne et une antenne de surveillance. (AFP)
Des combattants palestiniens des Brigades Al-Qassam, la branche armée du mouvement Hamas, regardent vers une position de l'armée israélienne et une antenne de surveillance. (AFP)
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sanctionnent des financiers du Hamas

  • Parmi les personnalités ciblées figure Zuheir Shamlakh, financier-clef du Hamas depuis 2019, qui a notamment poussé le mouvement islamiste palestinien à utiliser les crypto-monnaies
  • Il s'agit de la troisième série de sanctions britanniques et américaines depuis l'attaque sans précédent lancée par le Hamas le 7 octobre sur le sol israélien,

LONDRES: Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont annoncé lundi de nouvelles sanctions à l'encontre de cinq personnes et d'une entité-clef dans le financement du Hamas et du Djihad islamique palestinien.

Ces sanctions coordonnées "envoient un message clair au Hamas : le Royaume-Uni et ses partenaires sont déterminés à garantir que ceux qui financent les activités terroristes n'ont nulle part où se cacher", a déclaré le chef de la diplomatie britannique David Cameron, cité dans un communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères.

"Pour parvenir à un cessez-le-feu durable à Gaza, le Hamas ne peut plus être au pouvoir ni menacer Israël. En perturbant les réseaux financiers qui soutiennent les opérations du Hamas, notamment depuis l'Iran, ces sanctions soutiennent cet objectif crucial", a-t-il encore affirmé.

Parmi les personnalités ciblées figure Zuheir Shamlakh, financier-clef du Hamas depuis 2019, qui a notamment poussé le mouvement islamiste palestinien à utiliser les crypto-monnaies.

M. Shamlakh "a utilisé les monnaies numériques et des systèmes de transfert d'argent informels pour envoyer d'importantes sommes au Hamas depuis l'Iran avant les tragiques attentats du 7 octobre", a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères.

Ces cinq personnes sont désormais soumises à un gel de leurs avoirs au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et à un "embargo ciblé sur les armes". Ils sont également sujets à une interdiction de séjour.

Il s'agit de la troisième série de sanctions britanniques et américaines depuis l'attaque sans précédent lancée par le Hamas le 7 octobre sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de plus de 1 140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes.

Israël a juré "d'anéantir" le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007. Ses opérations militaires y ont fait 25 295 morts, en grande majorité des femmes, enfants et adolescents, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé du Hamas.

L'Union européenne, qui considère également le Hamas comme une organisation terroriste, a annoncé vendredi de nouvelles sanctions envers six personnes accusées de financer le Hamas, déjà préalablement ciblées pour certaines par le Royaume-Uni et les Etats-Unis en novembre.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.