Une femme nommée présidente de Japan Airlines, une rareté au Japon

Mitsuko Tottori (à droite), directrice générale de Japan Airlines, qui deviendra président de la compagnie aérienne à partir du 1er avril, et l'actuel président Yuji Akasaka posent pour les médias lors d'une conférence de presse à Tokyo le 17 janvier 2024 (Photo, AFP) .
Mitsuko Tottori (à droite), directrice générale de Japan Airlines, qui deviendra président de la compagnie aérienne à partir du 1er avril, et l'actuel président Yuji Akasaka posent pour les médias lors d'une conférence de presse à Tokyo le 17 janvier 2024 (Photo, AFP) .
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Publié le Mercredi 17 janvier 2024

Une femme nommée présidente de Japan Airlines, une rareté au Japon

  • 13,2% des postes de cadres au Japon étaient occupés par des femmes en 2021
  • Cette ancienne hôtesse de l'air de Japan Airlines a débuté sa carrière dans la société en 1985, et a commencé à occuper des postes à responsabilité à partir de 2005

TOKYO: Mitsuko Tottori, 59 ans, a été nommée mercredi présidente de la compagnie aérienne Japan Airlines à compter du 1er avril, alors que les promotions de femmes au sommet de la hiérarchie sont encore rares dans les grandes entreprises nippones.

Cette ancienne hôtesse de l'air de Japan Airlines a débuté sa carrière dans la société en 1985, et a commencé à occuper des postes à responsabilité à partir de 2005.

Mme Tottori va remplacer Yuji Akasaka, 61 ans, qui va lui prendre la présidence du conseil d'administration de Japan Airlines à compter du 1er avril. Leurs deux nominations devront être validées lors de l'assemblée générale ordinaire du groupe en juin.

En 2022 les femmes n'occupaient que 15,5% des sièges des conseils d'administration des grandes entreprises japonaises cotées en Bourse, soit environ la moitié de la moyenne dans les pays industrialisés membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le plus faible ratio parmi les pays du G7.

13,2% des postes de cadres occupés par des femmes

Et seulement 13,2% des postes de cadres au Japon étaient occupés par des femmes en 2021, le plus faible taux parmi les pays de l'OCDE et très en-deçà de l'objectif d'au moins 30% que le gouvernement nippon visait initialement pour 2020, et qu'il a repoussé l'an dernier à 2030 pour les grandes entreprises cotées.

Ces changements à la tête de Japan Airlines interviennent alors qu'un avion de ligne de la compagnie a été impliqué dans une collision au sol le 2 janvier à l'aéroport de Tokyo-Haneda, qui a fait cinq morts dans l'autre appareil, un avion plus petit des garde-côtes japonais.

Tous les 379 passagers et membres d'équipage de l'Airbus A350 de Japan Airlines avaient eux pu évacuer sains et saufs avant que l'avion, qui avait pris feu immédiatement après le choc, ne soit entièrement dévoré par les flammes.

Une enquête est toujours en cours pour éclairer les circonstances de l'accident, mais plusieurs indices laissent déjà à penser que l'avion de Japan Airlines n'était pas en tort, contrairement à l'appareil des garde-côtes.

"J'ai passé la plus grande partie de ma carrière en première ligne en matière de sécurité et de services à la clientèle, c'est-à-dire dans la division du personnel de cabine", a rappelé mercredi Mme Tottori lors d'une conférence de presse.

"La sécurité opérationnelle est le socle des compagnies aériennes, et je continuerai à démontrer mon ferme engagement" en la matière, a-t-elle promis.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.