Al-Habtoor Group intente une action en justice contre le Liban pour violation du traité d’investissement

En décembre dernier, le président du groupe, Khalaf al-Habtoor, a affirmé à Arab News que la valeur initiale des investissements directs du groupe au Liban s’élevait à plus d’un milliard de dollars, auxquels s’ajoutaient 500 millions de dollars d’investissements indirects (Photo, Reuters).
En décembre dernier, le président du groupe, Khalaf al-Habtoor, a affirmé à Arab News que la valeur initiale des investissements directs du groupe au Liban s’élevait à plus d’un milliard de dollars, auxquels s’ajoutaient 500 millions de dollars d’investissements indirects (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 12 janvier 2024

Al-Habtoor Group intente une action en justice contre le Liban pour violation du traité d’investissement

  • «Le Liban et sa Banque centrale ont violé le traité bilatéral en imposant des restrictions, empêchant le transfert de fonds de plus de 44 millions de dollars via des banques libanaises», assure le groupe émirati
  • Dans une lettre de mise en demeure adressée au gouvernement libanais en janvier, le groupe a déclenché la période de réflexion de six mois énoncée dans le traité entre les EAU et le Liban

RIYAD: Le conglomérat d’entreprises Al-Habtoor Group a adressé une lettre de mise en demeure au Liban pour violation de son traité bilatéral d’investissement avec les Émirats arabes unis (EAU).

En vertu de ce traité, conclu en 1999, Beyrouth s’est engagé à protéger les investissements émiratis sur son sol. Le différend porte sur les importants investissements du conglomérat émirati au Liban, qui s’élèvent à près d’un milliard de dollars (1 dollar = 0,91 euro).

En décembre dernier, le président du groupe, Khalaf al-Habtoor, a affirmé à Arab News que la valeur initiale des investissements directs du groupe au Liban s’élevait à plus d’un milliard de dollars, auxquels s’ajoutaient 500 millions de dollars d’investissements indirects.

Ces investissements concernent notamment le système bancaire libanais, des hôtels de luxe affiliés à Hilton Hotels & Resorts, un centre commercial, la destination de divertissement et de loisir Habtoor Land, ainsi que diverses autres entreprises immobilières à travers le pays.

Cependant, en raison du ralentissement économique, la valeur actuelle de ces investissements est pratiquement nulle, ce qui nuit à quelque 500 employés au Liban.

Le groupe basé aux EAU affirme que «le Liban et sa Banque centrale ont violé le traité bilatéral en imposant des restrictions, empêchant le groupe de transférer librement des fonds s’élevant à plus de 44 millions de dollars à partir des banques libanaises».

«Le Liban n’a pas non plus réussi à garantir un environnement sûr et sain pour les entreprises et les investissements du groupe Al-Habtoor. En raison des actions du Liban, le groupe Al-Habtoor a subi et continue de subir des pertes et des dommages importants», indique un communiqué publié par le groupe.

Le conglomérat, représenté par le cabinet d’avocats international White & Case LLP, a exprimé son intention de faire valoir ses droits tant au niveau national qu’international.

Dans une lettre de mise en demeure adressée à divers organes du gouvernement libanais au début du mois de janvier 2024, le groupe a déclenché la période de réflexion de six mois énoncée dans le traité entre les EAU et le Liban.

«Si le différend n’est pas résolu durant cette période et que les revendications du groupe ne sont pas réglées, la société se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre la République libanaise aux niveaux local et international, comme le prévoit le traité», ajoute le communiqué.

Dans une précédente interview accordée à Arab News, le président du groupe avait mis en garde contre un retrait complet du Liban si le gouvernement ne parvenait pas à protéger les investissements du conglomérat.

M. Al-Habtoor a insisté sur le devoir moral et l’obligation légale du gouvernement libanais d’indemniser et de protéger les investissements étrangers. «Si je trouve aujourd’hui un acheteur pour ce que j’ai investi là-bas à un prix négociable, je vendrai tout», a déclaré le magnat des affaires, témoignant de la gravité de la situation.

Fondé en 1970, le groupe Al-Habtoor est un acteur important dans les secteurs de l’hôtellerie, de l’automobile, de l’immobilier, de l’éducation et de l’édition au Liban. Malgré les difficultés économiques, le groupe a rouvert les hôtels Grand et Metropolitan, reflétant ainsi son engagement à soutenir les communautés locales et à créer des possibilités d’emploi.

Le Liban est confronté à une profonde instabilité politique, à des crises financières et à des menaces extérieures, ce qui amène les investisseurs étrangers, en particulier ceux des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à s’inquiéter de la protection de leurs intérêts commerciaux. M. Al-Habtoor a appelé au démantèlement urgent des groupes armés qui contrôlent les ressources de l’État, afin d’assurer la survie et la relance économique du Liban.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Renault et Nissan remanient leur alliance, notamment en ce qui concerne leurs participations croisées

Cette photo combinée montre les logos de Nissan Motor (à gauche) et de Renault (à droite) affichés à Tokyo le 17 janvier 2023. (Photo de Kazuhiro NOGI / AFP)
Cette photo combinée montre les logos de Nissan Motor (à gauche) et de Renault (à droite) affichés à Tokyo le 17 janvier 2023. (Photo de Kazuhiro NOGI / AFP)
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  • Le nouvel accord prévoit également la cession de la participation de 51 % de Nissan dans l'usine de Chennai, en Inde, dont Renault prendrait le contrôle.
  • Nissan est également « libéré de son engagement à investir dans Ampere », filiale du groupe Renault dédiée à la production de véhicules électriques.

PARIS : Les constructeurs automobiles Renault et Nissan ont annoncé lundi être tombés d'accord pour remanier leur accord de février 2023, revoyant leur alliance. À la clé : la possibilité pour les deux entreprises de descendre à 10 % de participations croisées, au lieu de 15 % actuellement.

Le nouvel accord prévoit également la cession de la participation de 51 % de Nissan dans l'usine de Chennai, en Inde, dont Renault prendrait le contrôle intégral, et la production par le constructeur français sur le continent européen d'un véhicule dérivé de Twingo pour le compte de l'entreprise japonaise.

Nissan est également « libéré de son engagement à investir dans Ampere », filiale du groupe Renault dédiée à la production de véhicules électriques, ont indiqué les deux partenaires dans un communiqué.

Renault « a un fort intérêt à voir Nissan redresser sa performance le plus rapidement possible », a souligné le directeur général du groupe français, Luca de Meo, cité dans le communiqué.

« Dans un esprit pragmatique et orienté vers les affaires, nous avons discuté des solutions les plus efficaces pour soutenir son plan de redressement », a-t-il ajouté.

Nissan, qui rencontre des difficultés, est engagé dans des réductions d'effectifs et de capacités massives. Selon son PDG Ivan Espinosa, l'entreprise souhaite « créer un modèle économique plus agile et efficace qui nous permettra de réagir rapidement à l’évolution des conditions du marché et de conserver les liquidités pour nos investissements futurs ».

« Nos projets de nouveaux SUV pour le marché indien sont toujours d’actualité et nous poursuivrons nos exportations de véhicules vers d'autres marchés », a précisé M. Espinosa.

Le rachat des parts de Nissan dans l'usine de Chennai aura un impact de 200 millions d'euros sur la trésorerie de Renault, a indiqué le groupe, qui a confirmé sa perspective financière pour l'année 2025.

Il est également prévu que Renault, via Ampere, développe un dérivé de Twingo conçu par Nissan pour le marché européen à partir de 2026.

Enfin, les deux constructeurs pourront faire descendre leurs participations croisées à 10 %, sous réserve d'un processus « organisé et coordonné avec l'autre société ».

Actuellement, Renault et Nissan détiennent chacun 15 % de participations croisées. L'accord libère également Nissan de l'obligation d'injecter, comme prévu auparavant, 600 millions d'euros dans Ampere.

Cet amendement de l'accord sur l'alliance Renault-Nissan et la résiliation de l'accord d'investissement dans Ampere seront effectifs « sous réserve de la réalisation de certaines conditions préalables, attendue d’ici fin mai » prochain, stipule le communiqué, sans préciser ces conditions.


Le prince héritier saoudien émet des directives pour freiner la hausse des prix des terrains et des loyers à Riyad

En réponse à la hausse des prix des terrains et des coûts de location à Riyad, le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur de l'immobilier. (SPA)
En réponse à la hausse des prix des terrains et des coûts de location à Riyad, le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur de l'immobilier. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur immobilier,
  • La décision fait suite à une étude menée par la Commission royale pour la ville de Riyad et le Conseil des affaires économiques et du développement.

RIYAD : En réponse à la hausse des prix des terrains et des coûts de location à Riyad, le prince héritier Mohammed bin Salman a ordonné samedi une série de mesures visant à atteindre la stabilité dans le secteur immobilier, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Cette décision fait suite à une étude menée par la Commission royale pour la ville de Riyad et le Conseil des affaires économiques et du développement, qui a évalué les défis auxquels est confronté le marché de la capitale saoudienne.

Un aspect clé de la directive sera la levée des restrictions sur les transactions foncières et le développement dans le nord de Riyad.

Cette mesure permettra la vente, l'achat, la division et la subdivision de terrains dans les zones désignées, ainsi que la délivrance de permis de construire, a rapporté l'agence de presse SPA.

Les zones concernées comprennent une section de 17 kilomètres carrés au nord de Riyad, bordée par la route King Khalid à l'ouest et la route Prince Saud bin Abdullah bin Jalawi au sud, ainsi qu'une zone de 16,2 kilomètres carrés au nord de la route King Salman, qui s'étend jusqu'à la route Abu Bakr Al-Siddiq et le district d'Al-Qayrawan.

Ces ajouts, combinés aux suspensions précédemment levées couvrant 48,28 kilomètres carrés, portent la superficie totale disponible pour le développement à Riyad à 81,48 kilomètres carrés.

Afin d'améliorer l'accès au logement, le RCRC a été chargé de fournir aux citoyens des terrains résidentiels planifiés et aménagés.

Entre 10 000 et 40 000 parcelles seront mises à disposition chaque année au cours des cinq prochaines années, à un prix plafonné à 1 500 riyals le mètre carré. Ces terrains seront proposés aux citoyens mariés ou aux personnes âgées de plus de 25 ans, à condition qu'ils ne possèdent pas de biens immobiliers.

Des règles strictes régiront la délivrance de ces terrains, interdisant la revente, la location ou l'hypothèque pendant 10 ans, sauf s'ils servent à financer une construction. Si le terrain reste inexploité pendant cette période, le gouvernement en redeviendra propriétaire et l'acheteur sera remboursé.

Pour stimuler davantage l'offre immobilière, des amendements au système de redevances sur les terres blanches (une politique conçue pour encourager le développement des terres vacantes) seront introduits dans les 60 jours.

En outre, des mesures réglementaires seront mises en œuvre dans les 90 jours pour assurer un juste équilibre entre les propriétaires et les locataires.

Enfin, l'Autorité générale de l'immobilier et le RCRC ont été chargés de surveiller et de contrôler les prix de l'immobilier à Riyad.

Ils soumettront des rapports périodiques pour évaluer l'efficacité de ces mesures et garantir la stabilité et l'accessibilité du marché immobilier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La campagne de logement de Good Regions a reçu 1,8 milliard de don pendant le ramadan

Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature. (AFP)
Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature. (AFP)
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  • Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature.
  • « Cette large participation reflète l'esprit de responsabilité sociale de notre peuple et incarne la vision nationale qui consiste à fournir aux familles méritantes une stabilité résidentielle digne », a déclaré M. Al-Kuraidis.

RIYAD : Un total de 1,8 milliard de riyals saoudiens (491,7 millions de dollars) a été donné à la campagne de logement Jood Regions d'Arabie saoudite au cours du mois de Ramadan.

Cette initiative a permis de soutenir plus de 11 479 familles grâce à des dons en espèces, des solutions de financement, des dons pour la construction d'unités de logement et des contributions en nature.

Abdulaziz Al-Kuraidis, secrétaire général de la National Developmental Housing Corporation (Sakan), a remercié tous les donateurs de la campagne, y compris le roi Salman et le prince héritier Mohammed bin Salman, qui ont donné un total combiné de 150 millions de SR.

« Cette large participation reflète l'esprit de responsabilité sociale de notre peuple et incarne la vision nationale qui consiste à fournir aux familles méritantes une stabilité résidentielle digne », a déclaré M. Al-Kuraidis.

« À la Fondation Sakan, en collaboration avec nos partenaires, nous continuerons à développer des initiatives et des partenariats innovants qui contribuent au développement durable et aident à atteindre les objectifs de la Vision 2030 saoudienne. »

Al-Kuraidis a déclaré que la plateforme continuerait à faire progresser les objectifs de la Fondation Sakan en mettant en œuvre des projets complets.

La campagne Jood Regions vise à fournir des logements adéquats aux familles dans toute l'Arabie saoudite. Elle a été lancée pour la première fois pendant le Ramadan 2024 et a fourni plus de 10 000 unités de logement aux familles dans le besoin dans les 13 provinces.

L'initiative comprend des événements visant à sensibiliser et à encourager la participation de la communauté, en réunissant des entrepreneurs, des dirigeants et d'autres personnes pour s'assurer que les citoyens peuvent accéder à un logement convenable avec facilité et fiabilité, réalisant ainsi les objectifs des initiatives de développement du logement.

La plateforme Wad Al-Iskan a joué un rôle essentiel dans le succès de la campagne Jood Regions, a déclaré M. Al-Kuraidis. La plateforme est une autre initiative de Sakan qui permet aux gens d'aider les familles à obtenir un logement adéquat en soumettant leurs dons en ligne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com