AlUla Falcons Cup démarre avec un prix de 16 millions de dollars

La Coupe des Faucons d'AlUla 2023 a débuté jeudi avec une cagnotte de 60 millions de riyals saoudiens. (@SaudiFalconClub)
La Coupe des Faucons d'AlUla 2023 a débuté jeudi avec une cagnotte de 60 millions de riyals saoudiens. (@SaudiFalconClub)
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

AlUla Falcons Cup démarre avec un prix de 16 millions de dollars

  • L’événement est une collaboration entre le Club saoudien des faucons et la Commission royale pour AlUla, et se poursuivra jusqu'au 5 janvier
  • Ce partenariat vise à promouvoir l’héritage des fauconniers du Royaume et à célébrer la véritable culture de la fauconnerie au niveau international

RIYAD: La Coupe des Faucons d'AlUla 2023 a débuté jeudi avec une cagnotte de 60 millions de riyals saoudiens (1 riyal = 0,24 euro), a rapporté l’agence de presse saoudienne. 

Cet événement, est une collaboration entre le Club saoudien des faucons et la Commission royale pour AlUla, et se poursuivra jusqu'au 5 janvier.

Organisé au Mughira Heritage Sports Village d’AlUla, il devrait décerner les plus grands prix de l'histoire des compétitions internationales de fauconnerie.

Walid al-Taweel, porte-parole officiel du Club saoudien des faucons, a salué le partenariat entre le club et la Commission royale pour AlUla.

Ce partenariat vise à promouvoir l’héritage des fauconniers du Royaume, à célébrer la véritable culture de la fauconnerie au niveau international, à sensibiliser la population à l’environnement, et à soutenir les fauconniers saoudiens, a-t-il ajouté.

Walid al-Taweel a indiqué: «Les récompenses s’élèvent à 60 millions de riyals saoudiens, faisant de cette compétition la plus importante en termes de valeur de récompenses à l'échelle internationale.»

«Elle comprend quatre sections: trois d'entre elles sont réservées aux courses de faucons (Al-Milwah), tandis que la quatrième est un concours de beauté (Al-Mazayen)», a-t-il précisé.

«La première section est destinée aux propriétaires et professionnels saoudiens, qui s'affronteront dans 24 manches pour des prix d'une valeur de 10,4 millions de riyals saoudiens. Le deuxième volet comprend les finalistes locaux et internationaux du Festival de fauconnerie du roi Abdelaziz. Ils s'affronteront dans 48 manches pour des prix d'une valeur de 28,6 millions de riyals.»

«Le troisième parcours de la coupe est divisé en six manches pour les faucons d'élite locaux et internationaux, avec des prix totalisant 10,5 millions de riyals. Le quatrième parcours est dédié à la compétition de beauté Al-Mazayen et comporte six manches pour les participants locaux, avec des prix atteignant 10,2 millions de riyals», a-t-il précisé.

Walid Al-Taweel a énuméré les types de faucons qui participeront à l’événement: lanier, pèlerin (Shaheen), gyr pur et gerr shaheen, entre autres.

Cet événement s'inscrit dans le prolongement du succès du Festival de fauconnerie du roi Abdulaziz, qui a récemment pris fin, a-t-il ajouté.

Le festival a inscrit son nom pour la troisième fois dans le Livre Guinness des records en tant que plus grande compétition de fauconnerie au monde. Au total, 2 654 faucons en provenance de huit pays ont pris part à l'événement.

La compétition Al-Milwah à AlUla débute tous les jours à 9 heures, tandis que les compétitions Al-Mazayen auront lieu du 2 au 4 janvier à 20 heures chaque jour.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite conclut sa participation à la Foire internationale du livre de Pékin 2024

Les visiteurs du pavillon saoudien à la Foire internationale du livre de Pékin 2024. (Fournie)
Les visiteurs du pavillon saoudien à la Foire internationale du livre de Pékin 2024. (Fournie)
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  • Le Royaume a participé à la Foire internationale du livre de Pékin en tant qu'invité d'honneur.
  • Les visiteurs ont pu découvrir la culture, les arts et le patrimoine saoudiens grâce à une expérience culturelle intégrée.

RIYADH : L'Arabie saoudite a conclu sa participation à la Foire internationale du livre de Pékin 2024, qui s'est tenue du 19 au 23 juin dans la capitale chinoise.

L'Arabie saoudite a participé à la Foire internationale du livre de Pékin en tant qu'invité d'honneur, où elle a mis en avant certains aspects de la culture saoudienne.

Le pavillon du Royaume a été largement visité par le public chinois, étant le point fort de l'exposition, a rapporté l'agence de presse saoudienne. Les visiteurs ont pu découvrir la culture, les arts et le patrimoine saoudiens à travers une expérience culturelle intégrée.

La Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction a dirigé les efforts, tandis que d'autres entités culturelles ont participé, telles que la Commission du patrimoine, la Commission des arts culinaires, la Commission de la mode, la Fondation du roi Abdulaziz pour la recherche et les archives (Darah), l'Académie mondiale du roi Salman pour la langue arabe, la Bibliothèque publique du roi Abdulaziz, l'Association saoudienne de l'édition et le ministère de l'investissement.

Le pavillon saoudien a joué un rôle important dans la promotion du dialogue culturel et la présentation de la culture saoudienne au public chinois grâce à un programme culturel comprenant 15 sessions de dialogue.

Le prix Prince Mohammed bin Salman pour la coopération culturelle entre l'Arabie saoudite et la Chine avait un pavillon spécial à l'exposition, pour souligner l'importance des échanges culturels et de la coopération entre les deux pays.

L'Académie mondiale du roi Salman pour la langue arabe a organisé le Forum linguistique saoudo-chinois en coopération avec la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, qui comprenait un symposium intitulé "La langue arabe et la langue chinoise, histoire et relations".

La participation de l'académie au pavillon saoudien, sous l'égide du ministère de la Culture, faisait partie de ses activités visant à présenter ses projets et programmes de diffusion de la langue arabe, d'enseignement à des locuteurs non natifs au niveau local et mondial, et à souligner les efforts du Royaume pour servir l'arabe de manière à améliorer le statut de la langue et de la culture.

Lors de la foire du livre, plusieurs accords ont été signés entre des éditeurs saoudiens et chinois, notamment un accord de coopération dans le cadre de l'initiative de traduction Tarjem, qui prévoit la traduction en arabe des livres "The Forbidden City : A History of China Since the Fifteenth Century" et "Historical Tales of the Great Wall of China".

La Foire internationale du livre de Pékin a été lancée en 1986 par le China National Publications Import and Export Group. C'est l'une des plus grandes foires du livre au monde et la plus influente en Chine et sur le continent asiatique, avec plus de 2 600 exposants de 100 pays.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Paris: début de la semaine de la haute couture avec Schiaparelli, Dior et Iris Van Herpen

Le mannequin britannique Lily Cole présente une création d'Iris Van Herpen lors du défilé Haute-Couture automne-hiver 2024 dans le cadre de la Fashion Week de Paris, à Paris, le 24 juin 2024 (Photo, AFP).
Le mannequin britannique Lily Cole présente une création d'Iris Van Herpen lors du défilé Haute-Couture automne-hiver 2024 dans le cadre de la Fashion Week de Paris, à Paris, le 24 juin 2024 (Photo, AFP).
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  • Suivront dans la journée les défilés des maisons Dior, Iris Van Herpen, Rahul Mishra et Giambattista Valli
  • Il s'agit d'un événement fermé, où seuls la presse et les clients peuvent assister aux présentations de pièces uniques nécessairement faites à la main

PARIS: La semaine de la haute couture, événement de mode semestriel, a débuté lundi à Paris avec le traditionnel défilé de Schiaparelli, en velours noir vertigineux, crêpe rouge et silhouettes cinématographiques.

Le design en largeur continue d'être la marque de fabrique de cette maison, avec des robes en velours ultra cintrées et des épaules larges. La robe Schiaparelli est mouvante, en crêpe rouge avec un décolleté plongeant comme une piste d'atterrissage et des panneaux volants.

"Je ne voulais pas jouer avec les ficelles habituelles ou de nouveau le bébé robot (une création futuriste du dernier défilé devenue virale sur les réseaux, NDLR) ou quoi qui puisse porter de l'ombre à la maîtrise du vêtement", a confié à la presse après le défilé Daniel Roseberry, le créateur américain aux ciseaux pour Schiaparelli depuis 2019.

Suivront dans la journée les défilés des maisons Dior, Iris Van Herpen, Rahul Mishra et Giambattista Valli.

A ne pas confondre avec la semaine de la mode parisienne, la semaine de la haute couture féminine se déroule en janvier pour l'été et à mi-année pour l'hiver, uniquement à Paris, car il s'agit d'une spécificité française protégée par un statut légal.

Il s'agit d'un événement fermé, où seuls la presse et les clients peuvent assister aux présentations de pièces uniques nécessairement faites à la main.

30 maisons 

Jusqu'à jeudi, 30 maisons de haute couture présentent leurs créations, avec les absences de Valentino et de Fendi et deux nouveaux entrants depuis un an dans ce cercle fermé de l'excellence, Balenciaga et Thom Browne.

La montante Maison Margiela avec son designer en voie de rédemption, John Galliano, ne défile qu'une fois par an et ne peut pas prétendre au label.

Pour une maison de mode, ajouter ce double tour annuel à son arc est une bonne idée commerciale, tant les clients se bousculent sur les marché asiatiques et du Golfe. Lanvin et Saint Laurent sous Vaccarello pourraient prétendre à un retour en haute couture.

Mais il semble y avoir embouteillage chez les artisans. "Nous avons un vrai problème de capacités", a confié à l'AFP le créateur de la ligne haute couture de Fendi, Kim Jones (chez Dior Homme à l'année), qui a préféré renoncer pour cette collection.

Ces créations principalement destinées aux tapis rouges, grands événements de la jet-set et galas, attirent une foule de stars venues en repérage, dont Kylie Jenner, Gigi Hadid et Doja Cat chez Schiaparelli.


A Montpellier, le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara fait danser les contrastes

Le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara (à gauche) et une danseuse se produisent sur scène lors d'une répétition du ballet "Voix du désert" dans le cadre du Festival Montpellier Danse au Théâtre de l'Agora à Montpellier, dans le sud de la France, le 21 juin 2024 (Photo ,AFP).
Le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara (à gauche) et une danseuse se produisent sur scène lors d'une répétition du ballet "Voix du désert" dans le cadre du Festival Montpellier Danse au Théâtre de l'Agora à Montpellier, dans le sud de la France, le 21 juin 2024 (Photo ,AFP).
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  • Pour ses créations, le chorégraphe nippon n'impose pas ses mouvements
  • Mais il ne délivre pas de mots ni de consignes non plus

MONTPELLIER: "C'est une pièce créée pour toucher l'âme des êtres humains": avec "Voice of desert", Saburo Teshigawara a présenté au festival Montpellier Danse une pièce pour cinq danseurs empreinte de contrastes, entre délicatesse et brutalité, dans l'écrin d'un théâtre à ciel ouvert.

Lorsque le chorégraphe japonais entre en scène samedi soir, son corps ne s'impose pas. Il se glisse dans une atmosphère. Ses membres ondulent jusqu'au bout des doigts, fluides puis épris de sursauts finement maîtrisés. Avec sa partenaire, Rihoko Sato, ils respirent le fragile.

"C'est une pièce créée pour toucher l'âme des êtres humains. +Voice of Desert+ (NDLR: la voix du désert") dessine, par le corps, nos voix intérieures, celles de notre corps, de notre esprit. Ces voix s'expriment à l'intérieur avant de s'exprimer à l'extérieur", a-t-il expliqué à l’AFP avant cette première dans laquelle il danse et réalise la chorégraphie, mais aussi la lumière, la scénographie et les costumes.

Né en 1953 à Tokyo, le chorégraphe a d'abord étudié les arts plastiques et la danse classique. Jeune, il s'est interdit de réaliser sa première pièce avant l'âge minimum de 30 ans, convaincu de devoir étudier sans relâche pour oser créer ensuite.

"J'ai décidé que je devais étudier la musique, l'écriture, les matériaux, les éléments et m'étudier moi-même. Puis j'ai eu besoin de créer ma propre méthode", dévoile-t-il. En 1985, à 32 ans, il fonde sa compagnie, Karas, avec l'artiste Kei Miyata. Et il reçoit un Lion d’Or en 2022 à la Biennale de Venise, pour l'ensemble de sa carrière.

Les oppositions intriguent le chorégraphe qui s'interroge au quotidien sur les contradictions dans nos vies, dans l'environnement, dans ce qu'il perçoit, à 70 ans, de son propre point de vue: "Mon corps est petit, mes yeux sont petits, ma vision du monde est petite, et le monde est vraiment trop grand pour moi".

«Les luttes créent l'équilibre»

"Mais ce sont les contradictions qui nous permettent d'être au milieu. Les luttes créent l'équilibre", ajoute-t-il.

Dans “Voice of desert“, à nouveau joué lundi soir à Montpellier, les contraires sont régulièrement provoqués. Ainsi, la quiétude des corps de Saburo Teshigawara, Rihoko Sato et Kei Miata est dérangée par deux trublions, perruque noire sur la tête, déboulant sur le plateau en chutant sans cesse. Le contraste est criant.

Sa méthode, nourrie de ces antonymies, est bâtie sur le mouvement de la respiration, sur la relation avec le sol, enrichie du corps des autres danseurs et danseuses.

Pour ses créations, le chorégraphe nippon n'impose pas ses mouvements. "C'est au danseur lui-même de les découvrir, par le langage".

Mais il ne délivre pas de mots ni de consignes non plus. Saburo déclame des poèmes, des textes inspirants, que Rihoko Sato, sa partenaire de scène depuis plus de 25 ans, "écoute et ressen(t) de différentes façons. Certains textes reviennent beaucoup, c'est ce qui fait naître les mouvements dans mon corps", témoigne-t-elle.

Prolifique, Saburo Teshigawara crée une dizaine de pièces par an dans son théâtre au Japon. Mais, pour "Voice of desert", il a été largement inspiré par le lieu, la scène montpelliéraine de l'Agora, en extérieur, qui s'insère dans un ancien couvent en demi-lune avec, pour fond, une arche de pierres calcaires.

"Nous sommes habitués à des espaces clos et noirs qui nous plongent dans une imagination illimitée. A l'Agora, nous sommes sous les lumières du ciel, au milieu des pierres, soumis au vent", observe Saburo Teshigawara.

La scénographie est épurée. La lumière saupoudre les corps filiformes des danseurs, révélant doucement leurs ombres sur les vieilles pierres. Le souffle du vent revient, en toile de fond sonore, comme un refrain. Puis des mélodies de violons, de pianos, sont soudainement balayées par le fracas du tonnerre. Saburo Teshigawara fait briller les oppositions, en un clair-obscur.