En Suisse, la ministre de la Défense en passe d'être élue présidente

La présidente suisse Viola Amherd (Photo, AFP).
La présidente suisse Viola Amherd (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 13 décembre 2023

En Suisse, la ministre de la Défense en passe d'être élue présidente

  • Avocate et notaire, elle a commencé sa carrière politique dans les années 1990 dans son canton
  • Outre Mme Amherd, les 246 parlementaires suisses doivent élire mercredi les six autres membres du gouvernement

GENÈVE: Première femme ministre de la Défense de l'histoire suisse, la centriste Viola Amherd, devrait être élue mercredi à la présidence annuelle du pays, fonction largement symbolique, par le Parlement qui doit aussi désigner les ministres.

Le système politique suisse prévoit que les quatre premiers partis soient représentés au sein du Conseil fédéral (gouvernement). Par ailleurs, les sept ministres, une fois élus, choisissent leur portefeuille en fonction de leur ancienneté.

A moins d'une surprise, l'élection de Mme Amherd, 61 ans, est attendue car les sept membres du Conseil fédéral exercent la présidence de la Confédération à tour de rôle.

Le Parlement a en effet pour habitude d'élire à la présidence le ministre qui l'année précédente siégeait à la vice-présidence, un poste qu'occupait l'an dernier Mme Amherd, réputée pour être une femme discrète mais déterminée.

Avocate et notaire, elle a commencé sa carrière politique dans les années 1990 dans son canton, le Valais, et est considérée comme la ministre qui travaille le mieux, selon un sondage publié cet été par le premier groupe de presse de Suisse Tamedia.

Inconnue du grand public avant son arrivée au gouvernement, elle a hérité en 2019 du ministère de la Défense, un poste qu'elle ne convoitait guère mais d'où elle a su gagner la confiance de la population et se faire apprécier des autres partis.

Sur fond de guerre en Ukraine, elle a enchaîné les succès politiques, parvenant à faire avaliser un budget militaire en considérable hausse, le choix par le Parlement de l'avion de combat américain F-35 et la création d'un secrétariat d'Etat pour la sécurité au sein de son ministère.

Elle a pour l'instant réussi à esquiver les polémiques comme lorsque le groupe de défense public Ruag a été critiqué pour une affaire de réexportation d'armes ou lorsque l'ancien chef du Service de renseignement a été accusé de recourir à des méthodes douteuses.

Célibataire revendiquée, elle avait fait une apparition remarquée lors de la grève des femmes en 2019, en s'affichant avec un badge féministe aux côtés d'autres parlementaires sur la place située devant le Palais fédéral, où siègent à la fois le gouvernement et le Parlement.

Un poste ministériel vacant 

Outre Mme Amherd, les 246 parlementaires suisses doivent élire mercredi les six autres membres du gouvernement, dont cinq sont candidats à leur propre succession.

A moins d'une surprise, les cinq devraient être réélus, même si les Verts, bien qu'en recul lors des dernières élections parlementaires d'octobre, ont fait le choix de présenter malgré tout un candidat.

En Suisse, les quatre premiers partis - UDC (Union démocratique du centre, droite radicale), parti socialiste (PS), PLR (parti des libéraux radicaux), et Le Centre - se partagent les sept portefeuilles ministériels, selon le système dit de la "formule magique": 2-2-2-1.

Le départ annoncé pour la fin de l'année du ministre de la Santé, le très populaire socialiste Alain Berset, n'a laissé qu'un seul poste vacant.

Le Parti socialiste a lancé deux candidats, Beat Jans, 59 ans, diplômé en agrotechnique et en sciences de l'environnement, et Jon Pult, 39 ans, qui a les nationalités suisse et italienne, pour lui succéder.

Les parlementaires devront également désigner la vice-présidente du Conseil fédéral qui devrait être par ordre d'ancienneté Karin Keller-Sutter. A la tête du ministère des Finances, elle a chapeauté en début d'année le rachat de Credit Suisse par UBS.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.