«Ce que Singapour a accompli en 60 ans, l'Arabie saoudite veut le réaliser en 15 ans», déclare le PDG du groupe Diriyah

L’Oasis des médias réunit une délégation saoudienne lors d'un événement de trois jours avant l'annonce de l'Expo 2030 par le Bureau international des expositions. (Fournie)
L’Oasis des médias réunit une délégation saoudienne lors d'un événement de trois jours avant l'annonce de l'Expo 2030 par le Bureau international des expositions. (Fournie)
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Publié le Mardi 26 mars 2024

«Ce que Singapour a accompli en 60 ans, l'Arabie saoudite veut le réaliser en 15 ans», déclare le PDG du groupe Diriyah

  • L’Oasis des médias réunit une délégation saoudienne lors d'un événement de trois jours avant l'annonce de l'Expo 2030 par le Bureau international des expositions
  • «Dans le cas de Diriyah, 140 millions de mètres carrés doivent être terminés et nous serons prêts à accueillir des visiteurs venus du monde entier»

PARIS: L’Oasis des médias est un événement de trois jours organisé par le ministère saoudien de l'Information qui met en lumière la transformation économique, culturelle et de développement du Royaume.

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L’Oasis des médias comprend neuf sections, de l'hospitalité à la culture en passant par le sport, avec la présence de Riyad Expo 2030, Diriyah, Neom, le ministère des Sports, Visit Saudi, entre autres. (Fournie)

Sa 5e édition se tient au pavillon Vendôme, à Paris, avant l'annonce par le Bureau international des expositions (BIE) du pays hôte de l'Expo 2030. Elle réunit une délégation composée de ministres saoudiens, du maire de Riyad et des dirigeants des mégaprojets saoudiens. Son objectif est de discuter des différents projets, réalisés ou non, dans le cadre de la Vision 2030, de l'aspect futuriste du Royaume d'ici à 2030 et de la raison pour laquelle Riyad est l'endroit idéal pour accueillir la prochaine exposition mondiale après Osaka en 2025.

L’Oasis des médias comprend neuf sections, de l'hospitalité à la culture en passant par le sport, avec la présence de Riyad Expo 2030, Diriyah, Neom, le ministère des Sports, Visit Saudi, entre autres, pour présenter la «ville de demain», le patrimoine saoudien et les trésors culturels du pays.

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Diriyah est un modèle de développement urbain et de renaissance culturelle. (Fournie)

L’Arabie saoudite accueillera notamment La Coupe d’Asie des nations de football 2027 ainsi que les Trojena Winter Games (Jeux d'hiver de Trojena). Le ministère des Sports travaille sur 33 nouveaux événements pour 2024 et il a le souci d’intégrer la notion de durabilité dans les efforts de transformation du Royaume, les événements et les activités sportives qu’il organise.

Diriyah est un modèle de développement urbain et de renaissance culturelle. Ce projet ambitieux aspire à compter parmi les centres culturels, pôles touristiques et destinations de divertissement de rayonnement international. Jerry Inzerillo, PDG du groupe Diriyah, a expliqué à Arab News que Diriyah était au cœur de cette métamorphose du Royaume pour 2030 et au-delà.

«Nous sommes bénis, à ce stade, de connaître deux grands leaders visionnaires en même temps: le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed ben Salmane. La Vision 2030 a pour mission d’apporter de la joie et du bien-être à tous les habitants du Royaume.»

«La raison pour laquelle l’Expo 2030 est plus importante pour l'Arabie saoudite que pour quiconque est que nous pensons qu'elle nous permettra d'accueillir des personnes du monde entier pour voir les accomplissements du Royaume d'ici à 2030.»

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«La raison pour laquelle l’Expo 2030 est plus importante pour l'Arabie saoudite que pour quiconque est que nous pensons qu'elle nous permettra d'accueillir des personnes du monde entier pour voir les accomplissements du Royaume d'ici à 2030.» (Fournie)

«Le prince héritier a déclaré que nous ne montrerons pas seulement notre engagement, mais nous serons également physiquement présents pour montrer à quel point cela nous tient à cœur. Je pense que c'est une stratégie très réfléchie et brillante», a ajouté M. Inzerillo.

Au-delà de cette annonce, les mégaprojets s’élaborent afin d’atteindre les objectifs de la Vision 2030. Un dialogue continu est maintenu entre l'Arabie saoudite et le reste du monde pour répondre aux objectifs économiques, culturels et d'accueil du Royaume.

Avec cinquante ans d'expérience dans l'industrie du tourisme, M. Inzerillo a mentionné l'authenticité et la passion comme les moteurs qui alimentent les projets de Diriyah, site classé au patrimoine mondial de l'Unesco et lieu de naissance du Royaume.

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Dans les six années qui précéderont 2030, le plus grand défi devrait être la main-d'œuvre. (Fournie)

«Gagner l'enchère marque le début du travail, car nous avons une tâche colossale à accomplir pour tout finaliser d'ici à 2030. Dans le cas de Diriyah, 140 millions de mètres carrés doivent être terminés et nous serons prêts à accueillir des visiteurs venus du monde entier», a-t-il affirmé.

Dans les six années qui précéderont 2030, le plus grand défi devrait être la main-d'œuvre.

À ce sujet, M. Inzerillo a confié: «Nous avons de la chance, car le Royaume d'Arabie saoudite dispose d’une population très jeune et hautement qualifiée.»

«Ce que Singapour a fait en soixante ans, ce que les Émirats arabes unis ont réalisé dans le secteur du tourisme en trente ans, le prince héritier veut le réaliser en quinze ans.»

«Diriyah sera célèbre d'ici à 2030. Maintenant, nous devons lancer Neom et le Red Sea Project. La ville de Riyad sera méconnaissable, elle sera devenue l'une des grandes villes du G20 dans le monde, alors que le prince héritier poursuit son leadership mondial en tant que chef de gouvernement du G20», a-t-il conclu.


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.


Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement

Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir. (AFP)
Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
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  • Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël
  • "Il était quatre heures du matin (02H00 GMT), on dormait" lorsque l'armée israélienne a lancé son avertissement, raconte à l'AFP Sarah Saleh, 29 ans, qui dit avoir entendu des tirs alertant les habitants du danger

BEYROUTH: Sarah Saleh et sa famille ont fui en pyjama mercredi, après que l'armée israélienne a averti d'une frappe sur un immeuble du coeur de Beyrouth, proche de l'école reconvertie en centre d'accueil qui les abrite.

Mais plusieurs autres bombardements contre deux quartiers populaires voisins, sans avertissement, ont violemment pris par surprise les habitants, en pleine nuit et au petit matin.

Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

"Il était quatre heures du matin (02H00 GMT), on dormait" lorsque l'armée israélienne a lancé son avertissement, raconte à l'AFP Sarah Saleh, 29 ans, qui dit avoir entendu des tirs alertant les habitants du danger.

Avec ses parents, son frère, ses soeurs et leurs enfants, "nous avons fui en pyjama", vers une place du centre-ville, ajoute-t-elle.

Les enfants "se sont mis à pleurer et à paniquer, c'était déchirant", dit-elle, portant un masque pour se protéger de la poussière qui se dégage des décombres du bâtiment visé, dans le quartier de Bachoura, proche d'une des principales artères de la capitale.

"Le bruit était terrifiant (...) Tout Beyrouth a été secoué", affirme cette déplacée de la banlieue sud de Beyrouth, réfugiée dans la même école qui l'avait abritée lors de la guerre précédente de 2024.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran en menant une attaque contre Israël en représailles des frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Israël a riposté en lançant une vaste campagne de frappes aériennes, notamment sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en parallèle d'opérations terrestres dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a également bombardé à plusieurs reprises des bâtiments en plein coeur de la capitale, parfois sans avertissement.

"Ce qui est effrayant, c'est qu’ils sont en train de frapper sans prévenir", déclare la jeune femme.

"Heureusement qu'ils ont émis un avertissement ici, parce que dans l’école qui nous accueille il y a des enfants et des bébés", ainsi que des personnes âgées, soupire-t-elle.

"Terrifiant" 

A quelques encablures de là, à Zokak al-Blatt, quartier densément peuplé proche du siège du gouvernement et de plusieurs ambassades, des habitants déblayent les débris et les éclats de verre laissés par la dernière frappe sur les voitures et dans les rues.

Des engins dégagent la route et transportent les décombres, tandis que des commerçants vont et viennent devant des devantures brisées, sous le bourdonnement d'un drone israélien survolant la capitale.

Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir.

"Ma famille et moi avons été terrifiés", raconte Haidar, 68 ans, qui habite à proximité. "Quand il n’y a pas d’avertissement, c’est très difficile", ajoute ce commerçant.

Il explique que sa femme, cédant à l'effroi, tente de trouver refuge ailleurs après que le quartier a été visé plusieurs fois depuis le début de la guerre.

Dans la rue, une femme pleure et une famille avec enfants, portant des sacs et une poupée rose, quitte les lieux.

L'une des frappes, menée sans avertissement, a tué le directeur des programmes politiques de la télévision du Hezbollah, al-Manar, selon la chaîne.

Les bombardements israéliens ont tué au moins 912 personnes, dont 111 enfants, depuis début mars, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes - plus du sixième de la population du petit pays.

"Nous pouvons à peine parler (...) Nous sommes épuisés", dit Zainab, 65 ans, qui vit à proximité  et se trouvait chez elle avec des proches lors de la dernière frappe.

Le bombardement "était très fort (..) comme s'il se produisait au-dessus de nos têtes", dit-elle.

"Nous avons peur (..) toutes les heures ou deux heures, ils frappent quelque part", ajoute-t-elle. Mais "où sommes-nous censés partir?".


Iran: les Etats-Unis et Israël frappent l'installation gazière de South Pars 

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  • "Il y a quelques instants, certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars/North Dome, située dans la ville portuaire de Kangan, "ont été frappées par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste"
  • L'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar. Il fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran, qui l'exploite depuis la fin des années 1990

TEHERAN: Une frappe menée mercredi par Israël et les Etats-Unis a touché des installations iraniennes sur un important site gazier du Golfe, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d'Etat, alors que la guerre est dans sa troisième semaine.

"Il y a quelques instants, certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars/North Dome, située dans la ville portuaire de Kangan, "ont été frappées par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste", a déclaré la télévision, citant le gouverneur adjoint de la province méridionale de Bouchehr.

Elle a ajouté que des équipes de pompiers avaient été dépêchées sur les lieux pour maîtriser l'incendie.

L'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar. Il fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran, qui l'exploite depuis la fin des années 1990.

Israël avait déjà frappé des installations iraniennes de ce site au cours de la guerre des 12 jours de juin 2025.

Le pays a lancé de nouvelles frappes contre l'Iran le 28 février, conjointement avec les Etats-Unis, tuant au premier jour son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant une guerre qui s'est étendue à tout le Moyen-Orient.