Gestion durable des forêts: Un rapport de la Banque mondiale souligne les défis et priorités pour l’Algérie

Un homme observe un feu de forêt dans la région d'Ait Daoud, dans le nord de l'Algérie, le 13 août 2021 (Photo, AFP).
Un homme observe un feu de forêt dans la région d'Ait Daoud, dans le nord de l'Algérie, le 13 août 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Gestion durable des forêts: Un rapport de la Banque mondiale souligne les défis et priorités pour l’Algérie

  • Les feux de forêt sont identifiés comme le principal risque pour les forêts algériennes, aggravant des facteurs tels que la déforestation, le changement climatique et la surexploitation des ressources
  • Les incendies dévorent en moyenne 20 000 hectares de terres forestières en Algérie chaque année

ALGER: Un nouveau rapport de la Banque Mondiale met en lumière les défis et les priorités pour la gestion durable des forêts algériennes, soulignant l'urgence d'actions concertées pour protéger ces écosystèmes essentiels. Les forêts algériennes, étendues sur l'Atlas tellien et les Hauts Plateaux, couvrent environ 4,1 millions d'hectares, représentant une richesse naturelle cruciale pour le pays.

Selon le rapport, les forêts algériennes sont principalement composées de maquis, représentant 59% de la superficie totale, tandis que les forêts proprement dites, comprenant des espèces telles que le pin d'Alep et le chêne-liège, couvrent 41% de la superficie totale. Le rééquilibrage de la répartition des tiges pour certaines espèces pose des défis pour le rajeunissement et la préservation de ces précieux écosystèmes, note le rapport.

Le rôle économique des forêts est souligné dans le rapport, mettant en avant leur contribution historique à l'économie algérienne grâce à des bois de construction de qualité, des produits forestiers non ligneux en demande croissante, et des services écosystémiques essentiels. Pourtant, le défi de répondre aux besoins croissants avec des ressources naturelles vulnérables est relevé, avec une tendance à la baisse de l'exploitation formelle du bois depuis 1994.

Toujours selon le rapport de la Banque mondiale, les feux de forêt sont identifiés comme le principal risque pour les forêts algériennes, aggravant des facteurs tels que la déforestation, le changement climatique et la surexploitation des ressources. Bien que le nombre annuel de feux de forêt ait augmenté au cours des dernières décennies, la surface incendiée reste relativement stable, mais les feux de grande ampleur génèrent des coûts importants et des pertes de services écosystémiques.

Les incendies dévorent en moyenne 20 000 hectares de terres forestières en Algérie chaque année.

«Croissance plus verte»

Si le rapport souligne les efforts de l'Algérie pour mettre en place une gestion intégrée des feux de forêt, impliquant plusieurs acteurs tels que la Direction Générale des Forêts (DGF), la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), les collectivités locales, la Gendarmerie nationale, et les citoyens, il met néanmoins en évidence la nécessité de renforcer les ressources humaines et logistiques pour faire face à l'ampleur de ces phénomènes.

Par ailleurs, le rapport analyse les forces, faiblesses, opportunités et menaces du secteur forestier algérien. Parmi les forces identifiées figurent des institutions bien établies, des ressources humaines motivées, des infrastructures existantes, un nouveau cadre législatif en construction, et des projets de développement rural. Pourtant, des faiblesses telles que des outils standardisés et des moyens insuffisants sont également signalées.

Quant aux opportunités, la Banque mondiale met en avant l'utilisation des technologies de l'information, la valorisation des services des forêts, la mise à jour des connaissances sur les ressources forestières, et le développement de nouveaux projets.

Les menaces identifiées comprennent des formations forestières altérées, le changement climatique, la crise économique mondiale, la pression foncière, la collecte illégale de produits forestiers, et l'ampleur des investissements nécessaires pour une gestion durable.

La publication de ce rapport appuie l'importance cruciale de prendre des mesures immédiates pour préserver le patrimoine forestier algérien et garantir un avenir durable pour ses forêts, estiment les auteurs du rapport. La coordination des efforts des parties prenantes et des décideurs est essentielle pour atténuer les risques pesant sur les écosystèmes forestiers et les populations, en particulier face aux défis croissants des feux de forêt et du changement climatique, précise le rapport.

«Ce rapport offre à l'Algérie une feuille de route pour la gestion durable de ses ressources forestières, réduisant le risque d'incendies de forêt et tirant parti du potentiel des forêts pour une croissance plus verte, la création d'emplois et une meilleure résilience climatique», espère Kamel Braham, représentant résident de la Banque mondiale dans le pays.


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.


Pentagone: Le Koweït a abattu «par erreur» des avions de combat américains

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.
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  • Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne"
  • Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué

KOWEIT: Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus "par erreur" par sa défense aérienne, a indiqué l'armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L'Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, "au cours d'une confrontation intense, comprenant des attaques d'avions iraniens, de missiles balistiques et de drones", des avions de combat américains "ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne", a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d'équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir "immédiatement lancé", après le crash, "les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l'évacuation des équipages et à leur transfert vers l'hôpital".

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l'armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d'Ali Al-Salem.

"Menace persistante" 

Du côté de l'ambassade américaine, une épaisse fumée noire s'est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l'AFP.

L'ambassade n'a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à "ne pas venir à l'ambassade", en faisant état de "menace persistante d'attaques de missiles et de drones".

Le personnel de l'ambassade est "confiné sur place", a-t-elle ajouté.

De la fumée s'élevant au-dessus d'une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l'une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s'est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l'AFP s'être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d'Oman, dans l'attaque d'un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d'Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d'habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.