Gaza, «cimetière pour les enfants»: Plus de 10 000 morts palestiniens

Une unité militaire israélienne tire depuis un endroit non divulgué près de la frontière de la bande de Gaza (Photo, Reuters).
Une unité militaire israélienne tire depuis un endroit non divulgué près de la frontière de la bande de Gaza (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 07 novembre 2023

Gaza, «cimetière pour les enfants»: Plus de 10 000 morts palestiniens

  • Des responsables de l’ONU jugent «inacceptable» la poursuite des bombardements sur Gaza
  • Israël défie les demandes internationales en faveur d'un cessez-le-feu

NEW YORK: La guerre d'Israël contre Gaza transforme l'enclave palestinienne en «un cimetière pour les enfants», a déclaré lundi le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

En effet, le nombre de Palestiniens tués en un mois de frappes aériennes et de bombardements d'artillerie a dépassé les 10 000, dont plus de 4 000 enfants.

La protection des civils «doit être primordiale», a déclaré M. Guterres. «Nous devons agir maintenant pour trouver un moyen de sortir de cette impasse brutale, horrible et angoissante de destruction», a-t-il ajouté, en appelant une nouvelle fois à un cessez-le-feu humanitaire immédiat.

Israël a défié les demandes internationales croissantes en faveur d'un cessez-le-feu et affirme que les otages pris par les militants du Hamas lors de leur attaque contre le sud d'Israël le 7 octobre devraient être libérés en premier.

Des responsables au sein des Nations unies ont appelé à l'arrêt immédiat de la guerre. «Une population entière est assiégée et attaquée, privée d’accès aux éléments essentiels à sa survie, bombardée dans ses maisons, ses abris, ses hôpitaux et ses lieux de culte. Cette situation est inacceptable. Nous avons besoin d'un cessez-le-feu humanitaire immédiat. Cela fait 30 jours. Trop c'est trop. Cela doit cesser immédiatement», ont-ils déclaré.

Parmi les 18 signataires de la déclaration figurent Volker Turk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'Organisation mondiale de la santé, et Martin Griffiths, responsable de l'aide humanitaire des Nations unies.

Le bombardement aérien, terrestre et maritime de la bande de Gaza a été l'un des plus intenses depuis le début de l'offensive israélienne à la suite de l'attaque du 7 octobre, au cours de laquelle le Hamas a tué 1 400 personnes et pris plus de 240 otages.

«Corps démembrés»

Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que des dizaines de personnes avaient été tuées par les frappes aériennes israéliennes dans la ville de Gaza et, plus au sud, dans des quartiers de Gaza tels que Zawaida et Deir al-Balah. Des sources médicales ont indiqué qu'au moins 75 Palestiniens ont été tués et 106 blessés dans ces attaques. Les autorités sanitaires ont fait état de huit morts lors d'une frappe aérienne sur l'hôpital de cancérologie Rantissi, dans la ville de Gaza.

Selon le ministère, les forces israéliennes ont tué au moins 47 personnes lors des frappes de dimanche dans le camp de réfugiés de Maghazi, dans la bande de Gaza. 

«Toute la nuit, les autres hommes et moi-même avons essayé de dégager les morts des décombres. Nous avons trouvé des enfants, des corps démembrés et déchiquetés», a déclaré Saeed al-Nejma, 53 ans.

Dans une autre attaque, 21 Palestiniens d'une même famille ont été tués dans des frappes aériennes, selon le ministère de la Santé. L'armée israélienne a déclaré que ses frappes avaient touché «des tunnels, des terroristes, des complexes militaires, des postes d'observation et des postes de lancement de missiles antichars». Les troupes au sol ont tué plusieurs combattants du Hamas lors de la prise d'un complexe militant contenant des postes d'observation, des zones d'entraînement et des tunnels souterrains.

Les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis dans la région visent à réduire les risques d'escalade du conflit.

Le secrétaire d'État, Antony Blinken, s'est rendu à Ankara pour rencontrer le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, qui a insisté sur l’urgence d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.