Le secrétaire général de l’OMT salue le rôle de premier plan de l’Arabie saoudite dans le secteur

Deuxième jour de la conférence organisée à Riyad à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2023. Les participants ont assisté à des tables rondes. (Photo AN/Huda Bashatah)
Deuxième jour de la conférence organisée à Riyad à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2023. Les participants ont assisté à des tables rondes. (Photo AN/Huda Bashatah)
Deuxième jour de la conférence organisée à Riyad à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2023. Les participants ont assisté à des tables rondes. (Photo AN/Huda Bashatah)
Deuxième jour de la conférence organisée à Riyad à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2023. Les participants ont assisté à des tables rondes. (Photo AN/Huda Bashatah)
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Publié le Vendredi 29 septembre 2023

Le secrétaire général de l’OMT salue le rôle de premier plan de l’Arabie saoudite dans le secteur

  • Plusieurs initiatives, dont la plupart ont trait au rôle naissant de l’Arabie saoudite dans le secteur mondial du tourisme, ont été annoncées au cours d’une conférence organisée à Riyad
  • Le dialogue interculturel et la diplomatie culturelle sont des aspects essentiels du tourisme qui aident les nations à se développer et à croître économiquement sur la scène mondiale

RIYAD: La durabilité et le tourisme, ainsi que la croissance rapide du secteur en Arabie saoudite et son importance dans la promotion du dialogue interculturel à travers le monde ont fait l’objet d’une table ronde au dernier jour d’un rassemblement international du secteur à Riyad.
Le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Zurab Pololikashvili, a pris la parole lors de la séance privée organisée pour marquer la Journée mondiale du tourisme.
L’événement de cette année a réuni plus de cinquante ministres du Tourisme et des centaines de représentants de haut rang des secteurs public et privé en provenance de près de soixante-dix pays. «C’est la première fois que cela se produit et nous en sommes très heureux», déclare M. Pololikashvili.
Plusieurs initiatives, dont la plupart ont trait au rôle naissant de l’Arabie saoudite dans le secteur mondial du tourisme, ont été annoncées au cours de la conférence.
La nécessité d’élargir les connaissances sur la durabilité de cette industrie figurait parmi les priorités de la réunion et Zurab Pololikashvili a révélé que les responsables de l’OMT travaillaient en étroite collaboration avec Riyad pour créer un centre chargé d’aborder cette question au sein du Royaume.
«Le centre constituera une sorte de cerveau où seront générés tous les projets et toutes les lignes directrices et à partir duquel nous pourrons soutenir les États membres.»
«Depuis le centre, nous soutiendrons les programmes et les projets éducatifs qui favorisent une meilleure compréhension de la durabilité. À partir de cette base, nous aiderons les pays à renforcer le développement durable du tourisme dans leur pays», ajoute-t-il.
Le bureau officiel de l’agence onusienne pour le Moyen-Orient est basé à Riyad depuis 2021.
M. Pololikashvili affirme: «Nous voulons mettre en place un programme très clair en matière de développement durable.»
Il indique que le projet devrait être inauguré en septembre de l’année prochaine, avec un programme de licence et des étudiants répartis entre la capitale espagnole, Madrid, et Lucerne, en Suisse.
«Le programme fournira des connaissances sur la durabilité à la jeune génération qui disposera alors d’une méthodologie claire quant à la manière de parvenir au développement durable», poursuit-il.
Zurab Pololikashvili met en lumière les progrès réalisés dans le Royaume en matière de développement du tourisme.
Au cours de la table ronde, il déclare: «Nous devons travailler ensemble pour rendre l’Arabie saoudite encore plus accessible. Les investissements dans les infrastructures et les règles changent chaque jour. C’est donc l’occasion d’attirer de plus en plus d’événements.»
«Il y a quelques années encore, le pays était totalement fermé aux voyages internationaux. Désormais, vous voyez des gens venir d’Argentine, du Chili, du Japon et du monde entier.»
«Près de vingt ministres africains sont présents. Cela ne s’est jamais produit et personne n’aurait pu imaginer que cela se produirait il y a cinq ans. Les étapes sont en place. C’est une vision à long terme. Il ne s’agit pas uniquement de l’initiative Vision 2030. De nombreux autres événements se dérouleront ici.»
Il soutient que le dialogue interculturel et la diplomatie culturelle sont des aspects essentiels du tourisme qui aident les nations à se développer et à croître économiquement sur la scène mondiale.
«Le tourisme est le meilleur moyen pour les gens d’apprendre à se connaître. Au cours des cinq ou dix prochaines années, nous nous efforcerons de faire du tourisme un moyen de relier les gens et de rapprocher le monde.»
«Le tourisme nous rapproche et il fait partie de notre nouvelle stratégie de marque. C'est une réalité. Le tourisme ne se réduit pas à des mots et à de belles images», ajoute M. Pololikashvili.
Selon lui, le tourisme se résumait autrefois à se rendre à l'hôtel et à en revenir. «Désormais, il relie beaucoup plus d'industries et de personnes, et c'est le moyen de promouvoir les relations interculturelles.»
Il note que ce sont ces relations qui favorisent un dialogue constructif et contribuent à promouvoir la paix mondiale.
«Plus nous voyageons, plus nous sommes instruits et plus nous en savons sur la culture et les habitants des nouvelles destinations. C’est d’ailleurs ce que fait le gouvernement ici en Arabie saoudite», conclut M. Pololikashvili.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.