Le ministère saoudien de la Santé lutte contre le harcèlement scolaire

Ci-dessus, des bus scolaires garés dans un espace ouvert à Riyad. Une étude récente a relevé des taux plus élevés de brimades parmi les enfants dans les écoles du pays. (AFP)
Ci-dessus, des bus scolaires garés dans un espace ouvert à Riyad. Une étude récente a relevé des taux plus élevés de brimades parmi les enfants dans les écoles du pays. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 23 septembre 2023

Le ministère saoudien de la Santé lutte contre le harcèlement scolaire

  • La campagne vise à promouvoir un environnement sûr et solidaire, et à sensibiliser aux signes de harcèlement
  • Le ministère a encouragé les élèves victimes de harcèlement à en ignorer les auteurs, à s'en éloigner et à communiquer avec les enseignants, les parents ou toute autre personne en qui ils ont confiance

RIYAD : Le ministère saoudien de la Santé a récemment lancé une campagne visant à lutter contre les brimades à l'école et à améliorer le bien-être psychologique et éducatif des élèves du pays.

La campagne de sensibilisation présentera aux élèves les différentes formes de harcèlement et leur impact, dans le but de réduire les incidents et de favoriser un environnement scolaire positif.

« Il est essentiel d'avoir une initiative qui informe les élèves dès leur plus jeune âge sur le harcèlement et en particulier sur ses formes diverses car il ne consiste pas nécessairement à donner des coups de pied, pousser ou endommager les biens de quelqu'un », a déclaré Nada Al-Yhaya, professeur d'anglais basée à Dhahran.

Elle ajoute : « La plupart du temps, les brimades sont verbales et peuvent être beaucoup plus destructrices que les physiques. En tant qu'enseignante, je suis confrontée à la plupart des cas de violences verbales, qui sont malheureusement en augmentation.

Ghanem Saad Al-Ghanem, consultant en sociologie à la King Fahad Medical City, a déclaré que les signes de dépression, les changements d'humeur ou de comportement, le manque de sommeil ou la perte d'appétit sont d'autres signes silencieux de harcèlement chez les enfants. (Fourni)

Selon une étude menée par la Commission nationale pour l'enfance du Royaume, 57 % des garçons et 43 % des filles sont victimes de harcèlement à l'école.

Les taux de harcèlement étant plus élevés parmi les enfants dans les écoles, il peut être difficile de savoir si un enfant est victime de harcèlement, à moins qu'il ne s'exprime à ce sujet ou qu'il ne présente des ecchymoses ou des blessures visibles.

« Il existe des signes silencieux qui indiquent qu'un enfant est victime de harcèlement, notamment une baisse de son niveau scolaire ou un sentiment d'anxiété à la réception d'un SMS ou d'un courriel, le désir de ne plus utiliser l'ordinateur, le fait d'éviter les situations sociales ou de se retirer des réunions de famille ou d'amis », a précisé Ghanem Saad Al-Ghanem, consultant en sociologie à la King Fahad Medical City.

Il ajoute : « Les signes de dépression, les changements d'humeur ou de comportement, le manque de sommeil ou la perte d'appétit sont d'autres signes silencieux d'intimidation chez les enfants. »

Tout comme l'identification des signes d'intimidation, la compréhension des raisons sous-jacentes pour lesquelles les enfants deviennent des harceleurs peut également s'avérer difficile. Ces raisons peuvent être, entre autres, « la jalousie, la frustration, le fait d'être soi-même victime de harcèlement, le besoin de contrôler les autres ou la tentative de dissimuler ses propres faiblesses », a souligné Al-Ghanem.

 La campagne lancée par le ministère de la Santé vise à encourager des discussions ouvertes avec les élèves sur les différentes formes et conséquences des harcèlements et, plus important encore, à les éduquer sur la manière de réagir face à ces situations.

La campagne vise également à informer les parents et les familles sur les dangers des harcèlements, à leur donner des conseils sur la manière de réagir lorsque leur enfant ou quelqu'un qu'ils connaissent en est victime et à les encourager à surveiller leurs enfants.

« Lorsque les enfants sont écoutés, respectés et compris par leurs parents, ils se sentent à l'aise pour signaler les intimidations dont ils font l'objet », a poursuivi Al-Ghanem.

Le ministère a encouragé les élèves victimes de harcèlement à en ignorer les auteurs, à s'en éloigner et à communiquer avec les enseignants, les parents ou toute autre personne en qui ils ont confiance.

Il a souligné l'importance d'impliquer les enseignants et les directeurs d'école dans la création d'une équipe unie avec les élèves et les parents pour réduire les intimidations et a rappelé aux élèves que ces dernières constituent un comportement inacceptable qui entraîne des conséquences.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
Short Url
  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.