Harcèlement à l'école: Borne et Attal critiquent vertement la réaction du rectorat

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Publié le Lundi 18 septembre 2023

Harcèlement à l'école: Borne et Attal critiquent vertement la réaction du rectorat

  • "Ce courrier est une honte, une honte", a déclaré Gabriel Attal sur le perron de son ministère, après la diffusion par BFMTV d'échanges de courriers entre la famille, le proviseur de son lycée et le rectorat de Versailles au printemps 2023
  • Le rectorat qualifiait d'"inacceptables" des propos des parents qui auraient "remis en cause" l'attitude des personnels de l'établissement scolaire

PARI: "Une honte", "choquant, "une défaillance": le ministre de l’Éducation et la Première ministre n'ont pas eu de mots assez durs samedi pour qualifier la teneur d'une lettre du rectorat de Versailles à la famille d'un lycéen de Poissy (Yvelines), qui se plaignait de harcèlement scolaire et qui s'est suicidé cette rentrée.

"Ce courrier est une honte, une honte", a déclaré Gabriel Attal sur le perron de son ministère, après la diffusion par BFMTV d'échanges de courriers entre la famille, le proviseur de son lycée et le rectorat de Versailles au printemps 2023, quelques mois avant le suicide de l'adolescent le 5 septembre.

Peu avant cette intervention, la Première ministre Élisabeth Borne avait qualifié de "choquant" le ton de la missive envoyée par le rectorat de Versailles le 4 mai dernier aux parents du lycéen.

Le rectorat qualifiait d'"inacceptables" des propos des parents qui auraient "remis en cause" l'attitude des personnels de l'établissement scolaire, selon cette lettre mise en ligne sur le site de BFMTV samedi. Enjoignant aux parents d'adopter une "attitude constructive et respectueuse" à leur égard, le courrier du rectorat leur rappelait par ailleurs les risques pénaux d'une dénonciation calomnieuse.

Pour Élisabeth Borne, "il y a eu manifestement défaillance sur le type de réponse adressé à des parents qui étaient extrêmement inquiets". "Évidemment c'est choquant", a-t-elle ajouté.

Gabriel Attal, qui était aux côtés de la famille vendredi pour les obsèques de l'adolescent mort à l'âge de 15 ans, a rappelé avoir diligenté une enquête administrative. "Ses inspecteurs ont démarré leurs travaux, ils me remettront leurs conclusions sous quinze jours", a-t-il dit.

"J'en tirerai toutes les conclusions, y compris en matière de sanctions", a dit le ministre, entré en fonction en juillet dernier.

"J’ai fait de la lutte contre le harcèlement la priorité absolue" mais "nous ne sommes toujours pas à la hauteur", a encore déclaré le ministre de l’Éducation.

Il réunira "dès lundi l'ensemble des rectrices et des recteurs, pour un audit dans l'ensemble des rectorats sur toutes les situations de harcèlement signalées aux rectorats sur l'année passée".

Les parents du lycéen harcelé à Poissy "outrés et effarés" par le courrier du rectorat

Les parents de l'adolescent qui s'est suicidé à la rentrée à Poissy (Yvelines), après s'être plaint l'année précédente de harcèlement, ont été "outrés et effarés de recevoir" des courriers de l'administration qui jugeaient leur attitude "inacceptable", a déclaré à l'AFP la mère du jeune homme.

"Nous avons été outrés et effarés de recevoir de telles lettres", dans lesquelles le rectorat évoquait les risques pénaux d'une dénonciation inexacte, a assuré la mère de Nicolas, Béatrice, qui a précisé ne pas avoir encore décidé si elle allait porter plainte.

 

« Défendre les élèves »

"Mon rôle, ce n'est pas défendre à tout prix une institution, c'est de défendre à tout prix la protection de nos élèves et de nos enfants et c'est comme ça que je continuerai à avancer", a-t-il conclu.

Scolarisé en classe de troisième au lycée professionnel des métiers Adrienne-Bolland à Poissy, l'adolescent avait signalé des faits de harcèlement en décembre 2022.

Selon les échanges de courriers révélés par BFMTV, les parents avaient rencontré le proviseur de l'établissement le 10 mars 2023 afin de "faire part de la détresse de notre fils quant au harcèlement qu'il subit depuis le mois d'octobre", selon leur lettre au proviseur. Ils y regrettaient que cette rencontre n'ait pas été suivie d'effets concrets selon eux.

"Une main courante a été déposée au commissariat de Poissy" et "il est incompréhensible que vous puissiez laisser un adolescent subir une telle violence verbale et psychologique sans réagir", écrivaient-ils au responsable.

Le proviseur avait répondu dans une longue lettre le 20 avril, en indiquant qu'il fallait bien "cerner la situation pour décider du mode opératoire à mettre en œuvre".

C'est la lettre du rectorat de Versailles, du 4 mai, qui a suscité l'indignation de Gabriel Attal.

Le jeune homme avait effectué sa rentrée dans un autre établissement le 4 septembre, à Paris. Il s'est pendu le lendemain.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.