Un tribunal fédéral somme le Texas de démanteler sa barrière flottante antimigrants

Un bateau des forces de l'ordre navigue le long d'une chaîne de bouées sur le Rio Grande à Eagle Pass, Texas, le 25 août 2023. (Photo SUZANNE CORDEIRO / AFP)
Un bateau des forces de l'ordre navigue le long d'une chaîne de bouées sur le Rio Grande à Eagle Pass, Texas, le 25 août 2023. (Photo SUZANNE CORDEIRO / AFP)
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Publié le Jeudi 07 septembre 2023

Un tribunal fédéral somme le Texas de démanteler sa barrière flottante antimigrants

  • Le ministère de la Justice a souligné que ces bouées représentaient un problème humanitaire et diplomatique, car elles vont à l'encontre des traités frontaliers conclus avec le Mexique
  • Depuis plusieurs années, des élus de droite, comme M. Abbott, dénoncent les arrivées d'immigrés clandestins qu'ils qualifient d'«invasion»

WASHINGTON: Un tribunal fédéral américain a donné mercredi au gouverneur du Texas, Greg Abbott, neuf jours pour démanteler la barrière flottante qu'il a fait installer en juillet sur le Rio Grande afin d'empêcher les traversées de migrants en provenance du Mexique.

Le tribunal fédéral siégeant à Austin, capitale de cet Etat du sud des Etats-Unis, s'est rangé aux arguments du gouvernement qui réclamait la suspension de la réalisation de cet ouvrage.

Le gouverneur républicain du Texas a aussitôt annoncé qu'il faisait appel de cette décision.

Le tribunal a interdit aux autorités de l'Etat et à toute entité travaillant à leur service de "construire ou d'ajouter quelque bouée, barrage ou structure de quelque type que ce soit sur le Rio Grande", en attendant une décision sur le fond d'une juridiction supérieure.

Il leur ordonne en outre de "repositionner d'ici le 15 septembre" tous les éléments déjà existants composant cette barrière flottante "sur la rive du Rio Grande côté Texas".

Le juge motive sa décision par les "dommages causés par la barrière flottante", citant "les énormes tensions qu'elle a provoquées sur les relations américano-mexicaines", ainsi que "les menaces pour la vie humaine et l'obstruction à la navigation libre et sûre".

Il estime également "probable" que le jugement au fond soit favorable au gouvernement fédéral.

Le ministère de la Justice à Washington a souligné que ces bouées représentaient un problème humanitaire et diplomatique, car elles vont à l'encontre des traités frontaliers conclus avec le Mexique.

"Nous sommes satisfaits que le tribunal ait jugé que la barrière était illégale et mettait irrémédiablement en danger les relations diplomatiques, la sécurité publique, la navigation et les opérations des agents fédéraux sur et autour du Rio Grande", a réagi dans un communiqué la procureure fédérale Vanita Gupta.

Depuis plusieurs années, des élus de droite, comme M. Abbott, dénoncent les arrivées d'immigrés clandestins qu'ils qualifient d'"invasion".

Mais l'administration du président démocrate Joe Biden assure que le nombre de traversées illégales a dégringolé depuis l'introduction de nouvelles règles concernant le droit d'asile.


Feu de végétation en Turquie: au moins onze morts, hécatombe de bétail

Une vue aérienne montre plusieurs dizaines d'animaux morts sur le sol dans le village de Koksalan à la suite d'un incendie de forêt dans la province de Diyarbakir le 21 juin 2024. Un gigantesque incendie de forêt qui a balayé plusieurs villages dans le sud-est de la Turquie, principalement kurde, a tué 11 personnes cette nuit, selon les autorités. Des centaines d'animaux ont également péri dans le brasier qui a parcouru le paysage sec, projetant des flammes dans le ciel nocturne. (Photo de Mahmut Bozarslan AFP)
Une vue aérienne montre plusieurs dizaines d'animaux morts sur le sol dans le village de Koksalan à la suite d'un incendie de forêt dans la province de Diyarbakir le 21 juin 2024. Un gigantesque incendie de forêt qui a balayé plusieurs villages dans le sud-est de la Turquie, principalement kurde, a tué 11 personnes cette nuit, selon les autorités. Des centaines d'animaux ont également péri dans le brasier qui a parcouru le paysage sec, projetant des flammes dans le ciel nocturne. (Photo de Mahmut Bozarslan AFP)
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  • Dans un bilan actualisé en début d'après-midi, le ministre de la Santé Fahrettin Koca a fait état de «onze morts et 78 personnes affectées»
  • Outre le bilan humain, les images de dizaines de chèvres, de moutons et d'ânes carbonisés, gisant dans les herbes brûlées de cette région principalement agricole et dédiée à l'élevage, ont été amplement partagées sur les réseaux sociaux

CINAR, Turquie : Au moins onze personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans un feu de végétation qui s'est propagé sous l'effet des vents à plusieurs villages du sud-est de la Turquie, provoquant également la mort de centaines d'animaux.

Dans un bilan actualisé en début d'après-midi, le ministre de la Santé Fahrettin Koca a fait état de «onze morts et 78 personnes affectées». Parmi elles, cinq ont dû être placées en soins intensifs, a-t-il précisé.

M. Koca avait précédemment annoncé «44 blessés, dont dix grièvement», dans cette zone rurale située entre les villes de Diyarbakir et de Mardin, proche de la frontière syrienne.

Outre le bilan humain, les images de dizaines de chèvres, de moutons et d'ânes carbonisés, gisant dans les herbes brûlées de cette région principalement agricole et dédiée à l'élevage, ont été amplement partagées sur les réseaux sociaux.

Les villageois de Köksalan, l'une des localités les plus affectées, ont rapporté à l'AFP avoir perdu la moitié de leurs quelque mille chèvres et moutons et s'employaient vendredi à collecter les carcasses de leurs bêtes.

Pour les animaux rescapés qui tenaient encore debout à grand peine, la robe brûlée dans les champs noirs calcinés, la peau parfois à vif, des appels aux vétérinaires volontaires ont été lancés.

«Mes frères vétérinaires, veuillez vous rendre dans la zone incendiée» lançait ainsi Seracettin Bedirhanoğlu, responsable provincial du principal parti d'opposition CHP de la région voisine de Van, sous des «images insupportables» d'animaux gravement blessés.

Selon le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, le feu a éclaté tard jeudi à cause d'un brûlage de chaumes dans une zone située à une trentaine de kilomètres au sud de Diyarbakir, où le thermomètre grimpe au-delà des 40 degrés en journée.

Les flammes se sont rapidement propagées sous l'effet du vent, touchant cinq villages.

Le sinistre a été maitrisé dans la nuit mais «les efforts de refroidissement» se poursuivaient vendredi, selon le ministre, par crainte d'une reprise du sinistre.

Des images diffusées dans la nuit sur les réseaux sociaux montraient un gigantesque incendie attisé par le vent et illuminant le ciel rouge, ainsi que de grands nuages de fumée.

Sept équipes d'urgence et trente-cinq ambulances ont été dépêchées sur les lieux, a précisé M. Koca.

Un nouveau foyer s'est déclaré vendredi matin près du village d'Ergani, dans la même région, mais a pu être circonscrit, selon un correspondant de l'AFP.

- Information judiciaire -

Une information judiciaire a été ouverte, a annoncé le ministre turc de la Justice, Yilmaz Tunç.

Dans la nuit, le parti prokurde d'opposition DEM, troisième force au parlement, avait exhorté les autorités à déployer des moyens aériens, comme elles l'ont fait rapidement ces derniers jours après des départs de feux dans l'ouest du pays.

«Jusqu'à présent, l'intervention terrestre a été insuffisante. Les autorités doivent intervenir plus largement et avec des moyens aériens sans perdre de temps», avait appelé le parti dans un communiqué.

Mardi, le trafic maritime avait dû être partiellement suspendu quelques heures dans le très fréquenté détroit des Dardanelles, dans le nord-ouest de la Turquie, en raison d'un feu de forêt.

Là aussi un feu de chaume allumé par un agriculteur avait été à l'origine du sinistre.

L'été 2021 avait été marqué par de violents incendies dans le sud-ouest de la Turquie, notamment dans la zone montagneuse escarpée de la province de Mugla, plantée de résineux. Un incendie avait même menacé une centrale électrique.

La population avait alors découvert, effarée, l'absence d'avions bombardiers d'eau en état de marche.

Près de 13.000 hectares ont été détruits par des incendies en Turquie en 2024, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (Effis).

Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète.

L'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroits représentent une combinaison idéale pour le développement des incendies, qui démarrent plus facilement quand la végétation et le sol sont très secs.


UE: les 27 confirment l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (devant à droite) arrive pour une photo de famille avec les chefs d'État et les représentants des pays lors du sommet sur la paix en Ukraine, dans la luxueuse station de Burgenstock, près de Lucerne, le 15 juin 2024. (Photo Ludovic Marin  AFP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (devant à droite) arrive pour une photo de famille avec les chefs d'État et les représentants des pays lors du sommet sur la paix en Ukraine, dans la luxueuse station de Burgenstock, près de Lucerne, le 15 juin 2024. (Photo Ludovic Marin AFP)
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  • Les Vingt-Sept vont d'abord ouvrir formellement les discussions avec l'Ukraine mardi après-midi, puis avec la Moldavie, selon une source diplomatique
  • L'UE a accordé en juin 2022 à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion, dans un geste hautement symbolique quelques mois après le début de la guerre déclenchée par Moscou, ainsi qu'à la Moldavie voisine

LUXEMBOURG : Les 27 pays de l'Union européenne ont confirmé l'ouverture mardi prochain de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie, a annoncé vendredi la présidence belge du Conseil de l'UE sur le réseau X.

Les ministres des Finances de l'UE, réunis vendredi à Luxembourg, ont adopté le cadre des négociations avec ces deux pays candidats, confirmant un accord de principe de leurs ambassadeurs à Bruxelles trouvé la semaine dernière. Cet accord ouvre la voie à l'ouverture formelle des négociations mardi à Luxembourg, a-t-on précisé de même source.

«Nous attendons avec impatience la semaine prochaine, le 25 juin, lorsque l'Ukraine et l'UE tiendront leur première conférence intergouvernementale, ce qui marquera le début effectif du processus de négociation», a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur X, saluant la réalisation d'un «rêve européen».

Les négociations d'adhésion entre l'UE et un pays tiers se font dans le cadre d'une conférence intergouvernementale (CIG).

Les Vingt-Sept vont d'abord ouvrir formellement les discussions avec l'Ukraine mardi après-midi, puis avec la Moldavie, selon une source diplomatique.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne avaient ouvert la voie à de telles négociations d'adhésion avec les deux anciennes républiques soviétiques, à la mi-décembre 2023.

Mais la Hongrie freinait jusque-là l'ouverture formelle des négociations avec l'Ukraine, jugeant que les conditions n'étaient pas réunies.

La Commission européenne a quant à elle estimé le 7 juin que l'Ukraine et la Moldavie avaient rempli toutes les conditions préalables à une ouverture de négociations formelles.

L'exécutif européen avait réclamé de Kiev des mesures pour lutter contre la corruption et l'emprise des oligarques. La Commission avait également demandé une meilleure prise en compte des minorités, une mesure réclamée avec insistance par Budapest, en raison de la présence en Ukraine d'une communauté hongroise.

L'UE a accordé en juin 2022 à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion, dans un geste hautement symbolique quelques mois après le début de la guerre déclenchée par Moscou, ainsi qu'à la Moldavie voisine.

L'ouverture de négociations est une étape dans un processus d'adhésion long et ardu. Une éventuelle entrée dans l'UE de l'Ukraine, un pays de plus de 40 millions d'habitants, et une puissance agricole, pose de nombreuses difficultés, à commencer par celle des aides financières.


L'Arménie annonce reconnaître l'Etat de Palestine

L'Arménie soutient une résolution de l'ONU sur un cessez-le-feu immédiat à Gaza et est favorable à une solution à deux États au conflit palestino-israélien. (DOSSIER/AFP)
L'Arménie soutient une résolution de l'ONU sur un cessez-le-feu immédiat à Gaza et est favorable à une solution à deux États au conflit palestino-israélien. (DOSSIER/AFP)
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  • Le pays a annoncé la reconnaissance de l'Etat de Palestine dans le but d'avancer vers la paix au Proche-Orient, insistant sur la «situation critique à Gaza»
  • Fin mai, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont aussi officiellement reconnu l'Etat de Palestine pour le même motif, suscitant la colère des autorités israéliennes

EREVAN: Le ministère arménien des Affaires étrangères a annoncé vendredi la reconnaissance de l'Etat de Palestine dans le but d'avancer vers la paix au Proche-Orient, insistant sur la "situation critique à Gaza".

"Réaffirmant son allégeance au droit international et aux principes d'égalité, de souveraineté et de coexistence pacifique des peuples, la République d'Arménie reconnaît l'Etat de Palestine", a indiqué le ministère dans un communiqué.

"Erevan désire sincèrement l'avènement d'une paix durable" dans la région, selon le ministère qui rappelle vouloir "l'instauration immédiate d'une trêve" dans la guerre à Gaza.

Hussein al-Sheikh, le secrétaire général du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a rapidement "salué" la décision prise par Erevan.

"C'est une victoire pour le droit, la justice, la légitimité et la lutte de notre peuple palestinien pour la libération et l'indépendance", a-t-il souligné sur le réseau social X.

Fin mai, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont aussi officiellement reconnu l'Etat de Palestine pour le même motif, suscitant la colère des autorités israéliennes.