Un musée raconte le développement de l'éducation en Arabie saoudite à travers plus de cinq mille objets

Le musée résulte de l’initiative personnelle de l’enseignant Ali al-Mouberek, qui collectionne et préserve des objets en lien avec l’éducation depuis vingt-cinq ans. (Agence de presse saoudienne)
Le musée résulte de l’initiative personnelle de l’enseignant Ali al-Mouberek, qui collectionne et préserve des objets en lien avec l’éducation depuis vingt-cinq ans. (Agence de presse saoudienne)
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Publié le Mardi 29 août 2023

Un musée raconte le développement de l'éducation en Arabie saoudite à travers plus de cinq mille objets

  • À travers une séquence chronologique, les visiteurs peuvent embarquer dans un voyage qui documente l’évolution de l’écosystème éducatif du Royaume
  • La visite comprend trente-deux sections, dont une exposition de programmes éducatifs ayant trait à de nombreuses matières anciennes et rares qui étaient autrefois enseignées dans les écoles

RIYAD: Fondé par un enseignant saoudien, le Old Education Museum de Riyad documente le développement du secteur de l’apprentissage dans le Royaume, raconté à travers une exposition de plus de cinq mille objets provenant de différentes époques.

Selon l’agence de presse saoudienne, les objets du musée illustrent le périple du Royaume, notamment à travers des détails sur les livres et les établissements d’enseignement qui traitent du Saint Coran. Ils documentent également le développement du premier système éducatif formel, après la création de la Direction du savoir en 1926. Puis vient le début du système éducatif formel moderne avec la création du ministère du Savoir en 1953, puis du ministère de l’Éducation.

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Le musée résulte de l’initiative personnelle de l’enseignant Ali al-Mouberek, qui collectionne et préserve des objets en lien avec l’éducation depuis vingt-cinq ans. La collection est exposée sur une superficie de 300 m² dans sa maison du quartier d’Al-Fayha. (Agence de presse saoudienne).

Visiter le musée est un voyage passionnant qui rappelle les lointains souvenirs des salles de cours. Il est géré par M. Al-Mouberek lui-même, notamment pour l’entretien et le nettoyage, les travaux de restauration des objets de collection et l’accueil des visiteurs. Le musée sert également de référence en matière d’archives pour les chercheurs.

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Le musée résulte de l’initiative personnelle de l’enseignant Ali al-Mouberek, qui collectionne et préserve des objets en lien avec l’éducation depuis vingt-cinq ans. (Agence de presse saoudienne).

À travers une séquence chronologique, les visiteurs peuvent embarquer dans un voyage qui documente l’évolution de l’écosystème éducatif du Royaume. La visite comprend trente-deux sections, dont une exposition de programmes éducatifs ayant trait à de nombreuses matières anciennes et rares qui étaient autrefois enseignées dans les écoles.

Des objets historiques de la salle de classe tels que des stylos et des encriers sont exposés. L’un des objets les plus rares est un encrier en bois de tamaris datant de plus de soixante-quinze ans. Des configurations de salles de classe historiques sont également présentées, du tapis «Hanbal» aux tables doubles et aux tables simples devant un tableau.

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Le musée résulte de l’initiative personnelle de l’enseignant Ali al-Mouberek, qui collectionne et préserve des objets en lien avec l’éducation depuis vingt-cinq ans. (Agence de presse saoudienne)

Le musée contient également d’autres raretés, dont certaines remontent à des décennies, à l’époque où le roi Abdelaziz unifiait l’Arabie saoudite.

Ali al-Mouberek, le premier enseignant au monde à avoir créé chez lui un musée complet sur l’éducation, soutient que c’est un moyen de préserver l’Histoire de l’apprentissage saoudien.

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Le musée résulte de l’initiative personnelle de l’enseignant Ali al-Mouberek, qui collectionne et préserve des objets en lien avec l’éducation depuis vingt-cinq ans. (Agence de presse saoudienne)

Il a eu l'idée de développer cette collection après avoir visité des musées présentant divers patrimoines matériels et constaté la nécessité de s’intéresser davantage à l’éducation.

M. Al-Mouberek a acquis des objets et des documents au moyen de ventes aux enchères et en achetant des biens rares pour des sommes élevées. Il a également visité des écoles de diverses régions pour y recueillir des objets qui sont présentés dans les différentes sections du musée.

Une section met en lumière certains des prix, médailles et modèles de vêtements et chaussures de sport distribués aux élèves.

Une partie du musée est également consacrée aux photographies et coupures de presse en lien avec l’éducation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".