L'Égypte et l'Irak avancent avec un plan pétrole en échange de la reconstruction

Les délégations égyptienne et irakienne discutent des relations bilatérales à Bagdad. (Photo fournie)
Les délégations égyptienne et irakienne discutent des relations bilatérales à Bagdad. (Photo fournie)
Des flammes jaillissent d'une cheminée chez Petroleum Pipelines Company (PPC) le long d'une autoroute d'Alexandrie, en Égypte, le 6 décembre 2020. (Reuters)
Des flammes jaillissent d'une cheminée chez Petroleum Pipelines Company (PPC) le long d'une autoroute d'Alexandrie, en Égypte, le 6 décembre 2020. (Reuters)
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Publié le Lundi 14 décembre 2020

L'Égypte et l'Irak avancent avec un plan pétrole en échange de la reconstruction

  • L'accord verra les entreprises égyptiennes mettre en œuvre des projets de développement en Irak en échange de pétrole
  • Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a ordonné la mise en œuvre rapide de projets conjoints avec l'Irak

LE CAIRE: L'accord pétrole en échange de la reconstruction signé entre l'Égypte et l'Irak entrera en application bilatérale dès que les procédures constitutionnelles seront terminées, a déclaré le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly. 

Le mois dernier, le gouvernement égyptien a déclaré qu'il était parvenu à un consensus préliminaire avec l'Irak sur l'établissement du mécanisme.

Le Premier ministre ajoute qu'il existe une directive présidentielle pour lancer un certain nombre de projets communs, en attendant l'achèvement des procédures de ratification.

Mostafa Madbouly déclare que l'Égypte est prête à fournir des matières premières, des fournitures ou des équipements à la partie irakienne. Il ajoute que l'Égypte tient à surmonter toutes les procédures habituelles qui pourraient entraver l'activation de l'accord et à préparer une directive présidentielle pour former un comité permanent de suivi des projets.

L'accord verra les entreprises égyptiennes mettre en œuvre des projets de développement en Irak en échange de quantités de pétrole importées par l'Égypte.

Le ministre égyptien du Pétrole, Tarek al-Molla, a récemment déclaré que le soutien aux produits pétroliers en Égypte avait diminué de 46 % au premier trimestre de l'exercice 2020-2021.

Le Premier ministre égyptien précise également qu'un sommet tripartite entre l'Égypte, l'Irak et la Jordanie devrait se tenir au cours du premier trimestre de l'année prochaine, afin d'annoncer un certain nombre de projets conjoints entre les trois pays. Mostafa Madbouly souligne l'importance de la mise en place des mécanismes de mise en œuvre, afin que les préparatifs du prochain sommet tripartite puissent être achevés.

Le ministre irakien du Plan, Khaled Battal, souligne que l'Irak tient à établir une liste spécifique de projets de développement, qui seront mis en œuvre en coopération avec l’Égypte.

• L'accord entrera en application bilatérale une fois les procédures constitutionnelles terminées.

• Le gouvernement égyptien est parvenu à un consensus préliminaire avec l'Irak le mois dernier sur la mise en place du mécanisme.

«Au cours des prochaines années, une liste spécifique de projets à mettre en œuvre sera établie, à la condition qu'elle comprenne un ou deux projets désignés par chacun des ministères compétents, et que le suivi sera assuré par les ministères compétents des deux côtés. Il faudra garder à l'esprit qu'un calendrier spécifique sera fixé pour la mise en œuvre de ces projets, convenu entre les deux parties», déclare Khaled Battal.

Les relations égypto-irakiennes se sont considérablement développées ces derniers mois, aboutissant à 15 nouveaux accords signés lors de la visite du Premier ministre égyptien à Bagdad le mois dernier.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a ordonné la mise en œuvre rapide de projets conjoints avec l'Irak et a apporté son soutien  pour la sécurisation et la stabilisation de la coopération.

Au cours de sa rencontre avec le vice-Premier ministre irakien et le ministre du Plan, Abdel Fattah al-Sissi a souligné les fondements de la politique égyptienne en faveur de l’Irak. Il a déclaré que l'Égypte aidera l'Irak à renforcer son «rôle national arabe» et à surmonter les défis.

Un important groupe d'usines égyptiennes a récemment présenté un plan ambitieux pour bénéficier de l'accord pétrole en échange de la reconstruction.

La semaine dernière, des réunions avec des délégations irakiennes ont été organisées pour examiner les opportunités commerciales pour les usines.

Samir Aref, président de l'Association des investisseurs du dixième du Ramadan, indique que les usines ont un «grand désir» de profiter du marché irakien, qui jouera un rôle majeur dans l'augmentation des ventes.

M. Aref ajoute que d'autres réunions auront lieu entre l'Égypte et l'Irak incessamment pour apprendre à activer et à profiter des opportunités commerciales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com

 


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".

 


Un ministre bahreïni accueille le nouvel ambassadeur saoudien à Manama

Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
Hamad bin Faisal Al-Malki (à droite) et Naif bin Bandar Al-Sudairi au palais de Gudaibiya à Manama. (Fourni)
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  • M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur l'affection mutuelle
  • M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays

MANAMA : Le ministre bahreïni des Affaires ministérielles, Hamad bin Faisal Al-Malki, a reçu jeudi le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite, Naif bin Bandar Al-Sudairi, au palais de Gudaibiya à Manama.

Au cours de la réception officielle, M. Al-Malki a souligné les relations fraternelles entre les deux royaumes du Golfe, les décrivant comme fondées sur une affection mutuelle et des liens historiques profondément enracinés qui ont continué à s'épanouir sous la direction des deux nations.

M. Al-Sudairi a exprimé sa volonté de renforcer la coopération bilatérale et de faire progresser les initiatives conjointes entre les deux pays.


L'Arabie saoudite prend la tête de la condamnation arabe des raids israéliens sur le territoire syrien

Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
Debris lie on the ground at the scene of an Israeli strike in a military facility in Syria's southern Hama governorate, Apr. 3, 2025. (AFP)
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  • Le Royaume exhorte les membres permanents du Conseil de sécurité à se pencher sur les violations commises en Syrie et dans la région
  • L'Égypte affirme que les raids constituent une violation flagrante du droit international

RIYADH : L'Arabie saoudite a pris la tête de la condamnation arabe des frappes aériennes israéliennes qui ont violé la souveraineté de la République arabe syrienne et fait des dizaines de victimes civiles et militaires.

Le ministère saoudien des affaires étrangères a déclaré que les raids israéliens constituaient des "tentatives de menacer la sécurité et la stabilité de la Syrie et de la région en violant les lois internationales".

Le Royaume a exhorté les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies à s'attaquer fermement aux violations israéliennes en cours en Syrie et dans la région, et a appelé à l'activation de mécanismes de responsabilisation.

Au cours de la nuit, les frappes aériennes israéliennes ont visé cinq zones en Syrie, dont la capitale Damas et l'aéroport de Hama. Plusieurs personnes ont été blessées, tandis que les actions et une incursion au sol ont fait 13 morts.

Depuis la chute du régime de Bashar Assad en décembre, Israël s'est emparé de certaines zones du sud de la Syrie pour tenter d'éloigner les forces du nouveau gouvernement de la frontière.

L'Égypte a déclaré jeudi que les raids israéliens constituaient une nouvelle violation flagrante du droit international. Elle a appelé les acteurs internationaux à contraindre Israël à mettre fin à son occupation du territoire syrien et à respecter l'accord de désengagement de 1974.

Le ministère jordanien des affaires étrangères et des expatriés a réitéré le soutien d'Amman à la sécurité, à la stabilité et à la souveraineté de la Syrie. Il a souligné la nécessité pour Israël d'adhérer au droit international et aux résolutions des Nations unies qui appellent au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence dans les affaires intérieures.