Paris: une explosion dans un immeuble fait cinq blessés, aucun pronostic vital engagé

Des passants observent le bâtiment endommagé par une explosion dans un appartement du troisième étage de la rue du Nord, dans le 18e arrondissement de Paris, le 5 août 2023. Au moins cinq personnes ont été blessées dans l'explosion d'un appartement dans le nord de Paris. (AFP).
Des passants observent le bâtiment endommagé par une explosion dans un appartement du troisième étage de la rue du Nord, dans le 18e arrondissement de Paris, le 5 août 2023. Au moins cinq personnes ont été blessées dans l'explosion d'un appartement dans le nord de Paris. (AFP).
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Publié le Samedi 05 août 2023

Paris: une explosion dans un immeuble fait cinq blessés, aucun pronostic vital engagé

  • Vers 14h30, une explosion non suivie d'incendie est survenue au 26 rue du Nord, dans le 18e arrondissement, dans un immeuble d'habitation dont la façade a été partiellement soufflée, selon les pompiers
  • Cet immeuble étroit présentait un trou béant au niveau de son troisième étage

PARIS: Cinq personnes ont été blessées samedi après-midi dans une explosion survenue dans un immeuble du nord de Paris, dont une plus gravement mais son pronostic vital n'est pas engagé, a-t-on appris auprès des pompiers et de source policière.

Les faits ont pu faire écho à l'explosion de la rue Saint-Jacques le 21 juin mais ils "ne sont pas du tout de la même ampleur", a rapidement souligné auprès de l'AFP un porte-parole de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).

Vers 14h30, une explosion non suivie d'incendie est survenue au 26 rue du Nord, dans le 18e arrondissement, dans un immeuble d'habitation dont la façade a été partiellement soufflée, selon les pompiers.

Cet immeuble étroit présentait un trou béant au niveau de son troisième étage, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Quatre personnes ont été prises en charge en "urgence relative" et une cinquième en "urgence absolue" mais son pronostic vital n'est pas engagé, ont indiqué les pompiers et une source policière.

La cause de l'explosion n'était pas connue.

"Une enquête de flagrance a été ouverte du chef de blessures involontaires suivies d'une incapacité de plus de trois mois et confiée au commissariat du 18e arrondissement", a indiqué le parquet de Paris à l'AFP. Les investigations permettront de "vérifier la piste accidentelle", selon une source proche de l'enquête.

Serveur au Fulano, un restaurant tout proche de l'immeuble endommagé, Pedro Muñoz, 37 ans, a raconté à l'AFP avoir "entendu un gros boum, et un nuage de poussière a envahi toute la rue".

"Je dormais, j'ai senti un énorme tremblement et le bruit de l'explosion m'a réveillé direct", a confié de son côté Nathan Hervet, 25 ans, câbleur en intérim et habitant d'un immeuble mitoyen du lieu de l'explosion, dont le ravalement de façade venait d'être terminé, a-t-il noté.

Ce voisin a dit avoir vu un homme avec "beaucoup de cendres sur lui" mais pas "le principal blessé, qui a été évacué très rapidement".

"J'ai vu les gens sortir du bâtiment, ils étaient un peu sonnés", relate Nathan.

"On ne sait pas quand on va pouvoir retourner chez nous, mais moi personnellement ce soir je ne vais pas dormir là ! Même s'il faut que j'aille récupérer le chat...", indique-t-il.

Le maire du 18e arrondissement, Eric Lejoindre, a indiqué sur Twitter (rebaptisé X) mettre "tout en oeuvre depuis l'accident pour venir en aide et reloger l'ensemble des personnes évacuées".

Au plus fort de l'intervention des services de secours, une centaine de pompiers, appuyés par une vingtaine d'engins, ont été engagés, selon la BSPP. Des effectifs devaient rester sur place durant plusieurs heures pour s'assurer qu'aucun risque de départ d'incendie ne subsiste.

Le 21 juin dernier, rue Saint-Jacques dans le 5e arrondissement, un immeuble abritant une école de mode s'était effondré à la suite d'une explosion ayant provoqué un incendie, faisant trois morts et plusieurs dizaines de blessés.

Ce drame avait rappelé celui du 12 janvier 2019. Ce jour-là, une forte explosion provoquée par une fuite de gaz avait soufflé un immeuble de la rue de Trévise, dans le IXe arrondissement de Paris, tuant quatre personnes dont deux pompiers, en blessant 66 autres et laissant quelque 400 sinistrés.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».