Macron appelle les Calédoniens à «bâtir l'avenir» en s'inscrivant dans un temps long

Le président français Emmanuel Macron (à droite) salue les forces armées de la marine française lors de sa visite au centre culturel Tjibaou à Nouméa le 25 juillet 2023 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron (à droite) salue les forces armées de la marine française lors de sa visite au centre culturel Tjibaou à Nouméa le 25 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 25 juillet 2023

Macron appelle les Calédoniens à «bâtir l'avenir» en s'inscrivant dans un temps long

  • Macron a estimé que les trois référendums pour l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie n'étaient «pas un point final», mais «un point virgule»
  • «Nous formons le voeu que votre déplacement en Nouvelle-Calédonie marque véritablement le début d’un processus de réconciliation et de renfondation»

NOUMÉA: Emmanuel Macron a appelé mardi les Calédoniens à "bâtir l'avenir", estimant que les trois référendums qui se sont soldés par la victoire du "non" à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie n'étaient "pas un point final", mais "un point virgule".

Après une cérémonie militaire sur la place Bir Hakeim de Nouméa, survolée par deux avions de combat Rafale présents dans la région dans le cadre de la stratégie "indopacifique" de la France, le chef de l'Etat est vraiment entré dans le vif de sa visite en se rendant au Sénat coutumier.

Le président de cette institution consultative qui représente la coutume kanak, Victor Gogny, a dit espérer que la venue d'Emmanuel Macron favorise un "climat de confiance et de dialogue", alors que les négociations sur le futur statut institutionnel de l'archipel sont enlisées.

"Nous formons le voeu que votre déplacement en Nouvelle-Calédonie marque véritablement le début d’un processus de réconciliation et de refondation", a-t-il lancé dans la "grande case" du Sénat.

Mais il a aussi mis en garde contre la volonté du ministre de l'Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin d'attendre "une ou deux générations" pour une éventuelle mise en oeuvre du "droit à l'autodétermination" des Néo-Calédoniens, après les derniers référendums.

"Cela peut être apparenté à un retour en arrière, et nous avons la conviction que la France doit vraiment construire et réussir avec le peuple kanak et les citoyens calédoniens notre modèle de décolonisation", a prévenu Victor Gogny.

Face à cette attente, exprimée de manière posée mais ferme, Emmanuel Macron a reconnu que l'issue des référendums ouvrait une nouvelle page.

«Construire la suite»

"Ce n’est pas un point final. C’est un point virgule", et il faut désormais "construire la suite", a-t-il dit.

Mais il s'est aussi inscrit dans un temps relativement long en jugeant que la nécessité de "bâtir" une "histoire commune", à travers un processus "vérité et réconciliation", était "une bonne méthode". "Un travail de mémoire et d'histoire" qui est "lent, humble, exigeant", a-t-il glissé.

"Le grand risque qui est le nôtre, c'est de faire du sur-place" et "de s'enfermer" dans "une identité figée et un débat institutionnel avec à nouveau des rendez-vous pour voter", a insisté le chef de l'Etat.

Les indépendantistes du Front de libération national kanak socialiste (FLNKS) contestent le résultat du dernier référendum de 2021, qu'ils avaient boycotté.

Dès lors, les tractations sur le futur statut du territoire patinent, et butent notamment sur la question épineuse du corps électoral, sur laquelle il est pourtant urgent de s'entendre pour aboutir à une révision institutionnelle à temps pour les élections provinciales de 2024.

A ce stade, Gérald Darmanin n'a pas réussi à réunir indépendentistes et non-indépendantistes autour d'une même table pour de véritables négociations tripartites. Il a fixé un nouveau rendez-vous à Paris fin août.

Emmanuel Macron va-t-il débloquer l'impasse? Il doit réunir mercredi tous les acteurs ensemble, même si une frange du FLNKS affirme vouloir boycotter la rencontre.

Bain de foule

Lors d'un bain de foule auprès d'un public en grande majorité loyaliste, le président a été chaleureusement accueilli mardi. Interrogé par un homme qui s'alarmait de la mauvaise volonté des dirigeants politiques, il a tenté de le rassurer: "tout le monde va bouger", a-t-il lancé.

Mais on sent pointer chez lui la tentation d'enjamber le blocage institutionnel pour se concentrer sur des sujets plus concrets.

"Si les débats institutionnels sont importants", "ils doivent servir un projet commun", géopolitique, économique, culturel et éducatif, a martelé Emmanuel Macron.

Il a insisté sur les thèmes censés mobiliser la jeunesse, dont il a rencontré des représentants lors d'un échange au centre culturel Jean-Marie Tjibaou. Et notamment la lutte contre le changement climatique qui a un impact sur l'érosion du littoral -- principal thème d'un déplacement qui devait le mener en début d'après-midi à Touho, sur la côte Est.

"Nous sommes prêts à nous engager pour vous aider" face à ce phénomène, a-t-il assuré.

"Notre devoir commun", "c'est maintenant de bâtir l'avenir", avec "audace", a résumé le président. Il faut pouvoir "regarder l’avenir ensemble".


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.