Les efforts saoudiens pour promouvoir le développement de la jeunesse portent leurs fruits sur la scène internationale

Les écoles Misk ont été créées en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (Photo fournie)
Les écoles Misk ont été créées en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 04 juillet 2023

Les efforts saoudiens pour promouvoir le développement de la jeunesse portent leurs fruits sur la scène internationale

  • Les écoles Misk, créées en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ont permis d'identifier et de cultiver les capacités des jeunes Saoudiens dans de nombreux domaines
  • Ces derniers mois, des étudiants talentueux de tout le Royaume ont fait la une des journaux en remportant des prix lors de concours mondiaux annuels

RIYAD: Les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour promouvoir le développement intellectuel des jeunes ont porté leurs fruits sur la scène internationale.

Ces derniers mois, des étudiants talentueux de tout le Royaume ont fait la une des journaux en remportant des prix lors de concours mondiaux annuels.

Selon un rapport de la King Abdulaziz and His Companions Foundation for Giftedness and Creativity (Mawhiba), le nombre de prix remportés par les jeunes du pays dans des concours scientifiques internationaux était de 57 en 2020, 72 en 2021 et de 94 l'année dernière.

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Steffen Sommer, directeur général de Misk Schools

En offrant un environnement favorable, Mawhiba, ainsi que les écoles Misk, ont été à l'avant-garde du programme d'autonomisation des jeunes en Arabie saoudite.

Misk Schools, créé en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, a identifié et nourri les capacités des jeunes Saoudiens dans plusieurs domaines, notamment l'intelligence artificielle, l'exploration spatiale, le sport professionnel et le tourisme.

Le Dr Steffen Sommer, directeur général de l'école, affirme que «l'autonomisation des jeunes renforce leur potentiel d'innovation, encourage l'esprit d'entreprise et crée des emplois, ce qui stimule la productivité et la croissance économique».

«Lorsque l'on responsabilise les jeunes, ils deviennent des penseurs autonomes et sûrs d'eux, motivés à poursuivre des carrières qui contribuent à l'avenir de leur nation, ainsi qu'au leur», poursuit-il.

«Lorsque l’on responsabilise les jeunes, ils deviennent des penseurs autonomes et sûrs d'eux, motivés à poursuivre des carrières qui contribuent à l'avenir de leur nation, ainsi qu'au leur»

Steffen Sommer, directeur général de Misk Schools

Le programme Mawhiba, qui vise à identifier les jeunes doués, a pour objectif de mesurer le talent des élèves dans les domaines des sciences, de la technologie et d'autres priorités nationales, en utilisant une méthodologie scientifique avancée pour la sélection.

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Cette année, les étudiants saoudiens ont concouru avec plus de 1 700 étudiants de plus de 70 pays pour remporter les principaux prix de l'Isef. (Photo, SPA)

Bassil al-Sadhan, secrétaire général adjoint de Mawhiba, assure qu’«en identifiant les élèves doués, nous construisons une base nationale de talents contribuant à la transformation de l'économie saoudienne».

Une fois qu'un élève doué est repéré, Mawhiba met en œuvre une stratégie de parcours en quatre parties qui commence par une phase d'exploration consistant à définir les intérêts et les capacités scientifiques de l'individu.

Les élèves se voient ensuite proposer des programmes spécialisés, avant d'être initiés à des projets plus avancés leur permettant de communiquer avec des scientifiques et des spécialistes. Une dernière étape de communication fournit un réseau efficace pour l'échange d'expériences et de services.

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«En tant qu'école de référence pour le leadership, nous sommes là pour trouver et former les futurs dirigeants du Royaume», explique Steffen Sommer, directeur général de Misk Schools. (Photo, SPA)

Le projet s'accompagne de services et de programmes d'autonomisation qui comprennent le développement des compétences et l'orientation.

«Le programme s'adresse à plus de 180 000 élèves doués découverts grâce à plus d'un demi-million de processus de détection et offre des suivis intensifs grâce à ses 175 programmes d'études conçus pour les élèves doués afin d'améliorer leurs capacités et de développer leur talent», ajoute Al-Sadhan. 

«Depuis sa création il y a plus d'un quart de siècle, la fondation Mawhiba établit un capital intellectuel saoudien, dans la mesure où la gestion des talents est l'un des piliers les plus importants du développement.»

Les dirigeants saoudiens considèrent que l'autonomisation des jeunes est importante pour accroître la confiance en soi, la productivité et l'innovation, et pousse les jeunes à contribuer à une société dynamique, à une économie prospère et à une nation ambitieuse.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.