Arabie saoudite: Le mégaprojet de divertissement Qiddiya sera relié à l’aéroport de Riyad par le métro

Environ un tiers des 366 kilomètres carrés (km2) de la superficie de Qiddiya sera prévu, et développé au cours de la première phase. (Fichier/AFP)
Environ un tiers des 366 kilomètres carrés (km2) de la superficie de Qiddiya sera prévu, et développé au cours de la première phase. (Fichier/AFP)
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Publié le Vendredi 11 décembre 2020

Arabie saoudite: Le mégaprojet de divertissement Qiddiya sera relié à l’aéroport de Riyad par le métro

  • Le mégaprojet de Qiddiya comprendra plus de 60 projets et plus de 300 activités dans les secteurs de la création, de l'hôtellerie, des arts et de la culture, du divertissement et du sport
  • «Nous poursuivrons la construction lourde et le développement de partenariats stratégiques jusqu'en 2022, et nous passerons aux phases de test et de mise en service avant notre ouverture officielle en 2023», déclare Kareem Shamma, directeur du projet

Le mégaprojet saoudien Qiddiya offrira une combinaison unique d’expériences innovantes dans les domaines du divertissement, des sports et des arts, et constituera une «destination qui sort de l’ordinaire», a déclaré Kareem Shamma, directeur du développement de Qiddiya Investment Company (QIC), à Argaam, dans une interview exclusive. «Les plans prévoient de relier par métro l’aéroport de Riyad au cœur du centre-ville de Qiddiya. Qiddiya sera également connecté au réseau d'autres modes de transports publics de Riyad», a-t-il ajouté.

Environ un tiers des 366 km² de superficie de Qiddiya sera bâti lors de la dernière phase de construction. Depuis le démarrage des travaux, le promoteur a attribué dix contrats de construction d'une valeur de 2 milliards de SAR (environ 440 millions d’euros) à des entreprises saoudiennes. La pandémie de Covid-19 et la crise économique qu’elle a engendrée n’a pas causé de préjudice important aux plans ou à la stratégie future de Qiddiya, estime Kareem Shamma. La première phase de travaux devrait être terminée en 2023.

«De nombreux contrats et appels d'offres sont en cours et nous commençons à livrer la structure environnementale déjà bâtie», a-t-il encore déclaré, soulignant l'importance de rendre Qiddiya aussi accessible que possible. Voici des extraits de l’interview réalisé avec le directeur du développement de QIC. 

Quels nouveaux contrats et appels d'offres sont-ils prévus pour 2021?

De nombreux contrats et appels d'offres sont en cours et nous commençons à livrer la structure environnementale déjà bâtie. Nous passons actuellement des appels d'offres pour la construction de la pépinière, et recherchons des offres pour les services professionnels de supervision de la construction.

Nous avons des contrats en cours à vaste échelle avec des entreprises locales pour ce qui a trait au nivellement, aux routes et aux ponts, à la sécurité du site ainsi qu’à d'autres travaux organisationnels. On peut trouver parmi ces entreprises Haif ben Mohammed ben Abboud Alqahtani & Partners For Trading Contracting Co., Freyssinet Saudi Arabia Co.Ltd, Alkhorayef Water & Power Technologies, Saudi Pan Kingdom For Trading And Contracting (Sapac), Shibh Aa Jazira Contracting Company (Sajco), et Abdulali Alajmi Co.

Êtes-vous tous prêts pour l’ouverture de la première phase en 2023?

Cette année a été extrêmement chargée, mais  le projet avance. Nous avons attribué des contrats importants, alors que la construction se poursuivait sur place avec des travaux de routes et de ponts,  ou encore des travaux de terrassement, dans la perspective des travaux de construction ultérieurs. Nous poursuivrons à la fois la construction lourde et le développement de partenariats stratégiques jusqu'en 2022, après quoi nous passerons aux phases de test et de mise en service avant notre date d'ouverture officielle en 2023.

Le plan directeur de Qiddiya a-t-il été modifié depuis son lancement?

Tous les schémas directeurs de projets comme celui-ci subissent des modifications au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Le schéma directeur du concept est déjà approuvé depuis l'année dernière. Certains éléments pourraient être modifiés avec l’évolution d’un plan directeur plus détaillé, mais le concept global du projet restera inchangé.

Pouvez-vous nous donner une idée des plans concernant les nouvelles phases?

Le plan directeur de Qiddiya a été élaboré de sorte que la première phase soit prête en 2023. Il comprendra plus de 60 projets et plus de 300 activités dans les secteurs de la création, de l'hôtellerie, des arts et de la culture, du divertissement et du sport. La phase 2 et les suivantes sont prévues pour élargir les possibilités de Qiddiya et accroître la capacité du projet, en vue d’une croissance durable, qui assurera ainsi un flux continu de visiteurs. 

La Covid-19 a-t-elle eu un impact sur vos horaires de travail?

Le projet Qiddiya couvre une superficie d'environ 366 km², dont presque un tiers sera développé dans la première phase. La pandémie de Covid-19 et la crise économique qu’elle a engendrée n’a pas causé de préjudice important aux plans ou à la stratégie future de Qiddiya. Nous avons été en mesure de nous préparer à la pandémie en dotant notre personnel du matériel et de la technologie adéquats pour qu’ils puissent travailler à distance et poursuivre leur travail, business as usual. Conformément aux procédures gouvernementales, nous avons maintenant ouvert nos bureaux, les membres de notre personnel travaillant ici de façon alternée, et également en télétravail.

Existera t-il des liaisons de transport entre le mégaprojet Qiddiya et l'aéroport de Riyad?

Il est important de rendre Qiddiya aussi accessible que possible. Il est prévu de relier l’aéroport de Riyad par métro au cœur même du centre-ville de Qiddiya. Le projet sera également connecté au réseau d’autres modes de transports publics de Riyad. Nous espérons que les liaisons routières vers le site seront améliorées dans un proche avenir.

Quel type d'infrastructure durable ou de technologies vertes comptez-vous utiliser dans ce mégaprojet?

Qiddiya adhère aux objectifs de développement durable énoncés dans la Vision 2030 saoudienne, et a mis au point une politique de développement durable qui intègre non seulement ces initiatives pour respecter, protéger et améliorer notre environnement naturel, mais qui donne également de la portée à quatre principaux piliers de la durabilité. 

Ceux-ci incluent une gestion efficace des déchets grâce à la réduction des quantités de déchets,  leur réutilisation et leur recyclage; l’accroissement de la biodiversité sur les terres de Qiddiya; une utilisation optimale de nos ressources en eau en réduisant la consommation, et la création d'agréables microclimats extérieurs pour encourager l’activité piétonnière.

Ces quatre éléments clés de la plate-forme globale de développement durable recevront une attention particulière tout au long du cycle de vie de Qiddiya, de la construction à l'exploitation, et bien au-delà. Il en va de la responsabilité d’un mégaprojet comme celui de Qiddiya. 

Envisagez-vous des projets emblématiques au sein de Qiddiya?

La vision de Qiddiya est de créer une destination qui sort de l’ordinaire, reconnue sur la scène mondiale comme combinant de manière unique les expériences les plus innovantes dans les domaines du divertissement, des sports et des arts. Par conséquent, nous travaillons avec des entreprises pour créer des bâtiments emblématiques qui doivent accueillir ces activités et donner vie à cette vision.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
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  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
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  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.