Vision Golfe: Hub mondial de la logistique verte et opportunités d'affaires

Le groupe d’intervenants, animé par Ali Itani, directeur régional d’Arab News en français, a rassemblé des représentants des institutions spécialisées dans le domaine de la logistique, des présidents d’infrastructures portuaires ainsi que des institutions financières. (Photo fournie)
Le groupe d’intervenants, animé par Ali Itani, directeur régional d’Arab News en français, a rassemblé des représentants des institutions spécialisées dans le domaine de la logistique, des présidents d’infrastructures portuaires ainsi que des institutions financières. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 14 juin 2023

Vision Golfe: Hub mondial de la logistique verte et opportunités d'affaires

  • L’Arabie saoudite, à travers la Vision 2030, a défini des projets ambitieux dans la filière de la logistique verte, notamment à travers la conclusion de partenariats stratégiques gagnants avec des partenaires étrangers, dont la France
  • «Nos partenariats avec la France sont solides et durables; ils peuvent être considérés comme un exemple dans la région»

PARIS: Une table ronde intitulée «Nouveau hub mondial de la logistique verte dans les pays du Golfe: opportunités de partenariats et nouveaux investissements» a été organisée aujourd’hui à Paris, au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, dans le cadre des journées consacrées à Vision Golfe. Cette discussion vise à explorer les perspectives de partenariats et d'investissements dans le secteur de la logistique verte dans la région du Golfe, qui est en train de devenir un nouveau hub mondial.

Le groupe d’intervenants, animé par Ali Itani, directeur régional d’Arab News en français, a rassemblé des représentants des institutions spécialisées dans le domaine de la logistique, des présidents d’infrastructures portuaires ainsi que des institutions financières qui ont pu échanger sur l’évolution du secteur de la logistique verte dans les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

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Le groupe d’intervenants, animé par Ali Itani, directeur régional d’Arab News en français, a rassemblé des représentants des institutions spécialisées dans le domaine de la logistique, des présidents d’infrastructures portuaires ainsi que des institutions financières. (Photo fournie)

L’Arabie saoudite, à travers la Vision 2030, a défini des projets ambitieux dans cette filière, notamment à travers la conclusion de partenariats stratégiques gagnants avec des partenaires étrangers, dont la France.

«Nos partenariats avec la France sont solides et durables. Ils peuvent être considérés comme un exemple dans la région», assure Suliman Almazroua, PDG du Programme national de développement industriel et logistique (NIDLP) lors de son intervention. Ce dernier indique que le pays a instauré «une stratégie de durabilité dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision 2030». M. Almazroua souligne que cette stratégie est adoptée par tous les acteurs socio-économiques: secteurs public et privé, institutions, organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que les consommateurs.

«Nous avons partagé avec le monde notre stratégie sur le mix énergétique basé sur les énergies renouvelables», précise-t-il en citant le programme Neom et les nombreux partenariats conclus avec des partenaires étrangers, dont la France.

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Le groupe d’intervenants, animé par Ali Itani, directeur régional d’Arab News en français, a rassemblé des représentants des institutions spécialisées dans le domaine de la logistique, des présidents d’infrastructures portuaires ainsi que des institutions financières. (Photo fournie)

«Nous avons pris des mesures fortes, en misant sur les investissements dans la filière recherche et développement et dans l’installation des laboratoires de recherche», ajoute-t-il, en citant l’exemple de l’engagement du Royaume dans la mise en œuvre des études géologiques pour assurer la transition énergétique et amener le pays vers un environnement plus durable.

Les intervenants à cette table ronde sont unanimes, les pays de la région se sont engagés dans une vision futuriste et durable dans la concrétisation de leurs programmes respectifs de construction des infrastructures portuaires, des zones de stockage ainsi que les différents moyens logistiques.


Mesures de durabilité dans la logistique

Les intervenants à cette table ronde sont unanimes, les pays de la région se sont engagés dans une vision futuriste et durable dans la concrétisation de leurs programmes respectifs de construction des infrastructures portuaires, des zones de stockage ainsi que les différents moyens logistiques.

«Asyad Ports a été créé en 2016 pour faire d’Oman un pôle logistique important dans la région», indique Ahmed al-Abri lors de son intervention, en précisant que cette infrastructure est constituée de trois ports ainsi que des zones franches notamment dans les villes portuaires de Salalah et Mascate. «Ces infrastructures disposent d’une offre logistique complète. Elles proposent tous les moyens de transport permettant d’assurer l’approvisionnement qui constitue une activité essentielle à la croissance économique et au développement durable avec l’objectif zéro carbone», ajoute le PDG de Asyad Ports.

 

Les participants

Suliman Almazroua, PDG du Programme national de développement industriel et logistique (NIDLP)

Ahmed al-Abri, PDG de Asyad Ports 

Ali H. Khalil, PDG du Centre financier Markaz (Koweït)

Ali al-Khalifa, directeur général du développement des zones de l’Autorité des zones franches du Qatar 

Philippe Guillaumet, responsable des relations internationales, port de Marseille.

 

Interrogé par Ali Itani sur la compétitivité des entreprises dans la filière de la logistique verte dans la région du Golfe, M. Al-Abri assure que des mécanismes de durabilité ont été intégrés aux projets de partenariats dans la région.

«Les entreprises partenaires qui veulent investir ou nouer des partenariats avec des entreprises locales dans le secteur de la logistique sont assurées de la mise en œuvre de mécanismes de durabilité ainsi que des moyens pour y parvenir. Notre vision consiste à bâtir des infrastructures et des moyens logistiques modernes, accessibles et durables», affirme-t-il.

 


Choose France: le groupe américain Ecolab investit 100 millions d'euros

Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
Une employée travaille au centre de recherche et développement du groupe américain de technologies de l’eau, de l’hygiène et de l’énergie Ecolab, à Sainghin-en-Mélantois, dans le nord de la France, le 11 septembre 2020. (AFP)
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  • Le groupe américain Ecolab investira 100 M€ en France dans le cadre de Choose France, pour soutenir la décarbonation industrielle et l’électrification
  • Les fonds seront répartis entre les projets GravitHy (fer décarboné) et HoloSolis (panneaux solaires), avec à la clé environ 2.500 emplois

MARSEILLE: Le spécialiste américain du traitement de l'eau Ecolab va investir 100 millions d'euros sur deux sites en France, près de Marseille et en Moselle, a annoncé samedi le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.

L'annonce se fait dans le cadre des journées de l'investissement Choose France, avant un sommet prévu lundi à Versailles.

"Je suis très heureux de vous annoncer qu'Ecolab confirme son engagement en faveur de la croissance durable de l'économie française avec un investissement de 100 millions d'euros", a déclaré à La Provence le ministre.

"Ces investissements soutiennent la décarbonation industrielle et l'électrification, le développement économique régional et la création d'environ 2.500 emplois qualifiés", a-t-il ajouté.

La somme se répartit entre deux sites industriels.

Le premier est celui où s'implante, à Fos-sur-Mer, l'usine de fer GravitHy, qui réunit, en plus d'Ecolab, le géant des métaux anglo-australien Rio Tinto, le fonds Japan Hydrogen Fund, l'allemand Siemens et le français Engie.

Le premier, GravitHy, promet un fer "décarboné", c'est-à-dire produit sans énergie fossile, à partir d'hydrogène vert. La construction de l'usine doit commencer en 2027, pour un démarrage de la production en 2030.

Le second est une usine de cellules et modules photovoltaïques, HoloSolis, à Hambach (Moselle) près de Sarreguemines. Appartenant au néerlandais InnoEnergy, elle doit être la plus grande d'Europe lorsqu'elle démarrera en 2027.


Al-Nassr entre dans le top 10 mondial des clubs en termes de ventes de maillots

Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
Cristiano Ronaldo fête sa première victoire dans la Saudi Pro League avec Al-Nassr. (X/@AlNassrFC_FR)
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  • Une étude souligne l'influence de Cristiano Ronaldo sur les marchés commerciaux
  • Les nouveaux champions saoudiens ont vendu plus de 1,2 million de maillots au cours de la saison 2025-26

RIYAD: Al-Nassr s'est assuré une place parmi les 10 clubs de football les plus vendus au monde en termes de ventes de maillots, ayant vendu plus de 1,2 million de maillots dans le monde entier au cours de la saison actuelle, au cours de laquelle il a remporté le titre de Roshn Saudi League, selon une étude menée par Euromericas Sport Marketing.

L'étude attribue l'ascension du club à l'influence de Cristiano Ronaldo, dont les millions d'adeptes sur les médias sociaux ont contribué à transformer le maillot d'Al-Nassr en une icône marketing mondiale qui s'est étendue au-delà du Moyen-Orient, attirant des milliers de fans et de collectionneurs à travers les Amériques, l'Asie et l'Australie.

Les données publiées par Euromericas Sport Marketing montrent une nette avance pour le Real Madrid d'Espagne, qui a pris la tête du classement mondial avec des ventes dépassant les 3,13 millions de maillots, grâce au pouvoir des stars française Kylian Mbappé et brésilienne Vinicius Junior.

Euromericas Sport Marketing fait partie des agences et des sociétés de conseil spécialisées dans le marketing et la recherche dans le domaine du sport, se classant parmi les cinq premières sociétés dans ce domaine et étant la première de son genre en Amérique latine.

La deuxième place revient au FC Barcelone, avec des ventes atteignant 2,94 millions de maillots, tandis que le Paris Saint-Germain se classe troisième avec 2,54 millions de maillots vendus à la suite de la victoire en Ligue des champions de l'UEFA.

Le Bayern Munich (Allemagne) s'est classé quatrième avec 2,3 millions de maillots vendus, suivi de l'Inter Miami (États-Unis) avec 2,1 millions, du Boca Juniors (Argentine) avec 1,9 million, du Manchester United (Angleterre) avec 1,85 million, du CR Flamengo (Brésil) avec 1,6 million, et du Chelsea (Angleterre) à la neuvième place avec 1,4 million de maillots vendus.

Al-Nassr s'est classé 10e au niveau mondial et 4e parmi les clubs non européens, devenant ainsi le seul club arabe et asiatique à figurer dans le prestigieux classement international, dépassant des géants du football européen établis de longue date.

La liste met également en lumière un phénomène marketing similaire à celui d'Al-Nasser, à savoir la remarquable ascension de l'Inter Miami, qui s'est hissé à la cinquième place mondiale avec 2,16 millions de maillots vendus, grâce à la présence de la star argentine Lionel Messi.

En revanche, les clubs de football historiques italiens sont absents du top 10, ce que le rapport décrit comme une indication du fossé commercial et marketing qui se creuse entre la ligue italienne et les ligues émergentes menées par la ligue saoudienne, qui sont de plus en plus en concurrence pour obtenir des parts importantes dans l'industrie mondiale du sport.


Bercy missionne quatre économistes pour plancher sur les finances publiques

Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
Le ministre français du Budget et des Comptes publics, Laurent Saint-Martin, tient une conférence de presse à l'occasion d'un séminaire interministériel sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, au ministère de l'Économie et des Finances (Bercy), à Paris, le 7 octobre 2024.
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  • "On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5
  • Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques"

PARIS: Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont confié une mission à quatre économistes pour analyser les enjeux des finances publiques à l'horizon 2030 et plancher sur des scénarios de redressement dès 2027, a annoncé Bercy mardi.

Les économistes Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier, Xavier Jaravel et Natacha Valla mèneront ces travaux avec l'appui de l'Inspection générale des finances (IGF). Les conclusions de leur mission indépendante sont attendues en juillet, a précisé le ministère.

"On voit bien la tentation qu'il va y avoir, celle de faire l'autruche devant l'ampleur des efforts budgétaires qui sont devant nous", a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel sur France 5.

"C'est la raison pour laquelle, parce qu'on ne peut pas se permettre d'aller en somnambules d'abord vers le débat budgétaire pour 2027, ensuite vers l'élection présidentielle, que j'ai décidé, avec mon collègue Roland Lescure, de faire une opération de transparence inédite en confiant à quatre économistes indépendants le soin de faire un état des lieux", a-t-il ajouté.

Dans la lettre de mission adressée aux économistes, les ministres soulignent qu'"il apparaît essentiel de disposer d'une analyse prospective des enjeux de finances publiques".

"Vous vous attacherez à construire l'évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030" et à élaborer "différents scénarios de redressement des finances publiques en 2027, dont des cibles souhaitables de déficit pour 2027", poursuivent-ils.

Ils précisent que ces travaux participeront "au cadrage des réflexions relatives à la construction du projet de loi de finances pour 2027".

Selon Bercy, "cet exercice inédit permet de poser les bases du débat parlementaire avec des données objectives en amont du début de la discussion".

Xavier Ragot est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Natacha Valla doyenne de l'École du management de Sciences Po, Xavier Jaravel président délégué du Conseil d'Analyse Économique (CAE), et Jean-Luc Tavernier inspecteur général des finances et ex-directeur général de l'Insee (de 2012 à 2025).

Le gouvernement, qui travaille à la préparation du projet de loi de finances pour 2027, souhaite éviter les difficiles négociations de l'an dernier. Il a aussi a chargé l'IGF de plancher sur les conséquences économiques d'une reconduction l'an prochain du budget actuel par une loi spéciale.

Le gouvernement vise un déficit public à 5% du PIB cette année, après 5,1% en 2025. Il s'est engagé à faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2029, comme demandé par Bruxelles.