L’Union européenne met en lumière à Riyad l’importance du patrimoine culturel et des musées

La délégation de l’Union européenne (UE) encourage les échanges éducatifs et ambitionne de renforcer ainsi son partenariat stratégique avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et ses partenaires. (AFP).
La délégation de l’Union européenne (UE) encourage les échanges éducatifs et ambitionne de renforcer ainsi son partenariat stratégique avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et ses partenaires. (AFP).
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Publié le Vendredi 02 juin 2023

L’Union européenne met en lumière à Riyad l’importance du patrimoine culturel et des musées

  • Les conférencières ont montré l’importance des musées dans la transformation de la société grâce à des perspectives historiques et sociales
  • La délégation de l’Union européenne encourage les échanges éducatifs et ambitionne de renforcer ainsi son partenariat stratégique avec le Conseil de coopération du Golfe et ses partenaires

RIYAD: La délégation de l’Union européenne en Arabie saoudite, en collaboration avec l’université de la princesse Noura bent Abdelrahmane, a organisé le 30 mai, dans le cadre du Mois de l’Europe, une conférence intitulée «Importance du patrimoine culturel et des musées pour nos sociétés».

La conférence était menée par deux expertes européennes reconnues dans ce domaine qui s’adressaient à un public composé d’étudiants, d’universitaires, d’historiens, de conservateurs en chef de bibliothèques et de musées.

Dans un premier temps, les conférencières ont tenu à expliquer la notion de patrimoine culturel et son évolution tout au long du XXe siècle. Elles ont notamment abordé les points qui concernent la préservation des monuments, des édifices et des sites, évoquant le patrimoine culturel immatériel afin de sensibiliser l’ensemble de la communauté. La conférence a permis de mieux saisir la notion évolutive du concept de patrimoine culturel et l’importance des musées dans la société, mais surtout d’un point de vue international.

 

EN BREF

Le saviez-vous?

Le premier musée a été construit à Alexandrie, en Égypte, vers 400 avant J.-C. C'était un lieu fréquenté par des savants (philologues, mathématiciens, astronomes, géographes, poètes…).

 

Les conférencières ont montré l’importance des musées dans la transformation de la société grâce à des perspectives historiques et sociales. Elles ont souligné en outre leur lien étroit avec les objectifs du développement durable prônés par les Nations unies, prenant pour exemples des musées de renommée mondiale.

Francesca Cominelli est maître de conférences en économie du patrimoine culturel à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses thèmes de recherches sont axés sur l’économie du patrimoine culturel, le patrimoine culturel immatériel, le tourisme et le patrimoine, les politiques de sauvegarde du patrimoine, le bien commun, la circulation des pratiques culturelles.

Mariachiara Guerra est une chercheuse et écrivaine italienne. Elle a écrit plusieurs articles sur la régénération urbaine, le patrimoine culturel et le développement communautaire. Elle a obtenu un doctorat en histoire et valorisation du patrimoine architectural, urbanisme et environnement.

L’«atelier héritage», son principal projet, est né en 2014 de la volonté de trouver une synthèse nouvelle à ses expériences académiques et professionnelles dans le cadre de la valorisation du patrimoine culturel.

 

Les plus grands musees du monde

Le Louvre – Paris, France. Surface: 360 000 m2, dont 72 735 m2 de galeries.

Le Métropolitain Museum of Art – New York, États-Unis. Surface: 180 000 m2.

Le Musée national de Chine – Pékin, Chine. Surface: près de 200 000 m2.

Le British Museum – Londres, Royaume-Uni. Surface: 13,5 hectares.

Le Musée national d’histoire naturelle – Washington D.C., États-Unis. Surface: 41,2 hectares.

Le Musée des beaux-arts du Canada – Ottawa, Canada. Surface: 46 621 m2.

 Le Musée d’état d’art égyptien de Munich – Munich, Allemagne. Surface: 1 800 m2.

Le Musée national d’art moderne et contemporain – Séoul, Corée du Sud. Surface: 14 144 m2 et un parc extérieur pour les sculptures de 33 000 m2.

Le Musée de l’Acropole – Athènes, Grèce. Surface: 25 000 m2, dont 14 000 m2 d’exposition.

 

La délégation de l’Union européenne (UE) encourage les échanges éducatifs et ambitionne de renforcer ainsi son partenariat stratégique avec le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et ses partenaires.

L’ambassadeur de l’UE en Arabie saoudite, M. Patrick Simonnet, a déclaré: «Cette interaction culturelle avec les étudiants de l’université de la princesse Noura bent Abdelrahmane souligne davantage notre engagement à améliorer les interactions et les échanges académiques avec nos partenaires saoudiens et à contribuer au développement des compétences des jeunes Saoudiens.»

«Reconnaissant l’importance de l’autonomisation des jeunes et du développement des compétences tout au long de la vie, l’Union européenne a défini 2023 comme l’Année européenne des compétences. Nous sommes heureux de partager l’expertise et les meilleures pratiques européennes alors que l’Arabie saoudite accélère ses investissements dans le secteur culturel», a ajouté l’ambassadeur de l’UE.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.