Selon l’Unrwa, les difficultés et les conflits affectent la santé des réfugiés palestiniens

Des enfants aident un homme à décharger des matelas de l’arrière d’un véhicule dans le camp de réfugiés palestiniens d’Al-Shati, dans la ville de Gaza. (Archive/AFP)
Des enfants aident un homme à décharger des matelas de l’arrière d’un véhicule dans le camp de réfugiés palestiniens d’Al-Shati, dans la ville de Gaza. (Archive/AFP)
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Publié le Mercredi 24 mai 2023

Selon l’Unrwa, les difficultés et les conflits affectent la santé des réfugiés palestiniens

  • Les réfugiés palestiniens au Moyen-Orient sont confrontés chaque jour un peu plus à des problèmes liés à la santé mentale
  • «Nous invitons nos donateurs et nos partenaires à s’engager à soutenir l’Unrwa pour qu’elle fournisse les services de soins de base dont la population a tant besoin»

NEW YORK: Les réfugiés palestiniens au Moyen-Orient sont confrontés chaque jour un peu plus à des problèmes liés à la santé mentale. Cette crise touche en particulier les femmes et les enfants. L’avertissement émane d’un responsable de l’Office de secours et de travaux des nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa).

Lors d’une conférence de presse organisée mardi au siège des Nations unies, à Genève, le docteur Akihiro Seita, directeur du département de la santé de l’Unrwa, a fait observer que la situation critique de la santé mentale figurait parmi les défis auxquels cet organisme se trouve confronté dans la région.

En effet, des milliers de réfugiés palestiniens connaissent des difficultés liées à la santé mentale, notamment ceux qui vivent sous l’occupation israélienne en Cisjordanie et qui subissent le contrecoup des frappes israéliennes sur la bande de Gaza.

En 2021, plus de cent cinquante mille personnes étaient traitées pour des troubles mentaux liés aux difficultés qu’elles ont rencontrées dans les pays d’accueil, mais aussi dans la bande de Gaza et dans les territoires palestiniens occupés. L’année suivante, ce nombre a doublé.

La santé mentale des réfugiés palestiniens s'est dégradée

La santé mentale de ces individus s’est dégradée en raison de leurs conditions de vie difficiles, explique le Dr Seita. Ces dernières «se sont considérablement détériorées, notamment à Gaza, au Liban et dans certaines régions de la Jordanie», ajoute-t-il.

M. Seita précise par ailleurs que les femmes et les enfants sont les plus touchés et les plus vulnérables aux problèmes de santé mentale et physique que rencontrent les réfugiés palestiniens.

La violence sexiste et le nombre d’enfants qui présentent des troubles psychologiques augmentent au sein des populations de réfugiés, indique-t-il.

Selon le Dr Seita, le nombre de réfugiés palestiniens qui vivent à Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie s’élève à quelque 6 millions.

L’Unrwa fournit une assistance psychologique à environ 8 millions de réfugiés. Beaucoup d’entre eux se rendent à plusieurs reprises dans les centres de soins.

Selon le Bureau central palestinien des statistiques, la population palestinienne compte environ 14 millions de personnes dans le monde.

Le Dr Seita précise que l’Unrwa collabore avec les donateurs internationaux, les pays d’accueil et les agences d’aide internationale afin de fournir des soins médicaux.

Problèmes de financement de l’Unrwa

L’agence a pu affronter la pandémie de Covid-19 et prodiguer des soins médicaux aux réfugiés en dépit des difficultés rencontrées dans les pays d’accueil, précise-t-il.

M. Seita tient à remercier les pays d’accueil arabes qui ont fourni aux réfugiés palestiniens des vaccins contre le Covid-19. «Je leur en suis très reconnaissant», déclare-t-il.

Les problèmes de financement compromettent également les prestations offertes par l’Unrwa aux réfugiés, selon lui.

Prenons le cas du Liban: l’inflation et le coût de la vie ont explosé dans ce pays, ce qui alourdit la facture des services de santé pour les réfugiés. Ainsi, le prix des médicaments et des soins hospitaliers que doit payer l’Unrwa s’est alourdi, explique le Dr Seita.

Ce dernier exhorte les donateurs et les personnes qui soutiennent l’organisation à continuer d’apporter leur aide financière pour que l’agence parvienne à poursuivre ses activités en faveur des réfugiés palestiniens dans la région.

«Nous invitons nos donateurs et nos partenaires à s’engager à soutenir l’Unrwa pour qu’elle fournisse les services de soins de base dont la population a tant besoin.»

L’Unrwa a été créé dans le sillage de la guerre israélo-arabe qui a abouti à la création d’Israël dans le territoire palestinien, en 1948. Près de huit cent mille Palestiniens ont été contraints de quitter leurs terres pour se réfugier dans les pays voisins.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.