Le couronnement redonne vie à l’Histoire, affirme l’ambassadeur britannique en Arabie saoudite

L'ambassadeur du Royaume-Uni s'est rendu jeudi au siège d'Arab News à Riyad pour célébrer le couronnement royal en compagnie de journalistes d'Arab News et de la rédactrice en chef adjointe, Noor Nugali (photos AN)
L'ambassadeur du Royaume-Uni s'est rendu jeudi au siège d'Arab News à Riyad pour célébrer le couronnement royal en compagnie de journalistes d'Arab News et de la rédactrice en chef adjointe, Noor Nugali (photos AN)
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Publié le Samedi 06 mai 2023

Le couronnement redonne vie à l’Histoire, affirme l’ambassadeur britannique en Arabie saoudite

  • Pour Neil Crompton, le roi Charles III «a des intérêts légèrement différents de la reine Elizabeth II que tout le monde est impatient de découvrir»
  • «Les relations entre le Royaume-Uni et l’Arabie saoudite sont probablement plus solides qu’elles ne l’ont jamais été», explique l’ambassadeur britannique

RIYAD: Samedi, le roi Charles III sera officiellement proclamé nouveau monarque britannique lors d’une grande cérémonie retransmise dans le monde entier depuis l’abbaye de Westminster à Londres.

«C’est le premier couronnement qui a lieu de mon vivant. Ma mère a 87 ans et me parle du couronnement», confie Neil Crompton, ambassadeur britannique en Arabie saoudite, à Arab News.

M. Crompton s’est rendu jeudi au siège d’Arab News à Riyad pour célébrer cet événement historique avec les journalistes d’Arab News et la rédactrice en chef adjointe, Noor Nugali. Il a évoqué les différentes manières de célébrer le couronnement au Royaume-Uni et a décrit les événements prévus par l’ambassade du Royaume-Uni à Riyad.

«La plupart des personnes suivront l’événement en direct à la télévision, tandis que beaucoup d’autres se rendront à Londres pour envahir les rues. Mais je crois que normalement, lors d’événements royaux comme celui-ci, les grandes communautés se rassemblent et organisent des fêtes dans les rues. C’est agréable de se réunir avec des tables, des gâteaux et des drapeaux, et des enfants qui courent partout», explique-t-il.

L’ambassade du Royaume-Uni organisera une réception spéciale à laquelle ont été invités les amis qui ont soutenu les relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et le Royaume-Uni, ainsi que des anciens étudiants saoudiens des universités britanniques.

«C’est évidemment un grand jour dans le Royaume et dans les ambassades britanniques du monde entier», assure M. Crompton.

Les précédents ambassadeurs saoudiens au Royaume-Uni, ainsi que des hommes et femmes d’affaires saoudiens ayant des liens étroits avec le Royaume-Uni, seront également présents à la réception organisée par l’ambassade pour célébrer le couronnement.

M. Crompton a ensuite abordé l’état des relations entre l’Arabie saoudite et le Royaume-Uni: «Les relations sont probablement plus solides qu’elles ne l’ont jamais été. Je dirais même qu’il s’agit d’une relation historique.»

«Cette relation est devenue un partenariat très moderne. Nous avons connu des changements comme le Brexit, et vous proposez un programme prometteur dans le cadre de la Vision 2030.»

Pour M. Crompton, le roi Charles III devrait perpétuer l’héritage de sa défunte mère, la reine Elizabeth II, tout en poursuivant ses propres intérêts et son travail en matière de dialogue interconfessionnel, de développement de la jeunesse et d’action environnementale.

«Je m’attends à ce qu’il y ait une grande continuité dans la mesure où nous avons une monarchie constitutionnelle. Par conséquent, l’accent sera mis en partie sur la poursuite de la continuité. Mais, bien sûr, le nouveau monarque apportera un style légèrement différent, il a des intérêts légèrement différents et je pense que tout le monde est impatient de les découvrir», raconte-t-il à Arab News.

Parmi les centres d’intérêt permanents du roi figurent son travail de promotion de l’harmonie et du respect entre les différentes religions et cultures, ainsi que son travail dans le monde arabe.

«Le roi Charles a effectué sept visites officielles en Arabie saoudite et, bien entendu, les relations entre les deux familles royales sont anciennes», précise M. Crompton. «Le roi Charles s’est toujours intéressé au monde arabe et aux questions de religion, en particulier à l’islam. Il s’est toujours intéressé au dialogue interreligieux.»

Le renforcement et la construction de ponts entre les différentes religions et cultures ont toujours fait partie des engagements du roi Charles.

«Je me souviens que juste avant que je ne commence à travailler à l’ambassade étrangère en 1995, le roi Charles a donné une célèbre conférence à Oxford intitulée «L’islam en Occident», dans laquelle il a parlé du patrimoine commun entre l’islam, le christianisme et le judaïsme, ce qui, je pense, a été très apprécié», rappelle M. Crompton.

L’ambassadeur pense qu’en tant que monarque britannique, Charles perpétuera son nouvel héritage sur ces thèmes, tout en y ajoutant son intérêt pour les programmes de développement de la jeunesse.

De nombreux dignitaires du monde entier assisteront à la cérémonie de couronnement et des milliers de Britanniques se rendront à l’abbaye de Westminster pour savourer ce moment magique.

Comme annoncé précédemment, le couronnement du roi Charles se distinguera à plusieurs égards de celui de la reine Elizabeth. Le cortège de cette dernière s’étendait sur 8 km de long, et plus de 8 000 invités avaient à l’époque assisté à sa cérémonie de couronnement. Le cortège de Charles sera plus court (2 km), et seuls 2 000 invités seront présents.

«Nous sommes fascinés par la cérémonie, nous ne l’avons jamais vue. Malheureusement, la reine Elizabeth est décédée, et des funérailles ont eu lieu. Beaucoup de cérémonies ont été organisées pour cela», explique l’ambassadeur, interrogé sur le moment qu’il attendait le plus lors du couronnement. 

De nombreuses personnes ont assisté à la plupart des rituels funéraires pour la première fois de leur vie, ce qui a permis aux Britanniques de voir leur histoire prendre vie, a expliqué l’ambassadeur. «Nous avons beaucoup appris, nous avons redécouvert beaucoup de choses sur notre histoire, et c’est un événement que nous attendons avec impatience.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Nombre d'exécutions record dans le monde en 2025, l'Iran en tête, selon Amnesty

Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi. (AFP)
Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi. (AFP)
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  • A elle seule, l'Iran représente 80% des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2.159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024
  • "Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", note l'ONG dans son rapport

PARIS: Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.

L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2.707 exécutions dans le monde en 2025, mais "n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde", précise-t-elle.

Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78% par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3.191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.

A elle seule, l'Iran représente 80% des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2.159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.

"Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", note l'ONG dans son rapport.

Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux Etats-Unis en juin: 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1.505 entre juillet et décembre.

Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.

Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.

Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.

Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.

"Cette minorité éhontée (d'Etats, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu’exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées" dénonce la secrétaire générale d’Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.


Iran: nouvelles menaces de Trump, frappe près d'un site nucléaire émirati

 Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole. (AFP)
Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole. (AFP)
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  • "Il ne restera rien" de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, a averti dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social
  • "Pour l'Iran, le temps presse", a prévenu Donald Trump. Les Iraniens "feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux"

WASHINGTON: Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole.

"Il ne restera rien" de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, a averti dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors que les deux pays ne se sont plus parlé directement depuis des entretiens au Pakistan mi-avril.

"Pour l'Iran, le temps presse", a prévenu Donald Trump. Les Iraniens "feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux", a ajouté le milliardaire républicain, qui avait déjà menacé début avril d'anéantir "une civilisation entière", avant de conclure un cessez-le-feu avec Téhéran.

Après plus d'un mois de trêve, la perspective d'un règlement du conflit, qui a débuté le 28 février, reste lointaine, et le président américain a qualifié le 10 mai de "totalement inacceptable" la dernière proposition iranienne pour régler le conflit.

Alors que les ministres des Finances du G7 se réunissent lundi et mardi à Paris pour tenter de rapprocher leurs positions face aux répercussions économiques du conflit, les prix du pétrole sont repartis à la hausse lundi à l'ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent prenant 1,28% à 110,26 dollars.

Avant même le message de Donald Trump, Téhéran avait lancé dimanche un avertissement à Washington.

"Le président américain devrait savoir que si (...) l'Iran est de nouveau agressé, les ressources et l'armée de son pays seront confrontées à des scénarios inédits, offensifs, surprenants et tumultueux", a averti le porte-parole des forces armées, Abolfazl Shekarchi.

Le vice-président du Parlement, Hamidreza Haji-Babaï, a déclaré que si les installations pétrolières iraniennes étaient visées, l'Iran frapperait des sites pétroliers dans la région.

Attaque "terroriste" 

Sur l'autre rive du Golfe, un incendie s'est déclaré dimanche après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis.

La frappe n'a pas fait de blessés ni provoqué de hausse de la radioactivité, mais les autorités ont dénoncé une "escalade dangereuse" et l'Arabie saoudite une "menace pour la sécurité et la stabilité de la région".

Deux autres drones ont été interceptés, selon le ministère émirati de la Défense.

Un conseiller du président émirati a dénoncé une attaque "terroriste", semblant suggérer une implication de l'Iran, qui a frappé des pays de la région à plusieurs reprises depuis le début du conflit, sans l'accuser nommément.

L'Agence internationale de l'énergie atomique a exprimé sa "profonde préoccupation".

L'Arabie saoudite a par ailleurs annoncé dimanche soir avoir intercepté trois drones en provenance d'Irak.

"Source d'insécurité" 

Malgré ces tensions, la diplomatie n'est pas totalement éteinte et le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, dont le pays tente de jouer un rôle de médiateur, a rencontré à Téhéran le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Dans un message sur les réseaux sociaux à l'issue de cet entretien, ce dernier n'a pas prononcé de paroles d'apaisement.

"Certains Etats de la région pensaient que la présence des Etats-Unis leur apporterait la sécurité, mais les événements récents montrent que cette présence est non seulement incapable d'apporter la sécurité mais est en plus source d'insécurité", a dénoncé M. Ghalibaf.

Les médias iraniens ont fait savoir dimanche que les Etats-Unis n'avaient accordé "aucune concession concrète" dans leur réponse à des propositions iraniennes.

"Washington a également exigé des restrictions très strictes et de longue durée sur le secteur nucléaire iranien", selon l'agence iranienne Mehr.

Selon l'agence iranienne Fars, Washington a présenté une liste en cinq points exigeant notamment que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Sur le front libanais, en dépit de la prolongation vendredi d'une trêve théorique pour un mois et demi supplémentaire, de nouvelles frappes israéliennes ont tué sept personnes, dont deux enfants, dans le sud du pays.

Parmi les victimes: un chef du Jihad islamique palestinien et sa fille de 17 ans.

Un responsable militaire israélien a déclaré que le Hezbollah pro-iranien avait tiré environ 200 projectiles sur Israël et sur les troupes israéliennes au Liban au cours du week-end.


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.