Le blocus imposé par Israël à Jéricho est un coup dur pour le tourisme et les célébrations de l’Aïd el-Fitr

Des membres des forces de sécurité israéliennes patrouillent dans la zone annexée de Jérusalem-Est, où la police israélienne aurait abattu un Palestinien, pensant à tort qu’il était armé d’un pistolet, le 30 mai 2020. (AFP)
Des membres des forces de sécurité israéliennes patrouillent dans la zone annexée de Jérusalem-Est, où la police israélienne aurait abattu un Palestinien, pensant à tort qu’il était armé d’un pistolet, le 30 mai 2020. (AFP)
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Publié le Lundi 24 avril 2023

Le blocus imposé par Israël à Jéricho est un coup dur pour le tourisme et les célébrations de l’Aïd el-Fitr

  • Les seuls visiteurs présents dans la ville sont des habitants de la Cisjordanie occupée, des Palestiniens vivant en Israël et des touristes étrangers retenus à Jéricho en raison du blocus israélien
  • L’armée israélienne a fermé le poste de contrôle militaire au nord de Bethléem, empêchant des milliers de personnes d’atteindre la mosquée Al-Aqsa et de rendre visite à leurs proches à Jérusalem pendant l’Aïd

RAMALLAH: Israël a imposé un blocus à la ville touristique populaire de Jéricho pour la deuxième journée consécutive, ce qui a provoqué énormément d’embouteillages dans les rues et mis fin aux célébrations de l’Aïd el-Fitr.

La Cisjordanie, qui a accueilli l’année dernière un nombre record de touristes, n’a pas reçu de visiteurs cette année, car les fermetures des routes et des points de contrôle militaires ont rendu les déplacements pratiquement impossibles.

Abdelkarim Sidr, le maire de Jéricho, déclare que la politique raciste des autorités militaires israéliennes empêche de nombreux habitants et visiteurs de se rendre dans les lieux touristiques. «Il n’y a pas de raison ou d’explication claire à ces fermetures», souligne-t-il.

Seuls de rares visiteurs ont pu se rendre dans quelques parcs et jardins de la ville, ce qui a eu une incidence sur le commerce local.

De longues files d’attente se sont formées au passage d’Allenby, entraînant de longs retards pour quiconque tentait d’entrer ou de sortir de la ville.

M. Sidr soutient que le blocus – le dernier d’une série de restrictions qui durent depuis des mois – faisait partie de la punition collective imposée par Israël aux habitants de Jéricho, à ses camps et à ses visiteurs.

Eyad Hamdan, responsable du tourisme à Jéricho, indique que «la ville a perdu l’une de ses principales sources de revenus en raison de ce blocus strict et de l’arrêt des activités touristiques».

Il ajoute que des milliers de marchands avaient l’habitude de se rendre à Jéricho pour proposer leurs produits aux grandes foules de visiteurs.

Tayseer Hamida, président de la chambre de commerce et d’industrie de la ville, précise que le blocus «avait considérablement affecté le tourisme et constituait un coup sévère et soudain à l’économie de la ville, qui repose sur l’agriculture et le tourisme».

Il affirme que la politique d’Israël consiste à «affaiblir l’activité économique palestinienne».

Les seuls visiteurs présents dans la ville sont des habitants de la Cisjordanie occupée, des Palestiniens vivant en Israël et des touristes étrangers retenus à Jéricho en raison du blocus israélien.

Adel Abu Ni’emeh, un journaliste de Jéricho, déclare à Arab News que le blocus avait aggravé la situation des quarante mille personnes qui vivent dans la ville et ses camps. Selon lui, aucune explication n’aurait été donnée pour justifier le blocus imposé à la ville.

Dans le même temps, l’armée israélienne a fermé le poste de contrôle militaire au nord de Bethléem, empêchant des milliers de personnes d’atteindre la mosquée Al-Aqsa et de rendre visite à leurs proches à Jérusalem pendant l’Aïd. Elle a également fermé le poste de contrôle des containers, qui relie le sud de la Cisjordanie à son centre, tandis que les procédures au poste de contrôle de Huwwara près de Naplouse ont également été renforcées.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.