Dubaï: Une plaque d'immatriculation vendue 15 millions de dollars au profit d'une oeuvre de charité

La plaque d'immatriculation 7 est devenue la plus chère des Émirats arabes unis après avoir battu le record établi par l'homme d'affaires émirati Saeed Khouri, qui avait payé 14,2 millions de dollars pour la plaque numéro 1 d'Abu Dhabi lors d'une vente aux enchères à but caritatif en 2008. (Photo fournie)
La plaque d'immatriculation 7 est devenue la plus chère des Émirats arabes unis après avoir battu le record établi par l'homme d'affaires émirati Saeed Khouri, qui avait payé 14,2 millions de dollars pour la plaque numéro 1 d'Abu Dhabi lors d'une vente aux enchères à but caritatif en 2008. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Lundi 10 avril 2023

Dubaï: Une plaque d'immatriculation vendue 15 millions de dollars au profit d'une oeuvre de charité

  • La plaque 7 devient la plus chère des Émirats arabes unis après avoir battu un précédent record
  • La campagne des Émirats arabes unis « 1 Billion Meals Endowment » (dotation d'un milliard de repas) recueille 140 millions de dollars au cours des 15 premiers jours

DUBAÏ : Une plaque d'immatriculation de véhicule de Dubaï portant le numéro « 7 » a été vendue pour la somme astronomique de 15 millions de dollars (1 USD = 0,91 Euro) lors d'une vente aux enchères qui a permis de récolter 26 millions de dollars au profit d'une campagne de collecte alimentaire pour le Ramadan.

Des plaques d'immatriculation et des numéros de téléphone rares ont été mis aux enchères lors d'une vente de charité organisée à Dubaï samedi soir, dépassant ainsi la barre du demi-milliard du « 1 Billion Meals Endowment » des Émirats arabes unis.

La plaque 7 est devenue la plus chère des Émirats arabes unis après avoir battu le précédent record établi par l'homme d'affaires émirati Saeed Khouri, qui avait payé 14,2 millions de dollars pour la plaque numéro 1 d'Abu Dhabi lors d'une vente aux enchères caritative en 2008.

87 000 contributeurs majeurs avaient fait don d'un total de 140 millions de dollars, quinze jours après le lancement de la campagne du Ramadan a rapporté samedi l'agence de presse Emirates News Agency.

Le fonds de dotation des Émirats arabes unis vise à collecter 1 milliard d'AED (1 AED = 0,25 euro), chaque repas équivalant à 1 AED.

Le mois dernier, le vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis et le dirigeant de Dubaï, le cheikh Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum, ont lancé la campagne visant à créer le plus grand fonds de dotation d'aide alimentaire durable pour le Ramadan.

« L'ampleur de la réponse à la campagne, qui a enregistré 514 millions de Dirhams émirati (127 millions d’euros) de la part de 87 000 donateurs, témoigne de l'engagement de la communauté des Émirats arabes unis envers les valeurs de don et de solidarité, qui font partie intégrante de notre culture », a déclaré Mohamed ben Abdallah Al-Gergawi, secrétaire général de l'initiative Mohammed ben Rachid Al-Maktoum Global Initiatives.

La somme a été donnée par des particuliers, des entreprises, des institutions publiques et privées dans le cadre d'une réponse communautaire qui témoigne de la culture du don et de la générosité aux Émirats arabes unis.

Cette campagne s'appuie sur les résultats des précédentes campagnes d'aide alimentaire lancées au cours des trois dernières années.

La campagne « 10 millions de repas » du Ramadan 2020 a été la première et la plus grande manifestation de solidarité de ce type, soutenant les victimes de la pandémie de Covid-19 dans les Émirats arabes unis. Elle a été suivie, lors du Ramadan 2021, par la campagne « 100 millions de repas », qui était la plus grande campagne régionale de soutien alimentaire couvrant vingt pays de la région arabe, de l'Afrique et de l'Asie.

L'année dernière, la campagne « 1 milliard de repas » a été la plus importante de ce type au niveau régional. Elle a fourni 1 milliard de repas dans cinquante pays et renforcé la contribution des Émirats arabes unis à l'effort mondial d'éradication de la faim.

Le lancement du plus grand fonds de dotation d'aide alimentaire durable du Ramadan reflète la vision à long terme des Émirats arabes unis pour les efforts de charité et d'aide, et traduit sa philosophie humaine en introduisant un nouveau modèle basé sur la durabilité.

La campagne continue d'accueillir des dons et des contributions au fonds de dotation de la part d'institutions et de particuliers.

 Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

Short Url
  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
Short Url
  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Short Url
  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.