Un agriculteur saoudien investit dans la stévia pour une production alimentaire plus saine

Hamad Mansour al-Abbas, un agriculteur professionnel avec plus de trente-cinq ans d'expérience dans le domaine de l'agriculture. (SPA)
Hamad Mansour al-Abbas, un agriculteur professionnel avec plus de trente-cinq ans d'expérience dans le domaine de l'agriculture. (SPA)
Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia, à Najran. (SPA)
Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia, à Najran. (SPA)
Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia, à Najran. (SPA)
Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia, à Najran. (SPA)
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Publié le Samedi 21 janvier 2023

Un agriculteur saoudien investit dans la stévia pour une production alimentaire plus saine

  • Hamad Mansour al-Abbas propose une alternative au sucre
  • Le sol fertile de Najran est idéal pour les plantes robustes à croissance rapide

DJEDDAH: De nombreuses régions du Royaume ont un sol riche et fertile propice à la culture de diverses productions agricoles, notamment la stévia qui a été considérée comme une alternative naturelle et saine au sucre, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments.

Hamad Mansour al-Abbas, un agriculteur saoudien de la ville de Najran dans la région du sud-ouest, ayant plus de trente-cinq ans d'expérience, a consacré 2 000 mètres carrés de sa ferme de 100 000 mètres carrés pour cultiver la stévia en raison de ses bienfaits pour la santé.

Al-Abbas a affirmé à Arab News: «On sait que la plante de la stévia est une herbe qui reste dans le sol pour une durée allant jusqu'à sept ans et se caractérise par son haut degré de douceur. C'est une alternative au sucre pour ceux qui suivent un régime alimentaire ou cétogène ou qui souffrent de diabète. Comme j’apprécie les alternatives naturelles et l'agriculture biologique, j'ai choisi cette plante car le sol de Najran est très fertile et convient à n'importe quelle culture.

Hamad Mansour al-Abbas, un agriculteur professionnel avec plus de trente-cinq ans d'expérience dans le domaine de l'agriculture. (SPA)
Hamad Mansour al-Abbas, un agriculteur professionnel avec plus de trente-cinq ans d'expérience dans le domaine de l'agriculture. (SPA)

Les feuilles de la stévia contiennent des composés naturels et sont aussi sucrées que le sucre traditionnel. La plante, qui a également des propriétés nutritionnelles et thérapeutiques considérables, est meilleure pour la santé que les édulcorants artificiels. Elle contient moins de calories, mais de nombreux minéraux et vitamines.

Al-Abbas a pu cultiver 15 000 plants de stévia, dans le but d'introduire de nouvelles plantes et arbres dans l'environnement local pour la commercialisation et la distribution à l'intérieur et à l'extérieur de la région.

La stévia se plante en rangées espacées de cinq centimètres et peut être récoltée et transformée tous les trois mois, ce qui permet d'en fournir une grande quantité en un an.

«La plante pousse en trente jours, après quoi elle passe par trois phases: la récolte, le séchage à l'abri de la lumière directe du soleil, puis le broyage au moyen d’une machine. Une fois transformée en poudre verte, elle est ensuite conditionnée en six paquets de deux grammes chacun.

Cet édulcorant naturel est ensuite emballé et distribué sur les marchés de Najran. «Ma ferme produit 5 000 paquets de poudre de stévia pure par mois, et j'étudie actuellement l'idée d'établir une usine afin de pouvoir la distribuer dans tout le Royaume en tant que produit sain et naturel.»

Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia à Najran. (SPA)
Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia à Najran. (SPA)

Poudre verte naturelle

La différence entre la stévia naturelle que propose Al-Abbas et d'autres que l’on trouve dans de nombreux magasins, est que son produit est un véritable édulcorant naturel sous forme de poudre verte fabriquée uniquement à partir de feuilles séchées. La plus grande partie des stévias achetées en magasin, qui se présente sous forme de poudre blanche ayant subi une méthode d'extraction à l'eau, est semi-transformée et jusqu'à 300 fois plus sucrée que le sucre.

La poudre de couleur verte aide à maintenir des gencives et des dents saines et peut être utilisée comme édulcorant naturel avec du thé et des boissons chaudes. Al-Abbas la propose également sous forme de poudre blanche semblable au sucre ordinaire, qui est l'extrait de la stévia avec une concentration plus élevée. Il produit également du savon bio à base d'extrait de stévia bénéfique pour la peau.

Outre la stévia, Al-Abbas cultive une variété de légumes, d'herbes potagères et de fraises, sachant que le sol riche de sa ferme dans un climat tempéré, avec suffisamment d'eau est idéal pour l'agriculture biologique.

Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia, à Najran. (SPA)
Un agriculteur saoudien a consacré 2 000 mètres carrés de son immense ferme à la culture de la stévia, à Najran. (SPA)

Al-Abbas a indiqué que le ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture a organisé de nombreux ateliers dans sa ferme pour les stagiaires et les spécialistes. Il a remercié le ministère pour son soutien, notamment pour les engrais, les semences et les conseils.

«Je voudrais mentionner le fait que je me suis occupé de nombreuses cultures au cours de ma vie en tant qu'agriculteur professionnel, et je suis très heureux de voir de nombreuses nouvelles cultures prospérer dans la région, comme les grenades et le café – d’autant plus que ce sont des mains saoudiennes qui les cultivent, et des Saoudiens qui surveillent les fermes et s'en occupent eux-mêmes.»

Il a affirmé que le ministère continuait de soutenir tous types d'agriculture à Najran, notamment les plantes rares, qu’il aidait à moderniser les chaînes d'approvisionnement et qu’il assurait une formation ainsi qu’une surveillance de réglementation. Il aide également les agriculteurs à passer à des pratiques agricoles biologiques plus sûres sans utiliser d'engrais chimiques et de pesticides, ou de matériaux génétiquement modifiés, qui pourraient être nocifs pour les consommateurs et l'environnement.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com