PARIS: "La Nupes n'est pas l'alpha et l'omega de nos rassemblements" à gauche, a estimé mardi le patron des communistes Fabien Roussel, demandant à "voir plus grand" pour ne plus "plafonner" à 30% de voix aux élections.
"Ce que je souhaite c'est que la gauche l'emporte, représente une alternative", a-t-il déclaré sur France Inter. Or "depuis 10 ans, la gauche quels que soient ses choix, unie ou pas, elle plafonne à 30%", a-t-il regretté.
"On peut refaire la même la fois prochaine et refaire le même résultat", a tancé le secrétaire national du PCF à propos de l'alliance Nupes nouée en mai dernier.
"La Nupes c’est pas l’alpha et l’omega de nos rassemblements", a-t-il affirmé, avant de participer au meeting de la coalition mardi soir à Paris. "Si cet accord électoral n’avait pas existé, nous serions quand même unis sur les retraites".
Il a demandé: "Voyons plus loin, plus grand, voyons ce qui nous a empêchés d’aller au-delà de 30%, pourquoi nous n’avons pas réussi à empêcher l'élection de 89 députés d’extrême droite".
Pour Fabien Roussel, "beaucoup de Français ne se retrouvent pas dans la gauche et je souhaite que le PCF se renforce et parle aux classes populaires, pour que demain nous formions une majorité".
Concernant les retraites, là où le PS réclame d'en rester à la contestation du projet de réforme du gouvernement, M. Roussel "souhaite que nous puissions proposer aux Français un pacte", contre-projet aussi évoqué par la patronne des députés LFI Mathilde Panot.
En revanche, contrairement à LFI, le communiste a indiqué qu'il n'irait pas à la marche du 21 janvier appelée par des organisations de jeunesse: "Mettons le paquet sur le 19 (journée de grève et manifestation de l'intersyndicale, NDLR), l’enjeu est que beaucoup, beaucoup de monde soit présent jeudi".
"Je ne leur reproche pas de le faire, je dis que je n’y participerai pas", a-t-il assuré.