Khaybar Volcano Camp ouvre ses portes grâce à la Commission royale pour AlUla

(Photo par Experience AlUla, RCU)
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(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
Khaybar Volcano Camp s'ouvre aux personnes aimant l’aventure. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Khaybar Volcano Camp s'ouvre aux personnes aimant l’aventure. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Khaybar Volcano Camp s'ouvre aux personnes aimant l’aventure. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Khaybar Volcano Camp s'ouvre aux personnes aimant l’aventure. (Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
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Chaque repas est soigneusement préparé pour chaque groupe sur commande. (Photo par Expérience AlUla, RCU)
Chaque repas est soigneusement préparé pour chaque groupe sur commande. (Photo par Expérience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
Les visiteurs du Khaybar Volcano Camp reçoivent des pyjamas chauds à porter pendant leur séjour froid, ainsi que par la suite. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Les visiteurs du Khaybar Volcano Camp reçoivent des pyjamas chauds à porter pendant leur séjour froid, ainsi que par la suite. (Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
(Photo par Experience AlUla, RCU)
Chamuel of Light guide les invités de manière sonore pendant les séances de thérapie par le son. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Chamuel of Light guide les invités de manière sonore pendant les séances de thérapie par le son. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Les intérieurs soigneusement sélectionnés des dix habitations de luxe sont décorés en noir, gris et blanc, dans le prolongement des couleurs qui se trouvent dans les montagnes rocheuses voisines ainsi que dans la lave durcie des volcans. (Photo par Experience AlUla, RCU)
Les intérieurs soigneusement sélectionnés des dix habitations de luxe sont décorés en noir, gris et blanc, dans le prolongement des couleurs qui se trouvent dans les montagnes rocheuses voisines ainsi que dans la lave durcie des volcans. (Photo par Experience AlUla, RCU)
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Publié le Vendredi 16 décembre 2022

Khaybar Volcano Camp ouvre ses portes grâce à la Commission royale pour AlUla

  • Le chef de projet et directeur du camp, Faisal al-Qarni, 28 ans, a interrompu ses études universitaires au Royaume-Uni pour prendre les rênes de ce projet
  • Les forfaits commencent à 1 500 riyals saoudiens par nuit, et à 3 170 riyals saoudiens pour trois jours et deux nuits

KHAYBAR: Le Khaybar Volcano Camp est ouvert aux amoureux de la nature et de la découverte, à partir du 16 décembre.

La Commission royale pour AlUla s’est chargée de la mise en place du camp de luxe en éco-lodge dans l'une des plus grandes zones volcaniques du Royaume, et des disponibilités limitées pour les visiteurs les jeudis et vendredis jusqu'en mars.

Le chef de projet et directeur du camp, Faisal al-Qarni, 28 ans, a interrompu ses études universitaires au Royaume-Uni pour prendre les rênes de ce projet.

Il affirme à Arab News: «J'ai voyagé dans le monde entier, et j'ai vécu en Australie pendant huit ans, depuis 2014. Je me suis rendu dans différents endroits à Bali, en Indonésie, en Asie – partout –, mais l'environnement unique de Khaybar ne ressemble à aucun de ceux que je connais».

«Je suis saoudien, mais c'est la première fois que je viens ici et j'adore vraiment ce lieu. Nous avons des choses différentes ici», ajoute-t-il.

Ce qu'il aime le plus à Khaybar, ce sont les habitants et le fait de discuter avec eux et d’écouter leurs histoires. Il est également impressionné par le fait que le prince héritier et la Commission royale pour AlUla s’occupent autant du développement de cette région.

 «Nous nous sommes mis au travail le 14 novembre et nous l'avons terminé de justesse le 6 décembre. Nous étions sous pression, travaillant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, sans nous reposer», explique-t-il.

Ce fut vraiment un tour de force, sous un soleil de plomb et des nuits glaciales près de Jabal al-Qadr, qui a été classé parmi les 100 meilleurs sites géologiques du monde par l'Union internationale des géosciences et l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Son emplacement est également proche de la grotte Umm Jirsan, un autre important site naturel de Harrat Khaybar.

La logistique a été gérée avec soin en raison de l'importance géologique de la région. Al-Qarni ajoute: «On nous avait recommandé de ne rien toucher sur le terrain. Nous avons fait notre sélection à Riyad. Tout ce que vous voyez ici, les lits, les meubles, tout, nous les avons rassemblés, expédiés ici, et nous les avons mis à la bonne place.»

«Nous n'avons pas touché à la terre. Nous savons que nous devons garder tout ce qui est organique et naturel. C'est toute l'idée derrière ce projet», souligne-t-il.

Al-Qarni sent maintenant qu'il fait vraiment partie d'un projet en pleine expansion. Bien qu'il admette qu'il y a trente jours, il ne connaissait même pas Khaybar, il est ravi que tout le monde découvre maintenant sa magie.

«Je n'ai entendu parler de Khaybar qu'il y a un mois. J'ai rencontré des Allemands qui viennent ici, des Néerlandais, des Américains et un grand nombre de Saoudiens. Tout le monde aime cet endroit. Nous attendons des visiteurs du monde entier. Ce projet prend son envol à l'échelle mondiale», confie-t-il.

L'ascension jusqu'au camp prend plusieurs heures, en voiture puis à pied. En passant devant des sculptures de lave volcanique durcie et des plantes sauvages du désert, le voyage fait penser à un musée en plein air.

Al-Qarni ajoute en souriant: «C'est facile d'accès en voiture, surtout si vous avez un chauffeur expérimenté. Vous avez besoin d'un bon conducteur et d'une bonne voiture – et de passagers courageux.»

Le site Web du camp indique: «La réserve naturelle de Harrat Khaybar est un ancien paysage volcanique situé dans l'un des endroits les plus spectaculaires de la planète. Certaines des créations les plus anciennes d'Arabie continuent d'être redécouvertes ici, et aujourd'hui la région accueille le camp de Khaybar Volcano Camp (camp du volcan Khaybar). Avec un séjour unique en son genre, les clients découvrent ce qui est extraordinaire le jour, et un monde différent la nuit.»

Chacune des dix habitations est construite sur mesure. Avec le Wi-Fi disponible uniquement dans les espaces communs, chaque chambre offre la paix et un bel endroit pour se déconnecter.

L'extérieur de chaque chambre dispose d'une terrasse offrant une vue imprenable.

À l'intérieur, les couleurs reflètent celles de l'extérieur, les couvertures noires ressemblant même à la lave durcie qui se trouve à proximité.

Chaque visiteur se voit offrir un pyjama gris confortable en guise de souvenir à rapporter chez lui, ainsi qu’une écharpe chaude et un bonnet. Des vestes épaisses sont également disponibles sur demande.

L'entraîneur de yoga «Chamuel of Light» est un guide multilingue qui exerce au Khaybar Volcano Camp. Il aide les groupes ou les visiteurs indépendants dans la langue de leur choix, en anglais ou en arabe.

On demande aux visiteurs de s'allonger et de s'envelopper dans une couverture chaude. Avec l'aide du guide, ils ferment les yeux, deviennent somnolents et s'abandonnent à la sérénité, en faisant l'expérience d'un voyage magique et mystique autour des volcans.

Le thérapeute du son méditatif affirme à Arab News: «Nous nous trouvons ici au cœur de l'Arabie saoudite, autour d'anciens volcans qui sont une manifestation de l'évolution, de l'histoire et du patrimoine de Khaybar. Et ce que nous avons est un beau voyage, et pourquoi cela? Parce que la méditation guidée avec la thérapie par le son augmente la fréquence vibratoire des visiteurs dans un but d'équilibre et d'harmonie de l'esprit, de l'énergie et du corps.»

Le camp est à trois heures de route d'AlUla. L'enregistrement commence à midi, avec un déjeuner préparé sur commande. Les visiteurs sont ensuite libres de se promener dans les champs volcaniques avec un guide expérimenté.

La séance de méditation commence au coucher du soleil, avec des contes au coin du feu et l'observation des étoiles.

Après une bonne nuit de sommeil, les clients sont invités le lendemain matin à se joindre à une méditation silencieuse et à regarder le soleil se lever.

Après le petit-déjeuner, une séance de thérapie par le son est prévue avant le départ.

Les forfaits commencent à 1 500 riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro) par nuit, et à 3 170 riyals saoudiens pour trois jours et deux nuits.

Pour réserver une habitation au Khaybar Volcano Camp ou pour en savoir plus, visitez ExperienceAlUla.com.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com