Mondial - «C'est fabuleux, c'est la folie au Maroc», raconte Bouderbala

L'ancien footballeur marocain Aziz Bouderbala lors d'un match de football de gala de l'UNESCO pour les enfants africains, le 23 avril 2012. (Photo, Archives, AFP)
L'ancien footballeur marocain Aziz Bouderbala lors d'un match de football de gala de l'UNESCO pour les enfants africains, le 23 avril 2012. (Photo, Archives, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 12 décembre 2022

Mondial - «C'est fabuleux, c'est la folie au Maroc», raconte Bouderbala

L'ancien footballeur marocain Aziz Bouderbala lors d'un match de football de gala de l'UNESCO pour les enfants africains, le 23 avril 2012. (Photo, Archives, AFP)
  • «C'est exceptionnel ce qui nous arrive, c'est une qualification historique non seulement pour le Maroc mais pour tous les pays arabes et surtout le continent africain»
  • «C'est la folie au Maroc!»

DOHA: "On fait partie des quatre meilleures équipes au monde, c'est fabuleux", s'exclame l'ancienne star du Maroc, Aziz Bouderbala, consultant pour Al-Jazeera, heureux que ses successeurs, qui disputent mercredi les demi-finales du Mondial, aient fait mieux que les héros de 1986.

Q: Comment vivez-vous l'épopée du Maroc?

R: "C'est exceptionnel ce qui nous arrive, c'est une qualification historique non seulement pour le Maroc mais pour tous les pays arabes et surtout le continent africain. Il se passe des choses dans ce Mondial ici au Qatar qu'on a rarement vues, avec la qualification du Maroc pour une demi-finale. Et ce n'est pas encore fini, notre ambition est d'aller en finale. On est en train de vivre un moment historique. On fait partie des quatre meilleures équipes au monde, mais c'est fabuleux, c'est du délire!"

Q: N'éprouvez-vous pas le moindre regret de vous être arrêté en huitième de finale au Mondial-86 au Mexique?

R: "Si, si (rires)! On s'est souvent posé la question, notre équipe en 1986 avait la possibilité d'aller plus loin, malheureusement on est tombé contre l'Allemagne, qui a joué la finale. Contre une autre équipe, avec la qualité de nos joueurs, on aurait pu peut-être aller déjà en quarts de finale."

Q: Avez-vous des nouvelles du pays?

R: "C'est la folie au Maroc! Tout le monde est dehors depuis trois matches. Samedi c'était vraiment le délire dans toutes les villes du pays. Et pas seulement au Maroc mais dans tous les pays arabes. C'est fabuleux."

Q: Que pensez-vous du travail du sélectionneur Walid Regragui?

R: "Il a su réunir tout le monde, il a joué sur le mental de ses joueurs puisque c'est la même équipe que Vahid Halilhodzic (son prédécesseur, NDLR). Il a changé totalement le système, un 4-1-4-1 qui marche très bien pour le moment, l'équipe n'a encaissé qu'un seul but, et c'est un autogol (ndlr: but contre son camp). Regragui a donné confiance, il a mis une ambiance, il leur a montré, en leur disant: +Évitez ce complexe de se dire que nous jouons contre les meilleures équipes au monde, avec les meilleurs joueurs au monde, que eux sont de catégorie 1 et nous de catégorie 3. Non, pas du tout, vous êtes de hommes comme eux, vous jouez dans des grands clubs comme eux+."

Q: Comment joue cette équipe?

R: "Le Maroc a un style reconnaissable, en dribbles. C'est l'équipe qui dribble le plus à la Coupe du monde. Elle laisse la possession à ses adversaires mais arrive à sortir la balle avec de petites passes, des changements de jeu. J'ai trouvé que le Maroc avait très bien utilisé le jeu vertical aussi et en deux trois passes arrivait dans les 16 m adverses."

Q: Redoutez-vous la fatigue et les forfaits contre la France?

R: "Peut-être avant, mais ceux qui sont entrés, Banoun, Dari ou Yamiq s'en sont vraiment bien sortis. Je pense que Saïss sera là. Aguerd, non. Mais celui qui a remplacé Mazraoui, Attiat-Allah, a été un des meilleurs contre le Portugal, sur son côté gauche. Et c'est lui qui fait la passe du but. Cette équipe est extraordinaire. Elle a beaucoup couru, a fait beaucoup d'efforts, avec des joueurs qui sont blessés, notamment Hakimi, même Zyech, qui à chaque fois passent à l'infirmerie après les matches, même Amrabat a une petite gêne. Même le capitaine Saïss joue avec une blessure... à chaque fois on se dit qu'ils vont craquer. Mais non, ça joue toujours avec le même tempo, au même rythme, avec la même envie de gagner."

Q: Comment voyez-vous cette demi-finale?

R: "C'est la meilleure équipe du monde en ce moment, le tenant du titre. Sincèrement, je pense que tous les Marocains souhaitaient jouer contre la France parce qu'on connaît bien le foot français, qu'on aime bien les joueurs. On préférait la France à l'Angleterre, les deux pays se connaissent très bien."


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

Short Url
  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
Short Url
  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Short Url
  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.