Chute d'un missile en Pologne: la Chine appelle toutes les parties à «rester calmes»

La police enquête sur le site où un tir de missile a tué deux personnes le 17 novembre 2022 dans le village de Przewodow, dans l'est de la Pologne, près de la frontière avec l'Ukraine ravagée par la guerre. La Pologne a déclaré qu'il n'y avait pas de preuve claire de l'identité du lanceur du missile. (AFP).
La police enquête sur le site où un tir de missile a tué deux personnes le 17 novembre 2022 dans le village de Przewodow, dans l'est de la Pologne, près de la frontière avec l'Ukraine ravagée par la guerre. La Pologne a déclaré qu'il n'y avait pas de preuve claire de l'identité du lanceur du missile. (AFP).
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Publié le Mercredi 16 novembre 2022

Chute d'un missile en Pologne: la Chine appelle toutes les parties à «rester calmes»

  • «Dans la situation actuelle, toutes les parties concernées doivent rester calmes et faire preuve de retenue afin d'éviter une escalade», a déclaré lors d'un point presse régulier Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères
  • Un missile, très probablement de fabrication russe selon Varsovie, a touché le territoire polonais et fait deux morts, suscitant la condamnation unanime des dirigeants occidentaux

PÉKIN : La Chine a appelé l'ensemble des acteurs au "calme" après les informations faisant état de la chute meurtrière en Pologne d'un missile de fabrication russe et le placement en état d'alerte de l'armée polonaise.

"Dans la situation actuelle, toutes les parties concernées doivent rester calmes et faire preuve de retenue afin d'éviter une escalade", a déclaré lors d'un point presse régulier Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"La position de la Chine sur la question ukrainienne est la même depuis le début et elle est claire: la priorité absolue est de mener un dialogue et des négociations afin de résoudre la crise de manière pacifique."

G20: la rencontre entre le président chinois et le Premier ministre britannique annulée

La rencontre prévue mercredi en marge du G20 entre le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Rishi Sunak a été annulée, a indiqué Downing Street.

Cette rencontre "a été annulée pour des problèmes d'agenda", a indiqué une porte-parole à l'AFP. Elle devait être une première en près de cinq ans pour des dirigeants des deux pays aux relations tendues, et l'un des rendez-vous majeur de ce G20 pour le nouveau chef du gouvernement britannique, arrivé au pouvoir fin octobre.

Le sommet du G20, qui se tient en Indonésie, a été bousculé après les frappes russes en Ukraine et la chute de missiles en Pologne à l'origine encore non confirmée.

Les dirigeants des grandes puissances du G7 (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada, Japon) ont tenu une réunion d'urgence en marge du sommet .

Durant cet entretien avec Xi Jinping, Rishi Sunak, qui avait il y a quelques mois qualifié la Chine de "menace principale" pour la sécurité mondiale et du Royaume-Uni, devait appeler à "une relation franche et constructive entre Londres et Pékin", selon un communiqué diffusé plus tôt par Downing Street.

Face aux crises actuelles, avec la guerre en Ukraine, la crise économique, le réchauffement climatique, il devait aussi appeler Pékin à user de son influence pour "apaiser les tensions internationales, assurer la stabilité régionale et jouer son rôle pour faire face aux répercussions dévastatrices de la guerre en Ukraine dans le monde".

Les relations entre Londes et Pékin se sont considérablement dégradées ces dernières années, en particulier avec la répression des manifestation pro-démocratie dans l'ex-colonie britannique de Hong King ou les accusations d'espionnage contre le géant des télécoms Huawei.

La Chine "est engagée pour promouvoir, avec le Royaume-Uni, un développement stable et sain des relations entre la Chine et le Royaume-Uni, sur la base d'un respect mutuel, de l'égalité et des bénéfices mutuels", a réagi de son côté le ministère chinois des Affaires étrangères.

Un missile, très probablement de fabrication russe selon Varsovie, a touché le territoire polonais et fait deux morts, suscitant la condamnation unanime des dirigeants occidentaux.

Moscou a rétorqué en qualifiant de "provocations" ces informations.

Réunis à Bali, en Indonésie, pour un sommet du G20 où le président russe Vladimir Poutine est absent, le président français et le Premier ministre britannique ont immédiatement fait part de leur soutien à Varsovie, mais les Occidentaux demeurent prudent sur l'origine du missile, le président américain Joe Biden jugeant "improbable" qu'il ait été tiré depuis la Russie.

La Chine est traditionnellement proche de la Russie et n'a pas publiquement condamné l'invasion russe de l'Ukraine. Mais elle s'est toutefois abstenue de la soutenir et ne lui offre aucun soutien militaire.


Canada: le suspect de l'attaque à la voiture-bélier qui a fait 11 morts inculpé

Le Premier ministre canadien Mark Carney s'est rendu dimanche à Vancouver, où il a assisté dimanche, des fleurs à la main, à une veillée religieuse organisée pour les victimes, selon le média CPAC. (AFP)
Le Premier ministre canadien Mark Carney s'est rendu dimanche à Vancouver, où il a assisté dimanche, des fleurs à la main, à une veillée religieuse organisée pour les victimes, selon le média CPAC. (AFP)
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  • L'homme présenté comme un habitant de Vancouver, qui a comparu devant un tribunal avant d'être remis en garde à vue, a agi délibérément et a des antécédents de troubles mentaux, selon la police
  • "Le parquet de Colombie-Britannique a inculpé Kai-Ji Adam Lo", le suspect âgé de 30 ans, "de huit chefs de meurtre", a déclaré la police dans un communiqué, ajoutant que d'autres inculpations étaient attendues

VANCOUVER: Le suspect d'une attaque à la voiture-bélier qui a tué 11 personnes et fait des dizaines de blessés lors d'un festival de la communauté philippine de Vancouver a été inculpé de meurtre, a annoncé dimanche la police.

"Le parquet de Colombie-Britannique a inculpé Kai-Ji Adam Lo", le suspect âgé de 30 ans, "de huit chefs de meurtre", a déclaré la police dans un communiqué, ajoutant que d'autres inculpations étaient attendues.

L'homme présenté comme un habitant de Vancouver, qui a comparu devant un tribunal avant d'être remis en garde à vue, a agi délibérément et a des antécédents de troubles mentaux, selon la police.

Aucun motif n'a été confirmé pour cette attaque survenue samedi soir dans la ville de Vancouver, dans l'ouest du pays, en pleine campagne électorale alors que les Canadiens sont appelés aux urnes lundi pour des élections législatives. La police a exclu cependant la piste terroriste.

Le Premier ministre canadien Mark Carney s'est rendu dimanche à Vancouver, où il a assisté dimanche, des fleurs à la main, à une veillée religieuse organisée pour les victimes, selon le média CPAC.

"La nuit dernière, des familles ont perdu une sœur, un frère, une mère, un père, un fils ou une fille", a-t-il déclaré. "Ces familles vivent le cauchemar de toutes les familles.

Le suspect a "un lourd passé d'interactions, avec la police et des soignants, liées à la santé mentale", a déclaré Steve Rai, un haut responsable de la police de Vancouver, lors d'une conférence de presse dimanche.

"Même si je ne peux pas m'exprimer à ce stade sur un possible mobile, je peux désormais dire, confiant, que les éléments de ce dossier ne nous mènent pas à penser qu'il s'agit d'un acte terroriste", a-t-il ajouté.

"Il y a désormais 11 décès confirmés, et nous pensons que des dizaines d'autres sont blessés, dont certains gravement", a poursuivi Steve Rai, prévenant que le nombre de morts pourrait augmenter.

"Il s'agit du jour le plus sombre de l'histoire de Vancouver", a-t-il estimé.

Des corps "écrasés" 

Peu après 20H00 locales samedi (03h00 GMT dimanche) selon la police, "un homme au volant d'un SUV Audi noir" a foncé à travers la foule dans le quartier Sunset on Fraser de la ville de la côte pacifique où des membres de la communauté philippine s'étaient rassemblés pour célébrer la journée Lapu-Lapu, qui commémore une victoire du XVIe siècle contre les explorateurs européens.

Abigail Andiso a raconté au Vancouver Sun qu'elle a entendu de grands bruits, puis des hurlements: "Il y avait des corps. Ils ont été écrasés. Certains étaient déjà morts sur place".

Des images partagées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l'AFP montrent un véhicule, un SUV noir dont l'avant est très endommagé, arrêté dans une rue jonchée de débris avec des camions de restauration rapide tout autour.

Sheila Nocasa était sur place peu avant l'incident. Elle a dit à l'AFP être "sous le choc", "anéantie".

Des personnes sont venues dimanche déposer des fleurs pour rendre hommage aux victimes sur le site de l'attaque.

"C'est très traumatisant", a indiqué à l'AFP Mohamad Sariman, qui travaillait dans un food truck au festival Lapu Lapu et qui dit avoir entendu une "grosse détonation".

De nombreuses communautés asiatiques, notamment chinoise, indienne et philippine, vivent dans l'ouest du Canada, pour beaucoup autour de Vancouver, troisième agglomération du pays.

Dimanche, le roi Charles III, chef d'Etat du Canada, s'est dit "profondément attristé" par cette "terrible tragédie". Le président français Emmanuel Macron a dit sa "solidarité aux Canadiens et à la communauté philippine".

De son côté, le président des Philippines Ferdinand Marcos a déclaré dans un communiqué qu'il était "complètement bouleversé d'apprendre ce terrible incident".

"J'ai peur" 

"J'étais choqué" en apprenant la nouvelle, a déclaré dimanche matin à l'AFP Julie Dunbar, une retraitée de la capitale Ottawa. Elle rappelle tristement qu'il "est arrivé la même chose à Toronto" en 2018, quand un homme avait tué 11 personnes avec un van. "J'ai peur de la société dans laquelle on vit".

Ce drame fait monter la tension à quelques heures du scrutin, lundi. La campagne électorale a été dominée par la question de la guerre économique avec les Etats-Unis de Donald Trump et ses menaces d'annexion.

Le nouveau Premier ministre Mark Carney, qui se présente comme un rempart face au président américain, est donné favori par les sondages. Il a modifié le programme de son dernier jour de campagne en raison de l'attaque à Vancouver.


La Chine contredit Trump et dément tout appel récent avec Xi Jinping

Donald Trump a imposé des droits de douane de 145% sur la majorité des produits chinois entrant sur le territoire américain. Pékin a riposté en mettant en place ses propres surtaxes douanières de 125% sur les produits américains. (AFP)
Donald Trump a imposé des droits de douane de 145% sur la majorité des produits chinois entrant sur le territoire américain. Pékin a riposté en mettant en place ses propres surtaxes douanières de 125% sur les produits américains. (AFP)
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  • Dans un entretien publié vendredi par Time Magazine, le président américain a dit avoir parlé au téléphone avec Xi Jinping, sans toutefois préciser à quelle date, ni le contenu de la conversation
  • Donald Trump avait également affirmé au Time Magazine que des discussions étaient en cours avec la Chine pour tenter de parvenir à un accord, et laissé entendre que le processus pourrait aboutir dans les prochaines semaines

PEKIN: La Chine a assuré lundi qu'aucun appel téléphonique n'avait eu lieu dernièrement entre le président Xi Jinping et son homologue américain, contredisant les affirmations de Donald Trump qui dit avoir parlé avec le dirigeant chinois.

Les deux premières puissances économiques mondiales sont engagées dans une guerre commerciale, déclenchée par le locataire de la Maison Blanche.

Donald Trump a imposé des droits de douane de 145% sur la majorité des produits chinois entrant sur le territoire américain. Pékin a riposté en mettant en place ses propres surtaxes douanières de 125% sur les produits américains.

Dans un entretien publié vendredi par Time Magazine, le président américain a dit avoir parlé au téléphone avec Xi Jinping, sans toutefois préciser à quelle date, ni le contenu de la conversation.

"À ma connaissance, les deux chefs d'État n'ont pas eu de conversation téléphonique récemment", a indiqué lundi lors d'un point de presse régulier Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Donald Trump avait également affirmé au Time Magazine que des discussions étaient en cours avec la Chine pour tenter de parvenir à un accord, et laissé entendre que le processus pourrait aboutir dans les prochaines semaines.

"Je tiens à rappeler que la Chine et les États-Unis n'ont pas engagé de consultations ni de négociations concernant les droits de douane", lui a répondu lundi Guo Jiakun.

 


Trump demande la gratuité des canaux de Panama et de Suez pour les navires américains

Cette photo diffusée par l'autorité du canal de Panama le 30 août 2024, montre le porte-conteneurs MSC Marie, de 366 mètres de long et 51 mètres de large, transitant dans le canal de Panama à Panama. (AFP)
Cette photo diffusée par l'autorité du canal de Panama le 30 août 2024, montre le porte-conteneurs MSC Marie, de 366 mètres de long et 51 mètres de large, transitant dans le canal de Panama à Panama. (AFP)
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  • Après avoir répété, depuis des mois, sa volonté de prendre le contrôle du canal de Panama, le président américain vise désormais le canal de Suez, un autre axe de transport stratégique pour le commerce mondial.
  • « J'ai demandé au secrétaire d'État Marco Rubio de se saisir » de ce dossier, a-t-il ajouté. 

WASHINGTON : Donald Trump a demandé samedi que le passage des navires américains soit rendu gratuit sur les canaux de Panama et de Suez, et a chargé son chef de la diplomatie, Marco Rubio, de se saisir immédiatement de ce dossier.

Après avoir répété, depuis des mois, sa volonté de prendre le contrôle du canal de Panama, le président américain vise désormais le canal de Suez, un autre axe de transport stratégique pour le commerce mondial.

« Les navires américains, à la fois militaires et commerciaux, devraient être autorisés à transiter gratuitement via les canaux de Panama et de Suez. Ces canaux n'existeraient pas sans les États-Unis d'Amérique », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.

« J'ai demandé au secrétaire d'État Marco Rubio de se saisir » de ce dossier, a-t-il ajouté. 

Avant même de prendre ses fonctions le 20 janvier, Donald Trump avait fait monter la pression sur le Panama, menaçant de « reprendre » le canal construit par les États-Unis et inauguré en 1914, et resté sous souveraineté américaine jusqu'en 1999.

Le Panama avait récupéré le canal cette année-là, en vertu d'un accord conclu en 1977 avec le président Jimmy Carter. Les États-Unis et la Chine sont les deux principaux utilisateurs de ce lien stratégique, par lequel transite 5 % du commerce maritime mondial.

Début avril, Washington a obtenu l'autorisation du Panama de déployer des militaires américains autour de cette voie d'eau stratégique.

Le canal de Suez, contrôlé par l'Égypte depuis 1956, concentrait lui environ 10 % du commerce maritime mondial, jusqu'à ce que les rebelles houthis du Yémen commencent à lancer des attaques contre des navires, disant agir en « solidarité » avec les Palestiniens de la bande de Gaza.

Les États-Unis sont intervenus, avec d'autres pays, pour tenter de sécuriser cette route maritime.

Mais le trafic a chuté, réduisant drastiquement une source essentielle de devises étrangères pour Le Caire, plongé dans la pire crise économique de son histoire.