Condamnations tous azimuts de l’attaque contre l'ambassade saoudienne à La Haye

Le personnel de sécurité de l'ambassade a informé les services de sécurité néerlandais dès que l'incident s'est produit, et le bâtiment a été immédiatement bouclé. (EPA)
Le personnel de sécurité de l'ambassade a informé les services de sécurité néerlandais dès que l'incident s'est produit, et le bâtiment a été immédiatement bouclé. (EPA)
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Publié le Vendredi 13 novembre 2020

Condamnations tous azimuts de l’attaque contre l'ambassade saoudienne à La Haye

  • Un nombre de douilles de balles ont été trouvées sur les lieux, a déclaré l'agence de presse néerlandaise ANP
  • L'Organisation de la coopération islamique a appelé à ce que les auteurs soient traduits en justice

DJEDDAH : Une attaque à l’arme à feu contre l’ambassade saoudienne aux Pays-Bas a été condamnée jeudi par les organisations islamiques et la communauté internationale.

Des coups de feu ont été tirés sur la mission diplomatique du Royaume à La Haye, un jour après un attentat à la bombe contre un évènement de commémoration de la Première Guerre mondiale à Djeddah. L’attaque a fait au moins deux blessés.

Le personnel de sécurité de l'ambassade a informé les services de sécurité néerlandais dès que l'incident s'est produit.  Le bâtiment a été aussitôt bouclé, selon l'agence de presse saoudienne. Personne n'a été blessé lors de cette fusillade.

La police néerlandaise a déclaré jeudi avoir arrêté un homme de 40 ans de la ville de Zoetermeer en rapport avec cette fusillade tout en lançant un appel à témoin de cette attaque.

«Les policiers ont également saisi une voiture pour une enquête plus approfondie. Le suspect est détenu et sera interrogé», a ajouté la police.

Le motif de la fusillade n'est pas connu à ce stade.

Dans un tweet, la police néerlandaise a déclaré: «Peu avant 6 heures du matin (05h00 GMT), nous avons reçu un message selon lequel des coups de feu ont été tiré sur un bâtiment à La Haye. Il n'y a pas eu de blessés».

La route menant à l'ambassade a été immédiatement fermée et la sécurité s'est renforcée, alors que les enquêtes médico-légales sur l'incident ont commencé.

L'Organisation de la coopération islamique a appelé à ce que les auteurs soient traduits en justice, tandis que le Parlement arabe a condamné l'attaque et s'est engagé à soutenir toutes les mesures prises par le Royaume pour maintenir sa sécurité et celle de ses citoyens.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des EAU a qualifié la fusillade contre l'ambassade de «criminelle», ajoutant qu'il rejetait «toutes formes de violence visant à déstabiliser la sécurité et la stabilité qui sont opposées aux valeurs et principes religieux et humanitaires».

Dhaifallah Ali Al-Fayez, porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés, a déclaré qu’Amman dénonce cet «acte lâche» et tout acte qui ciblerait des innocents.

Il a ajouté que la Jordanie se tenait «rigoureusement» aux côtés de l’Arabie saoudite contre toutes les menaces à la sécurité et aux infrastructures du pays.

Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que l'incident est une «attaque lâche» et qu’il a entièrement confiance dans «les mesures prises par les autorités néerlandaises pour démasquer les auteurs».

L'Arabie saoudite a remercié les autorités néerlandaises pour leur réaction, tout en exhortant les Saoudiens qui se trouvent aux Pays-Bas à redoubler de vigilance.

Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué qu'il prend la fusillade «extrêmement au sérieux» et qu’il est en contact avec les autorités saoudiennes à ce sujet.

Un nombre de douilles de balles ont été trouvées sur les lieux, a déclaré l'agence de presse néerlandaise ANP, d’après la police.

Le Royaume a déclaré qu'il attend avec impatience les résultats de l'enquête policière pour voir les auteurs de cette attaque traduits en justice.

Les médias locaux ont montré les 20 trous de balle trouvés dans le bâtiment. La police n'a cependant pas indiqué combien de coups de feu ont été tirés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

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  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
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  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
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  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.