PARIS : Eric Ciotti, candidat à la présidence de LR, a prôné samedi une réforme des retraites à deux curseurs, laissant le choix entre un départ à 65 ans ou l'allongement de la durée de cotisation.
"Je propose un système intermédiaire qui fait jouer les deux curseurs et je laisse la liberté au futur retraité de choisir le système qui lui est le plus favorable", a avancé dans un entretien au Parisien le député des Alpes-Maritimes, qui s'est jusqu'ici prononcé en faveur d'un report de l'âge légal à 65 ans.
Il propose, afin de "sauver notre système par répartition", de fixer deux curseurs : l'âge de départ à 65 ans et l'allongement de la durée de cotisation de 43 à 45 ans.
"Pour ceux qui ont commencé à travailler très tôt, le curseur de la durée de cotisation sera le plus favorable. Mais quelqu'un qui a commencé tard a intérêt de jouer sur le curseur de l'âge légal à 65 ans", a-t-il défendu, plaidant pour la suppression des régimes spéciaux pour les entrants et pour des "mesures compensatrices pour les métiers les plus durs".
"La contrepartie, c'est que personne ne touchera des retraites en-dessous du Smic", a affirmé le député, se disant également favorable "pour les Français qui le souhaitent à une dose de capitalisation".
Une réforme des retraites, à laquelle le gouvernement devrait consacrer un projet de loi début 2023, est une demande régulière de la droite mais son périmètre divise les candidats à la présidence du parti.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau est favorable à un report de l'âge légal au moins à 64 ans, la fin des régimes spéciaux et de "nouveaux droits" pour prendre en compte la pénibilité, les carrières longues et revaloriser les petites retraites.
Le secrétaire général du parti, Aurélien Pradié, prône pour sa part une réforme prévoyant le calcul des retraites "en fonction du nombre d'années travaillées" sans reculer l'âge de départ.